L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Voir le contenu », vous acceptez les cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.
Voir le contenu
Getty images

Cure détox: 7 questions à une naturopathe

Le printemps et l’été sont des saisons parfaites pour commencer une détox! Karin Schepens, naturopathe, nous explique l’intérêt d’une telle cure. 

La détox connaît un franc succès depuis une dizaine d’années déjà, et elle a connu son heure de gloire durant la crise sanitaire aussi. Il faut dire que le surmenage et le stress provoqué par l’épidémie ont souligné chez beaucoup de Belges le besoin de re(faire) le plein d’énergie via leur alimentation. Une pratique extrêmement bénéfique selon Karine Schepens, naturopathe à Bruxelles. “Lorsqu’on entame une détox, on le fait dans un but clair: nettoyer son corps afin qu’il élimine des excès mais aussi les toxines, et ainsi retrouver une meilleure énergie et une meilleure santé. C’est notre foie qui est en ligne de mire, puisque son rôle est de filtrer le sang et de capturer les toxines qu’on accumule”.

Pourquoi et pour qui est-ce utile?

1. En quoi est-ce vraiment utile d’entamer une détox?

“Repensons à la médecine d’Hippocrate et à sa théorie des humeurs: notre santé dépend
 de la composition du terrain humoral (sang, bile, lymphe) de l’organisme. S’il est encombré, que l’élimination des déchets métaboliques ne se fait pas suffisamment, des troubles apparaîtront inévitablement (douleurs, problèmes de peau, fatigue, etc.)”.

2. Quelle hygiène de vie pendant la détox?

“La détox aide, d’une part, à éliminer les déchets métaboliques (acides urique 
et lactique, cholestérol…) et, d’autre part, à évacuer les substances exogènes et toxiques comme les polluants (métaux lourds, additifs alimentaires, pesticides…). En mangeant moins 
et mieux, en oxygénant notre corps par la respiration et l’exercice physique, on lui donne un fameux coup de pouce. Mais une cure détox n’est pas magique non plus! Pour préserver 
et augmenter son capital vital, c’est tout au long de l’année qu’il convient de veiller à son organisme grâce à une bonne hygiène de vie. Les points importants sont l’hydratation (1,5 à 2 litre d’eau peu minéralisée, filtrée si possible par jour), l’oxygénation (promenade en forêt, par exemple), la relaxation, le sommeil de qualité, l’activité physique et une alimentation légère”.

3. Vous préconisez une alimentation crue. Quand on a les intestins fragiles, c’est permis?

“Opter pour 50% d’aliments cuits à basse température (cuisson vapeur, four à 90°C, mijoté à petit feu) et 50% d’aliments crus est un bon compromis”.

On s’y met quand?

4. Pourquoi faire une détox au printemps ou en été?

“Parce que notre métabolisme fonctionne au rythme des saisons: le printemps débute lorsque les graines commencent à germer, les bourgeons à s’ouvrir, les jours à rallonger. Elle apporte une énergie de renouveau auquel notre corps est très sensible. En été, la nature est florissante, pleine d’énergie… et notre corps aussi. C’est donc des moments parfaits pour entamer une détox. Cette vision nous vient de la médecine chinoise conventionnelle ainsi que de celle d’Hippocrate, qui part du principe que nous faisons partie intégrante de la nature”.

5. Vous êtes adepte du jeûne intermittent…

“L’objectif est de laisser nos organes digestifs au repos pendant 16 heures. Grâce à cette pratique, on repère la vraie faim et on supprime plus facilement les grignotages. On se débarrasse de l’hypoglycémie réactionnelle, ce fameux coup de pompe de 11h qui appelle un petit café bien sucré accompagné d’une barre chocolatée. Cela met le pancréas au repos et évite les risques de diabète de type II et d’insulino-résistance. Et, cerise sur
 le gâteau, cela permet de perdre les kilos superflus. Il y a plusieurs manières de le pratiquer: on peut dîner vers 19h-20h et recommencer à s’alimenter le lendemain vers 12h-13h ou supprimer le repas du soir et garder le petit-déjeuner, par exemple”.

On arrête quoi? Le gluten, le café?

6. Les naturopathes n’aiment pas le café, dont la science a pourtant montré de nombreux bienfaits…

“Le café est un excitant et acidifie l’organisme. Une tasse de café consommée demande deux verres d’eau. Il est à déconseiller lors d’une cure, mais le reste du temps, prendre son petit café le matin au réveil n’est pas un souci selon moi. Il existe aussi des alternatives au café, le “lait d’or” à base de curcuma, par exemple, qui est une boisson végétale énergisante et détoxifiante, réputée en alimentation ayurvédique, très goûteuse et facile à préparer”.

Lire aussi: J’ai testé: une semaine sans café

7. C’est pareil avec le gluten?

“Le gluten est une protéine du blé avérée pro-inflammatoire pour la muqueuse intestinale de beaucoup de personnes s’il est consommé en excès, car le blé n’est plus celui d’antan. Je conseille donc de consommer un blé biologique avec modération et de choisir les variétés telles l’épeautre, le petit épeautre, le kamut, des blés qui n’ont pas été modifiés, ou encore les farines sans gluten. Et de privilégier les aliments et céréales sans gluten comme le riz, le millet, le quinoa, le sarrasin”.

Vous êtes à la recherche de recettes sucrées sans gluten ni lactose? Rendez-vous sur notre site Délices!

Pour aller plus loin dans votre réflexion

  • Le livre Soyez acteur de votre santé de Karin Schepens, naturopathe, conseillère en nutrition et hygiène vitale est disponible aux Éditions Racine.
  • Pour vous faire accompagner lors d’une cure détox, vous pouvez contacter un naturopathe de votre région, via le site unb.be.

Texte: Anne Deflandre

Ceci devrait également vous intéresser

Vous ne voulez rien louper de nos news mode, beauté, déco, voyages? Vous cherchez des conseils psycho, sexo, santé pour être au top en tant que femme et/ou que maman? Suivez-nous sur Facebook et Instagram et inscrivez-vous à notre newsletter.