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Témoignages: “Je m’organise pour un reconfinement”

Ils ont manqué d’air, d’espace, de farine de blé… lors du confinement dernier. Mais on ne les y reprendra plus! Pour vivre heureux cloîtrés, ces Belges ont rempli leurs caddies et casté leur +1. Ou presque.

Loin de nous l’idée d’être alarmistes, mais… l’Irlande reconfine sa population ce mercredi 21 octobre à minuit, pour six semaines. Le pays sera le premier d’Europe à repasser par la case maison pour endiguer l’épidémie de Covid-19. Un scénario qui n’épargnera pas la Belgique, disent les citoyens les plus pessimistes (ou réalistes, c’est selon). Ils sont d’ailleurs plusieurs à avoir mis des stratégies en place pour vivre un reconfinement serein. La vie en autarcie, oui, mais plus à n’importe quel prix!

Occuper les enfants

Stéphanie, 42 ans, ne s’en cache pas: le confinement a usé ses nerfs. Maman de trois enfants, elle n’envisage plus de faire école à la maison tout en maintenant son job à temps plein, question de santé mentale. “Mon mari et moi sommes en train de chercher des solutions de baby-sitting au cas où les enfants ne pourraient plus aller à l’école (ou plus tous les jours). Si on ne trouve pas de plan magique, on envisage clairement de prendre un ‘mi-temps Corona’ pour travailler moins et s’occuper d’eux. On est sortis KO du premier round”. 

Ce qui a poussé Stéphanie à se mettre en quête d’une solution de garde, c’est ce parfum de reconfinement qu’a soufflé l’école de son aînée: “L’école a d’ores et déjà envoyé un document présentant l’hybridation des cours et comment l’enseignement sera dispensé si reconfinement il y a”. L’établissement où est scolarisée sa deuxième fille se fournit actuellement en PC à prêter aux enfants qui n’en auraient pas pour qu’ils puissent suivre les cours en ligne. “À la maison, nous avons investi dans une deuxième tablette, en prévision de…”, poursuit Stéphanie. Pour garder la tête hors de l’eau face à cette deuxième vague, cette maman et journaliste se prépare sur d’autres fronts: “Je prends de l’avance dans mes papiers car je sais que travailler dans le chaos, c’est peine perdue. Et, qu’on se le dise, je vais aller dévaliser Picard”.

Quitter la ville

Papa d’un petit garçon, Gaston, 42 ans, a adoré confiner avec sa compagne et son bébé mais il n’est pas prêt à hiberner à Bruxelles une seconde fois. “On a la chance d’avoir une maison de famille en Ardenne. J’ai demandé à mes parents s’ils comptaient s’y réinstaller dans le cas d’un reconfinement et si, dans la négative, je pouvais prendre leur place. Je sais, c’est un luxe, mais pour tenir le coup cette fois, j’aurai besoin d’une grande maison, de calme et de balades en forêt”.

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Fuir les magasins

Charline, 30 ans, le confesse, sourire en coin: elle vient d’acheter un petit stock de papier toilette. “Quand le confinement a démarré en mars, je n’avais plus fait de courses de ménage depuis un mois. Il a fallu remplir les placards au moment où les rayons étaient vides et j’ai notamment dû pousser la porte de trois magasins pour trouver du papier toilette. On ne m’aura pas deux fois!”

Même démarche pour Lucie, 35 ans, qui, sic, n’est pas du genre organisée en cuisine: “Je fais mes courses au petit bonheur la chance, jamais de batch cooking… Mais ici, j’ai revu ma façon de procéder. Ma mission du week-end, c’est d’acheter des caisses de légumes, et de me mettre aux fourneaux pour préparer des soupes, des sauces, une ratatouille, une bolo… Ça me sauvera si l’on ne peut plus faire ses courses comme on l’entend ou que les supermarchés sont pris d’assaut”.

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S’équiper pour mieux cocooner

C’est le manque de confort qui a rendu la vie dure à Justine, 29 ans, en avril et mai derniers. Sans terrasse, ni jardin, elle avait pris l’habitude de prendre l’air dans les parcs et de se balader à vélo régulièrement, “mais c’était pénible de ne pas être bien chez moi”. Célibataire, la jeune femme vient d’investir dans un bon vidéoprojecteur: “L’air de rien, ça me rassure de savoir que je vais pouvoir faire des soirées cinéma de qualité avec une grosse couette et des pop corns!”

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Dompter la solitude

Lola, 27 ans, est en processus d’adoption d’un bouledogue français. “Ce n’est pas un coup de tête, je veux un chien depuis des années, j’ai grandi entourée d’animaux. La bulle sociale se réduisant et l’idée de me retrouver à nouveau seule dans mon appartement a accéléré les choses. Pour moi, un animal est une vraie présence!”

Pour Marine, 25 ans, la fermeture des restaurants et le télétravail obligatoire annoncés le 16 octobre dernier n’augurent rien de bon, alors elle s’active: “Je cherche une colocation à Bruxelles depuis quelques semaines, mais là, je mets le paquet pour trouver. Vivre seule pendant des semaines peut clairement me miner le moral. Je veux déménager de mon studio au plus vite!”

“Je serais même prête à mettre une annonce”, nous confie Aurélie, 34 ans. Elle plaisante sur la forme mais pas sur le fond. Célibataire et à la recherche d’un emploi, Aurélie, originaire du Brabant wallon, a passé le confinement seule dans le duplex qu’elle loue. Et l’isolement l’a parfois minée. “Si on devait revivre ça, je sonderais autour de moi pour trouver un +1 avec qui m’isoler”.

Vous vous êtes exprimés sur Facebook

“7 Belges sur 10 se disent pour un retour forcé à la maison”, révélait un sondage réalisé par nos confrères de La DH, ce 20 octobre. Que vous soyez en faveur ou non de la mesure, vous êtes quelques-uns à vous être organisés. Sur Facebook, Virginie, artisan, nous raconte ce qu’elle a mis en place pour vendre ses créations: “Je prépare une vente virtuelle, j’ai développé mon site et je pense à un plan B quant à la suppression des marchés de Noël”. Mickael, lui, a fait des réserves et n’en rougit pas: “Ma fille est extrêmement intolérante au lactose. J’ai dû adapter son alimentation pendant trois mois au printemps dernier, faute de stock de lait adapté, alors oui, chaque semaine j’achète six litres en plus pour ne pas devoir revivre ça. Les personnes à blâmer ne sont pas celles qui prévoient un stock alors que les rayons sont pleins…”

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Quitte à hiberner, faisons-le bien…

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