L’aster, star de l’automne

© Shutterstock

Non, la fin de l’été n’engendre pas la mélancolie! Au jardin, c’est la fête des asters. Festival de couleurs et spectacle assuré au cœur de l’automne.

3 bonnes raisons de planter des asters

  • Même si certaines espèces fleurissent au printemps et en été, les asters sont avant tout les stars de l’automne. Ils explosent en bouquets d’étoiles colorées ou en coussins brodés de marguerites aux teintes superbes.
  • Tous constituent une source providentielle de nectar, attirant un ballet incessant de papillons et autres insectes butineurs.
  • Coté mise en scène, ils se prêtent à toutes les audaces. Flirt léger avec les panaches blonds des graminées, duos de charme avec les chrysanthèmes, mariage chic avec les élégantes anémones du Japon ou union classique avec le dahlia, tout est possible.

Voici des suggestions pour vous aider à faire votre choix parmi les dizaines d’espèces et les centaines d’hybrides d’apparences extrêmement variées. C’est un peu long, mais, quand on aime, on ne compte pas… Un conseil: même si vous n’avez pas l’intention d’en planter cette année, allez repérer ceux qui vous plaisent quand ils sont en fleurs.

 

Quelques coups de cœur dans les classiques

Aster amellus

Estival, l’aster amellus, appelé aussi «œil de Christ”  à cause de son cœur jaune un peu voyant, fait la jonction avec les espèces automnales. Les différents cultivars fleurissent entre juillet et fin septembre. Parfait pour ourler les massifs, il forme une plante de 50 à 60 cm aux   tiges peu solides ayant tendance à s’étaler. Peu sensible aux maladies, il croît sagement sans drageonner.

  • On aime: Ultramarine‘ (bleu foncé, changeant avantageusement des vielles variétés comme ‘Lac de Genève’ d’un bleu clair plus fade); ‘Rudolph Goethe’ (vigoureuse variété bleu violet); ‘Brillant’ (rose… brillant et à tiges se tenant bien droites) ou ‘Pink Zenith (rose pale).
  • Fleurissant un rien plus tard, l’aster hybride frikartii produit, de début août à fin septembre, une avalanche de grandes marguerites aux étroits pétales bleu mauve lumineux, superbes en compagnie de fleurs jaunes.
  • Nos préférés : ‘Munch’ (bleu mauve en août). ’Wunder von  stäfa’ (mauve lavande, en septembre).

Toujours en août-septembre, le discret Aster divaricatus épanouit de petites étoiles blanches à cœur jaune rougissant sur de fines tiges noires de 40-50 cm. Une fois défleuri, il reste intéressant par son feuillage blondissant en arrière saison.

Inratables: les grands asters

aster novi belgii

La floraison des grands asters s’étale entre fin août et fin octobre. Difficile de faire un choix tant les cultivars à fleurs simples ou doubles, hauts de 60 cm à 150 cm sont nombreux.

Vous trouverez les plus belles nuances de bleus parmi les hybrides de l’aster Novi-Belgii mais aussi du blanc, des roses, des mauves et des rouges rubis ou pourpre. Pas difficiles, ils acceptent même les terres de remblais, lourdes et compactes où ils drageonnent et se ressèment inlassablement au point de se montrer envahissants. Leur seul défaut: certaines variétés sont sensibles à l’oïdium, qui poudre de blanc leur feuillage vert foncé tout en ne les empêchant pas de fleurir généreusement.

  • Notre conseil : si vous ne voulez pas être rapidement envahie, gardez-les en liberté contrôlée. Divisez-les tous les deux-trois ans et supprimez rapidement les fleurs fanées mais cela vous privera du plaisir de découvrir de nouvelles plantes.
  • On aime:Fellowship’, une valeur sûre (lavande rose pâle à très grandes fleurs doubles, assez résistant à l’oïdium); ‘White Beauty’ (100 cm, à grandes fleurs de 6 cm de diamètre d’un blanc pur); ‘Eventide’ (80 cm,  doubles, violet profond); ‘Patricia Ballard’ (90cm, rose mauve intense): ‘Royal rubis’ (90 cm, rouge rubis  brillant); ‘Climax’ (130 cm, bleu lavande lumineux, un des derniers à fleurir, fin septembre).
  • Tout aussi florifères quoique moins envahissants, les asters novae-angliae   s’en différencient essentiellement par leur feuillage  plus clair et duveteux. Avec, en prime, une splendide gamme de coloris: du blanc, des roses délicats, du rouge rutilant ou du rubis profond, des violet intenses… Encore un bon point pour eux, ils sont insensibles à l’oïdium et ont moins tendance à se ressemer que leur cousin.
  • On apprécie particulièrement : le  flamboyant ’Andenken an Alma Pötchke’ (100 cm, un nom impossible pour un aster  rouge clair très lumineux, presque fluorescent, un plan antimorosité à lui seul)! A utiliser avec des plantes argentées, blanches ou pourpre pour tempérer son coloris un peu bling bling.  Et aussi: ‘Harrington Pink’ (rose frais); ‘ September Rubis’ (130 cm, rubis profond);  ‘Violetta’ (150 cm, violet profond).

aster laevis

  • Enfin, les grandes marguerites lilas de l’Aster laevis assurent le spectacle en septembre-octobre. Aussi facile à cultiver que les deux précédents, ce géant forme de larges touffes solides, dépassant allègrement les 150 cm, avec une propension au semis naturel qui n’a rien à envier à l’aster novi-belgii.
  • La variété ‘Calliope’ (170 cm) produit de grandes  marguerites lavande contrastant avec les tiges noire et le feuillage vert foncé à nervures pourpre.

N’oubliez pas de les rabattre

Les grands asters ont un port un peu raide et risquent de s’écrouler au moindre souffle de vent. Pour éviter de fastidieuses corvées de tuteurage, rabattez-les de moitié entre fin mai  et  la mi juin, vous obtiendrez des touffes plus compactes qui se tiendront mieux.

Faciles à caser: les asters nains

Merveilleuses plantes de bordure, ces asters forment des touffes compactes, parfois de véritables coussins de pompons. N’excédant pas 40 cm de hauteur, ils s’étendent rapidement sans pour autant se montrer trop envahissants.

  • Parmi les plus jolis : ‘Rosenkissen’ (couvert de pompons rose tendre); ‘Jenny’ (40 cm, semi-doubles, fuchsia  vif); ‘Lilac Time’ (bleu lilacé); ‘Niobé’ (blanc) ou  ‘Victor’ (bleu pâle).

Les variétés “aériennes”…

Très différentes des variétés classiques, les fleurettes aux délicates teintes pastel de ces asters apportent leur grâce vaporeuse aux massifs. A peine plus exigeants sur la nature du sol – qui doit être bien drainé – que les asters classiques, ils sont aussi plus résistants à l’oïdium, véritable plaie pour certaines espèces.

Les hybrides de l’aster lateriflorus, vous étonneront  avec leur feuillage revêtant une livrée pourpre presque noire et disparaissant en septembre-octobre sous les  volutes de petites fleurs blanches à gros cœur proéminant.

  • Essayez: le sublimissime ‘lady in black’ (haut de 100 cm, à gros cœur jaune virant au grenat) ou son petit frère  ‘Prince’ (identique mais ne dépassant pas 70 cm de hauteur).aster lady in black

Cœur grenadine, l’aster laterifolius ‘Horizontalis’ est une véritable petite merveille qui mériterait d’être plus largement utilisé. Etalant ses  nombreuses ramilles à l’horizontale, ce buisson de 80 cm croule en septembre sous des milliers de petites fleurs blanc laiteux à cœur framboise.

Mousseux comme une chantilly, l’aster à feuilles de bruyère (Aster ericoïdes) et ses cultivars forment un nuage de petites fleurs blanches, roses ou mauve pâle entre mi septembre  et fin octobre.

  • Les valeurs sûres : ’White Heater’ (à fleurs blanches); ’Erlkönig’ (mauve laiteux à peine perceptible); ’Esther’  (rose pâle); ‘Blue Wonder’ (bleu) ou  ‘Lovely’ (couleur lilas).

• Encore plus aérien, l’aster pringleï ‘Monte Cassino’ évoque la gypsophile, avec son brouillard de petites fleurs blanches diaphanes. Ce très bel aster atteint 1 mètre de haut si on lui offre de bonnes conditions de culture car il est un peu capricieux mais sa beauté mérite vraiment quelques sacrifices. Il demande un sol léger et frais mais très bien drainé car il a horreur des sols lourds et humides.

Quelques conseils pour cultiver les asters

La plupart des asters sont des plantes vigoureuses et sans souci qui poussent toutes seules. Ils ne sont guère exigeants: une bonne terre de jardin, assez fraiche et pas trop lourde, et une situation ensoleillée ou mi-ombragée suffisent à leur bonheur.

1 – Au moment de la plantation, vous pouvez amender le sol avec du fumier bien décomposé, du compost ou une poignée d’engrais organique.

2 – Divisez de temps en temps les plantes pour les régénérer et, surtout, pour freiner leur exubérance naturelle et distribuez le surplus  autour de vous, c’est toujours un cadeau apprécié.

3 – Traitez préventivement les variétés sensibles à l’oïdium avec un fongicide, en même temps que vos rosiers, à deux ou trois reprises entre juin et septembre ou essayez les pulvérisations de lait écrémé sur l’oïdium déjà installé en utilisant un mélange de 8 parts d’eau pour 2 de lait.

4 – Enfin, luttez sans merci contre les limaces, leur ennemi numéro 1, en disposant des appâts au printemps, dès leur sortie de terre sous peine de voir des touffes entières disparaître.

 

Ceci pourrait également vous intéresser

 

Article précédent
Vidéo: “Freedom” de Beyoncé pour la liberté des filles
Article suivant
DIY: une alternative naturelle aux gels hydroalcooliques

Découvrez le monde animalier au parc Forestia!

Des bisons, des loups, des ours ou encore des takins: le Parc Animalier de Forestia réunit à lui seul plus de 300 animaux en semi-liberté, répartis en une trentaine d'espèces! Partez à leur découverte le temps d’une journée à travers un site unique et privilégié en pleine nature situé en Ardennes. Emerveillement garanti pour petits et grands!

€7.50 €15.50