Testé: l’autohypnose, pour dormir sans médicaments. Ça marche!!!

Testé: l'autohypnose, pour dormir sans médicaments. Ça marche!!!
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Dans le rythme de nos vies trépidantes, comment se ressourcer naturellement quand tout nous invite à empiler les activités jusque sur l’oreiller? Voici quelques pistes pour dormir sur nos deux oreilles. Notre testeuse est enchantée par l’autohypnose

 

Témoignage: ne pas me réveiller épuisée a changé ma vie

La testeuse Aude, 39 ans, un enfant, un job stressant dans le secteur bancaire comme content manager.

Son profil «Je n’ai jamais dormi plus de sept heures d’affilée. Ma mère ne m’a jamais laissé faire de grasse matinée. Elle me répétait: ‘On ne traîne pas au lit.’ J’ai intégré que le sommeil est une paresse, une faiblesse. Même en vacances, je n’ai jamais été capable de faire une sieste. Résultat: un état de fatigue permanent. Au fil des années, cette fatigue accumulée a commencé à marquer ma créativité, mon humeur. J’étais irascible, il fallait toujours que tout aille très vite. J’ai demandé à mon mari de faire chambre à part: chacun de ses mouvements me réveillait. Il y a deux ans, j’ai commencé à prendre des anxiolytiques avant de dormir. Non pour calmer des angoisses, mais pour obliger mon cerveau à ralentir.»

Aude a testé différents coups de pouce à l’endormissement

dormir

Les huiles essentielles «Sommeil Détente de Puressentiel et Spray Sommeil Relaxation de Pranarom sont des sprays à vaporiser sur l’oreiller et dans la chambre. Je n’ai pas aimé l’odeur, beaucoup trop présente. Je m’attendais à des parfums plus doux, à de la lavande… Et ça ne m’a pas calmée!»

Les comprimés «Sommeil de Puressentiel et Sleep & Go d’Ortis sont des compléments alimentaires. Cela n’a pas suffi pour m’endormir, mais c’était pas mal pendant l’après-midi, en cas de coup de stress: le simple fait d’avaler une gélule m’a calmée. Je pense que ça peut aider à améliorer le sommeil de ceux qui n’ont pas de gros problèmes.»

• Les gouttes «J’ai aimé le rituel du Pack Jour & Nuit d’Herbal Gem. Ça a un petit côté ‘potion magique’. Mais pour ce qui était de m’endormir, c’était insuffisant.»

L’autohypnose fut une révélation

«Pour moi, ce fut une révélation. Je suis arrivée à l’Institut de Nouvelle Hypnose sans trop y croire: je suis toujours dans un état d’hyper contrôle, l’idée de lâcher prise face à un inconnu qui pourrait d’une manière ou d’une autre ‘entrer dans mon esprit’ me faisait peur. Mais le thérapeute m’a rassurée: en autohypnose, il n’est pas question de ça. On apprend plutôt à puiser dans ses propres ressources des solutions pour vivre en équilibre, et on peut entrer et sortir de l’état de conscience modifiée à sa guise. L’idée était d’éteindre mon hypervigilance, pour retrouver une sécurité psychologique et physiologique.»

Comment ça marche? «Je me suis allongée dans un canapé, et j’ai remarqué un point noir sur le plafond blanc. À l’invitation du thérapeute, j’ai fixé toute mon attention sur ce point, et il a commencé à me parler, d’une voix calme et monocorde. Au début, j’étais à la frontière du fou rire. Je luttais, toujours en contrôle permanent. Puis il a commencé à me parler de mes paupières, à me décrire très concrètement mes réactions physiques et physiologiques. Mon esprit d’analyse ne trouvait rien pour contrer cet état de fait. Je pouvais rouvrir les yeux quand je le voulais. Progressivement, il m’a guidée vers le sommeil. Après un moment, il m’a donné l’autorisation d’émerger. Mon cerveau a immédiatement repris le contrôle. Pour la toute première fois de ma vie, j’avais envie de rester plongée dans le silence, sans aucune stimulation auditive ou visuelle. En rentrant chez moi, j’ai décidé d’arrêter les écrans et le casque, de ‘protéger ma production de mélatonine’. J’ai ENFIN accepté de dormir! Chaque soir, je me remémore les points forts de la séance: ‘Je me sens bien, c’est bon de dormir, je me sens si bien dans mon lit.’ Ça peut paraître cliché, mais ça marche. Depuis, je dors naturellement. À ma grande stupéfaction. »

Les explications du spécialiste

L’éclairage d’Eric Mairlot, neuropsychiatre et hypnothérapeute

• Forcer les actions spontanées du corps ne sert à rien . De même qu’on ne peut pas s’obliger à rire, on ne peut pas s’astreindre à s’endormir. On stresse, et on obtient l’inverse de l’effet escompté.

Si on est excité par une activité, inutile de tenter de s’endormir à tout prix: autant prévoir autre chose pour la soirée, et assumer que ce n’est pas le moment pour le sommeil.

Via l’autohypnose, on peut construire une image de sécurité dans le sommeil. Dans le lit, on fixe un point, et par un processus de clignement très lent des paupières, on entre dans un état de conscience modifiée. Il faut se concentrer sur des sensations agréables: les clignements, la lourdeur des paupières, l’idée que les yeux sont protégés, qu’on plonge dans un sommeil protecteur.

20 minutes d’autohypnose pendant la journée équivalent à deux heures de sommeil nocturne. C’est une méthode de sommeil naturel pour éponger sa fatigue. Quand on maîtrise ces pauses bienfaisantes, le cercle devient vertueux: l’endormissement du soir, dédramatisé, devient de plus en plus facile.

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Attendez le prochain article de Femmes d’Aujourd’hui, il en vaut vraiment la peine :)