Épuisement postnatal: tout ce qu’il faut savoir

Épuisement postnatal: tout ce qu'il faut savoir

Depuis que vous êtes devenue mère, vous vous sentez incroyablement fatiguée, stressée voire carrément déprimée? Il se peut que vous souffriez du syndrome de la mère épuisée, à savoir l’épuisement postnatal.

Si la maternité était un paysage, elle serait certainement plus une mer agitée qu’un lac de sérénité. Un constat d’autant plus vrai dans une société où l’on attend des mères qu’elles excellent à tous les niveaux et soient actives jusque très tard dans leur grossesse. Sans compter qu’on leur demande de reprendre rapidement le chemin du travail après leur accouchement. Une réalité pointée du doigt par Oscar Serralach – médecin australien spécialisé dans le post-partum et auteur de plusieurs livres sur le sujet -, puisqu’elle plongerait une mère sur deux dans une fatigue intense pouvant impacter sa vie durant plusieurs années.

Épuisement postnatal, le mal du siècle

C’est en ces termes que le docteur Serralach qualifie cette fatigue importante. L’épuisement postnatal trouverait sa source dans le manque de temps dont disposent les mères pour se remettre de leur grossesse et de leur accouchement, allant au-delà de leurs ressources physiques et mentales disponibles. La réalité du post-partum peut être une attaque majeure à l’équilibre corporel et psychique.

Et s’il est conseillé de prendre tout le temps nécessaire pour récupérer lors du quatrième trimestre de grossesse, cela ne va pas forcément de soi. Car la durée du congé de maternité est si peu adaptée à notre train de vie actuel que les jeunes mamans doivent souvent retourner au travail alors qu’elles sont encore sous le joug d’une grande fatigue, qui se transformera au fur et à mesure en une fatigue chronique et plus profonde, d’autant plus si le petit ne fait pas encore ses nuits.

La maternité plus lourde de nos jours qu’avant

Vous avez sans doute déjà entendu cette phrase déprimante “la maternité, c’est d’être toujours bien surchargée”. Et s’il est vrai que la parentalité implique des responsabilités, on sait que les mères d’aujourd’hui ont plus de charges et de pression que les mères d’autrefois. En ligne de mire: le modèle de couple traditionnel hétéro, qui demande d’être aux petits soins pour les enfants et le partenaire. Une réalité qui pousse nombre de femmes à se sentir au piège comme un hamster dans sa roue: courir, courir, et toujours courir. 

Une société qui en demande toujours plus…

Pour de nombreuses femmes, il est impossible de se remettre d’une grossesse en prenant du temps pour elles: il faut revenir au travail au plus vite tout en sachant qu’il leur est aussi demandé de porter sur leurs épaules la majorité de la charge mentale du foyer. Avec ces obligations, il est assez facile de comprendre pourquoi elles finissent rapidement par entrer dans le cercle vicieux de l’épuisement, voire du burn-out parental: les nuits trop courtes et les litres de café qu’elles ingurgitent pour rester debout… Si ça fonctionne, ça n’empêche pas l’effet contre-productif, puisque cela libère une hormone de stress qui fait augmenter notre taux de sucre dans le sang.

Résultat: des fringales et un niveau d’énergie qui ne fait que diminuer encore plus. Couplez cela à un équilibre alimentaire à revoir – nombre de mamans mangent à des heures irrégulières et des aliments peu riches en bons nutriments – et le manque d’exercice et vous obtenez un sentiment de profond mal-être, parfois plusieurs années après la naissance de bébé.

Êtes-vous une maman fatiguée?

Si vous reconnaissez un certain nombre de caractéristiques dans la liste ci-dessous, il se peut que vous souffriez également d’un épuisement postnatal. Et que votre enfant ait 1 an ou 10 ans n’a pas d’importance.

  • Vous avez souvent des moments de fatigue, ou d’absence, et vous vous sentez épuisée même après une nuit de sommeil.
  • Vous avez la sensation d’être constamment en train de lutter contre la fatigue, sans jamais réussir à vous reposer? Vous souffrez certainement d’hyper vigilance, un terme qui désigne quelqu’un qui est toujours dans un haut degré d’alerte. Cette attitude est généralement accompagnée par de la peur, une sensibilité accrue aux sons et à la lumière.
  • Un rien vous dépasse ou vous submerge.
  • Vous vous retournez dans votre lit sans réussir à vous endormir, et pensez à tout ce que vous avez à faire.
  • Vous avez tendance à réagir avec une sensibilité accrue, et êtes souvent irritable.
  • Votre esprit n’est pas très clair depuis votre grossesse ou votre accouchement.
  • Vous perdez souvent la mémoire et des objets.
  • Vous avez le sentiment d’avoir perdu votre libido et votre joie de vivre quelque part en chemin.

Les conséquences parfois graves de l’épuisement maternel

Elles peuvent être importantes, tant au niveau de la santé physique de la jeune maman que sur son bien-être mental: pénurie chronique de vitamines et de minéraux, risque accru de développer les maladies telles que la dépression, problèmes intestinaux, la fatigue chronique et même certaines formes de cancer. Conséquences: la jeune maman accumule fatigue, carences et finit totalement épuisée.

Les bons gestes pour lutter contre l’épuisement maternel

Si vous souffrez d’un épuisement postnatal, faites une prise de sang afin de mettre en lumière de potentielles carences, cela vous sera utile. En effet, les mères qui souffrent d’épuisement postnatal ont souvent une carence en vitamine B12, en zinc, en vitamine C, en vitamine D, en magnésium et en cuivre dans le sang. Voici d’autres gestes à mettre en place pour votre santé

  • Prendre des compléments alimentaires et accordez une attention particulière à ce que vous mangez: il est non seulement important que votre enfant mange suffisamment de légumes et de fruits, mais n’oubliez pas de faire attention à votre propre assiette. Choisissez autant que possible des produits à farine complète, des graisses saines et le petit-déjeuner avec une forte dose de protéines.
  • Évitez autant que possible le sucre, la caféine et les aliments transformés: vous en sentirez très vite les effets positifs.
  • Prendre du temps pour soi: se prioriser et s’octroyer des moments juste pour vous, chaque semaine, afin de décompresser. Allez faire une promenade, de l’exercice ou rencontrez des amis.
  • Osez demander de l’aide: prenez une baby-sitter plus souvent ou demandez à votre enfant de passer une nuit chez ses grands-parents afin que vous puissiez faire le plein de temps libre vous et votre partenaire. Prenez une aide-ménagère afin d’être moins submergée par le nettoyage et/ou faites-vous livrer les courses de la semaine pour ne pas prendre de temps au supermarché.

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