Mon pharmacien en 7 questions

Mon pharmacien en 7 questions
Que puis-je demander à mon pharmacien sans complexe? Que peut-il me proposer sans risques? Pleins feux sur une profession méconnue qui se modernise de plus en plus…

J’aimerais un médicament autre que celui prescrit par mon médecin mais avec les mêmes indications. Le pharmacien peut-il me le donner?

Non. En revanche, vous pouvez suggérer à votre médecin de réaliser une prescription en DCI ou Dénomination commune internationale, conçue par l’Organisation mondiale de la santé. Sur ce document, le médecin n’indique que la substance active. Il écrit, par exemple, acide  acétylsalicylique, sans préciser de nom, de marque ou de laboratoire.

Du coup, le pharmacien va délivrer, en fonction des desiderata de son client, la formule la moins chère, la moins sucrée, celle disponible en gélules plutôt qu’en sirop… Une bonne idée! Même si, hélas!, selon des enquêtes effectuées par la Mutualité chrétienne et Test-Achats, seuls 12 % des pharmaciens délivrent, en DCI, le médicament le moins cher. D’autre part, l’INAMI, note qu’à peine 2,4 % des médicaments vendus sont prescrits en DCI. Du coup, un appel est lancé aux médecins afin qu’ils favorisent davantage cet usage. Pour en savoir plus, surfez sur le site http://inami.fgov.be.

 

Ai-je intérêt à réclamer un générique?

Les génériques sont des copies de marques reconnues dont le brevet de protection est arrivé à expiration. Ils ressemblent aux médicaments courants, ils ont les mêmes actifs et parfois les mêmes présentations. Mais ils sont jusqu’à 30 % moins chers. Tout bénéfice pour le  consommateur…

Avis d’expert Le Pr Dr Leo Neels, directeur général de pharma.be, explique: «Sur 1 000 molécules, 60 seulement disposent d’une version générique! En Belgique, ces dernières ont d’ailleurs peu de succès. Et ce notamment parce que les laboratoires pratiquent souvent une diminution de prix des « originaux post-brevet ». Ce qui permet aux patients de continuer à bénéficier de leur traitement habituel. Un médicament vendu à 100 € en 1990 revient aujourd’hui à 58 €!» (Source: conférence Les médicaments bon marché sont-ils moins bons?, juin 2008)

 

Une préparation magistrale, ça vaut le coup?

Oui. Ces crèmes, pommades, sirops et gélules, préparés sur mesure par le pharmacien, reviennent souvent moins cher qu’une spécialité. Ici aussi, ça vaut la peine d’endiscuter avec le médecin.

 

J’achète mes dentifrices en pharmacie. Est-ce vraiment indispensable?

Si vous n’avez pas de problème particulier, c’est inutile! Et c’est aussi valable pour les tétines, biberons, crèmes de soins, shampooings et autres produits paramédicaux. Lesquels sont également disponibles en grandes surfaces ou parapharmacies, à des prix nettement plus sympas…

En revanche, les dentifrices vendus en officines sont souvent plus concentrés en fluor, les crèmes sont hypoallergéniques, etc. Et quand bébé a un souci de biberon bu trop rapidement, le pharmacien se révèle de meilleur conseil quant au choix de la tétine que la vendeuse de grande surface.

 

Mon pharmacien est-il tenu au secret professionnel?

Effectivement, comme l’ensemble des acteurs de la santé (médecins, dentistes, infirmières…). Autrement dit, tout ce qui concerne leurs patients doit rester top secret. Maintenant, la balle est aussi dans votre camp! Afin de préserver votre histoire médicale, présentez, sans citer le nom de la formule, la prescription au pharmacien. N’exposez pas vos médicaments aux regards curieux et évitez d’évoquer vos bobos devant tout le monde. Ainsi, vous participez pleinement au secret professionnel!

 

Que lit-il sur ma carte SIS?

Même si elle est pourvue d’une puce bien mystérieuse, celle-ci ne contient aucune information sur votre santé. Elle fournit d’abord des renseignements visibles inscrits sur le bout de plastique: le nom, la date de naissance, le numéro d’identification à la Sécurité sociale… Et d’autres données invisibles, contenues dans la mémoire électronique: elles ne peuvent être lues que par les professionnels de la santé disposant d’un appareil ad hoc: ce sont le numéro de la mutualité, les dates durant lesquelles vous avez droit au remboursement, le droit aux statuts du tiers payant, etc.

 

Le pharmacien réalise-t-il aussi des dépistages?

La majorité des pharmacies disposent habituellement d’une balance, d’un tensiomètre, d’une toise. Jusqu’à la fin du mois de septembre, une nouvelle campagne est organisée dans les pharmacies indépendantes Iasis: on peut y évaluer son risque de diabète de type 2! Une bonne initiative quand on sait qu’un Belge sur 20 est atteint de diabète mais qu’un sur deux ignore l’existence de sa maladie, laquelle se développe à bas bruit. En pratique, chaque client (s’il le désire!) remplit gratuitement un questionnaire reprenant 8 questions. Si

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Attendez le prochain article de Femmes d’Aujourd’hui, il en vaut vraiment la peine :)