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Les 11 polluants à éviter dans une chambre d’enfant

Peinture avec solvants, meubles en aggloméré, jouets en plastique… La chambre des enfants abrite un cocktail impressionnant de polluants. Des substances toxiques d’autant plus dangereuses que les petits y sont plus sensibles que les adultes.

Avec un métabolisme plus rapide, une consommation d’air, d’eau et de nourriture plus élevée que les adultes proportionnellement à leurs poids et un contact rapproché avec le sol et ses poussières, les enfants absorbent davantage de substances toxiques. D’autant que leur système immunitaire n’est pas suffisamment développé pour les éliminer.

Les polluants à éviter dans une chambre d’enfant

Quand on sait que les jouets en plastique, généreusement mâchouillés et triturés, contiennent des phtalates (perturbateurs endocriniens), que les meubles en aggloméré renferment des colles et des solvants qui diffusent du formaldéhyde (cancérigène) et que les peintures dégagent des polluants volatils (allergisants, irritants et cancérigènes), on comprend mieux pourquoi il faut redoubler d’attention avec tout ce qu’on met dans une chambre d’enfant!

1. Le tabac

Faut-il encore le rappeler? C’est l’un des plus gros polluants de l’air intérieur! Ne fumez jamais en présence des enfants et éloignez à tout prix la fumée de cigarette de leurs chambres.

2. La poussière qui agglomère les polluants

Parce qu’elle retient la saleté, les acariens, les pollens mais aussi les autres polluants lourds qui ne sont pas volatils comme les pesticides, les phtalates et les retardateurs de flamme, elle doit être combattue. Des systèmes de rangements fermés et une bonne organisation éviteront que des nids de poussières se forment dans le bazar. Il faut aussi veiller à passer régulièrement l’aspirateur sous le lit et derrière les rideaux et à entretenir les différents textiles (matelas, linge de lit, tapis et peluches). Pour cette même raison, on évite donc les tapis et la moquette.

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3. Les solvants contenus dans les peintures

Bébé arrive bientôt et on repeint sa chambre? Un grand classique… et une très mauvaise idée! Les peintures conventionnelles contiennent des solvants qui émettent dans l’air des composés organiques volatiles (COV) nocifs pour la santé plusieurs mois après la pose. Pareil pour les papiers peints dont les encres et les colles utilisées pour les fixer au mur peuvent être toxiques. Premièrement, on choisit donc une peinture avec un label écologique, sans acrylique et la plus naturelle possible (à base d’eau, de pigments naturels, de chaux, de caséine, etc.). Bon à savoir: les produits de décoration et de construction sont soumis à un étiquetage qui évalue le niveau d’émission des polluants volatils (préférez les produits étiquetés A+). Ensuite, on veille à bien décaper le mur en enlevant les anciens résidus de peinture ou de colle avant de repeindre. Et dans tous les cas, on aère abondamment et on attend au moins un mois, au mieux trois avant d’installer bébé dans la chambre repeinte.

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4. Le vernis des parquets et les plastifiants des sols en PVC

Comme les petits passent leur vie à ramper par terre, on évite les revêtements en PVC bourrés de plastifiants comme les phtalates, les parquets en laminés dans lesquels on retrouve du formaldéhyde et la moquette qui, en plus de retenir la poussière, est souvent traitée avec des produits toxiques anti-mites, anti-feu et anti-taches. Idéalement, on opte pour un sol lisse et naturel (parquet, carrelage, linoléum naturel) ou pourquoi pas pour un revêtement en liège, qui a l’avantage d’amortir les sons et les coups en plus d’être naturel. Si le sol est en bois, traitez-le avec des huiles ou des cires naturelles. “Dans notre dernière étude, on a constaté que l’une des sources importantes de pollution dans la chambre de l’enfant était le vernis appliqué sur le bois”, relève Elisabeth Ruffinengo, responsable des projets santé-environnement pour WECF, une ONG qui a développé une série de guides thématiques pour informer les parents sur les substances chimiques et pollutions à éviter pour préserver la santé de l’enfant.

5. Le formaldéhyde des meubles neufs en aggloméré

Même si le mobilier pour enfants a fait des progrès ces dernières années pour limiter leur émission de formaldéhyde (un gaz irritant, allergisant et cancérigène), la précaution est toujours de mise. “Contrairement aux peintures et aux matériaux de construction, les meubles ne sont pas soumis aux mêmes règles d’étiquetage indiquant les émissions de composés organiques volatils (COV). Il est dès lors difficile de savoir toutes les substances qu’ils contiennent. En outre, les parties textiles du mobilier sont moins bien réglementées que les vêtements destinés à être portés à même la peau”, explique Elisabeth Ruffinengo. Dans tous les cas, on évite l’aggloméré, le contreplaqué et le plastique qui dégagent des COV lorsqu’ils sont neufs. Le mieux: des meubles en bois massif, brut et non traité ou des meubles seconde-main qui ont déjà rejeté leurs substances toxiques dans une vie antérieure. “Attention toutefois si on veut remettre en état un meuble, il faut rester vigilant avec les peintures, colles, lasures et vernis qui concentrent des solvants”, prévient Elisabeth Ruffinengo. Et comme toujours, on pense à bien déballer les meubles neufs et à les aérer avant de les installer dans la chambre des enfants.

6. Les phtalates des jouets en plastique

18kg. C’est la quantité moyenne de jouets en plastique que des chercheurs danois ont trouvé chez des enfants, selon une étude publiée en février dernier. Ce matériau complexe composé de plusieurs substances pose problème dans la mesure où les enfants ont tendance à les mettre en bouche. S’il peut être intéressant d’acheter des meubles de seconde main parce qu’ils dégagent moins de polluants volatils, il vaut mieux éviter les vieux jouets en plastique qui ne répondent plus aux normes actuelles. De l’autre côté, dans un rapport publié en 2018, l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a découvert que 20% des jouets contiennent encore des phtalates interdits (DEHP, DBP, BBP) ainsi que d’autres substances toxiques (naphtalène, colorants, nitrosamines). Que faire alors? “Moins mais mieux, c’est notre devise. Pour éviter un cocktail de substances toxiques, la seule solution c’est de simplement limiter le nombre d’objets dans une chambre d’enfant”, conseille Elisabeth Ruffinengo. D’ailleurs, moins il y a de jouets et plus les enfants les apprécient! Pour s’assurer qu’ils respectent un max les normes en vigueur, privilégiez les jouets de fabrication européenne et évitez ceux vendus en ligne ou trop bon marché. Concernant les matériaux, au plastique souple préférez le plastique dur, plus stable chimiquement. Enfin, le bois n’est pas sans danger puisque la question du vernis et des colles se posera toujours. Dans tous les cas, prenez soin de toujours nettoyer les jouets et de les aérer après achat.

7. Les produits d’entretien toxiques

Les produits d’entretien figurent parmi les plus gros pollueurs des intérieurs. La chambre d’enfant n’échappe donc pas aux précautions à prendre en la matière! Comme pour toute la maison, on mise sur des produits naturels comme de l’eau chaude, du savon noir, du vinaigre blanc et du bicarbonate de soude. D’ailleurs, inutile de désinfecter à l’eau de Javel, un simple nettoyage à l’eau savonneuse suffit. On passe aussi régulièrement l’aspirateur (muni d’un filtre H.E.P.A) et sur les objets une microfibre qui capture bien la poussière au lieu du plumeau qui la disperse. Et même si elles sont naturelles, on oublie les huiles essentielles qui peuvent être très irritantes pour la peau et les voies respiratoires!

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8. La moisissure

Pour éviter la formation de moisissures, toxiques pour la santé respiratoire des enfants, il faut lutter contre l’humidité (elle doit rester comprise entre 40 à 60%). On traque donc les problèmes de fuite, d’inondation  et de condensation. On chauffe suffisamment en hiver (entre 19 et 21°C ) et on aère, encore et toujours.

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9. Les parfums

Inutile de préciser qu’il faut bannir tout ce qui est parfumé: les jeux, les objets et les doudous avec des senteurs, les bougies parfumées, les parfums d’intérieur, les encens, les vaporisateurs et diffuseurs anti-moustiques, etc. Les parfums sont allergisants, irritants pour les voies respiratoires et peuvent contenir des substances cancérigènes comme le benzène.

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10. Les ondes

Autre sujet sensible: les ondes électromagnétiques. Les barrières de protection du corps des enfants étant encore en formation, les ondes atteignent plus facilement les organes. Mais comme on ne connaît pas encore bien leurs effets, il vaut mieux appliquer le principe de précaution: on limite autant que possible toutes les installations électriques dans la chambre des enfants, “en particulier le Wi-Fi et ses relais, sans oublier tout ce qui utilise des lumières LED (la lumière bleue est mauvaise pour les yeux des enfants)”, précise Elisabeth Ruffinengo. Pour le baby-phone, préférez un modèle qui se déclenche automatiquement à la voix et évitez de le mettre juste à côté de la tête de bébé (placez-le à au moins un mètre de lui).

11. Le polyuréthane dans les mousses de literie

Les bébés et les enfants passent la majeure partie de leurs temps à dormir. Évitez donc les matelas en mousse polyuréthane qui dégage des COV et préférez les matériaux naturels (laine, coton, crin, coco, Tencel, latex naturel, bambou) et porteurs du label Öko Tex. Pareil pour le linge de lit qu’on choisit le plus naturel possible pour éviter les teintures chimiques et les traitements anti-acariens qui sont toxiques.

Les bons gestes à adopter

  • Aérez quotidiennement la chambre des enfants et encore plus en cas de nettoyage, d’activités de bricolage ou s’il y a des nouveaux objets.
  • Lavez avec un détergent naturel tous les nouveaux objets destinés aux jeunes enfants: jouets, vêtements, draps, etc.
  • Pour l’achat des jouets et des textiles, fiez-vous à des labels écologiques: EU Écolabel, NF Environnement, Spiel Gut, Gots, etc.

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Plus d’infos:

Pour un air plus sain à la maison

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