Réseaux sociaux: les règles de bonne conduite à adopter

Réseaux sociaux: les règles de bonne conduite à adopter
© Getty Images

Pour vivre heureux en utilisant les réseaux sociaux, il est essentiel de connaître quelques règles de bonne conduite… Et de les appliquer! Voici 9 situations que vous pourriez rencontrer sur les réseaux, et nos conseils pour agir au mieux. 

“Faut-il répondre ou pas à une attaque sur Twitter?”,”Accepter une invitation de son boss sur Facebook?”… Si vous êtes une habituée des réseaux sociaux, vous vous êtes certainement posée ce genre de questions. Logique: si Facebook, Instagram ou encore Snapchat peuvent être de vrais endroits de partage, ces plateformes sont aussi des lieux où disputes et clashs arrivent très régulièrement. Plusieurs experts nous expliquent comment bien se comporter sur Internet.

Se préserver sur les réseaux sociaux: mode d’emploi

Pour être certaine d’adopter la bonne attitude sur les réseaux, un grand principe à retenir: n’y faites jamais ce que vous ne feriez pas dans la vraie vie. Voici neuf situations classiques analysées à la loupe par des experts:

J’aimerais quitter un groupe WhatsApp…

La situation: vous avez été ajoutée au groupe WhatsApp de votre belle-famille. Depuis, vous recevez les photos des petits-neveux de votre homme, toute l’organisation des 85 ans de mamy et les discussions à rallonge de belle-maman avec ses trois enfants… Et même si vous les aimez beaucoup, ces “dings” intempestifs vous rendent dingues. Tellement que vous ne rêvez que d’une chose: sortir de cette discussion virtuelle… Mais oserez-vous le très provocateur “Julie a quitté le groupe”?

Que faire? Au lieu de quitter le groupe, deux choses à faire selon Candice Vanhacht, formatrice et coach en marketing digital: soit choisir de mettre les notifications en mode silencieux (3 petits points en haut à droite), ou archiver la discussion (en cliquant longuement sur le nom du groupe), quitte à la récupérer plus tard. Attention cependant: comme vous êtes encore dans la conversation, les membres vont supposer que vous êtes au courant des informations partagées. Si le groupe a été créé pour un événement précis, vous pouvez aussi dire: “Merci pour l’invitation, je viendrai avec plaisir/pas possible pour moi ce jour-là” et ensuite le quitter.

Bonne nouvelle: WhatsApp prévoit pour bientôt – pas de date communiquée – la possibilité de quitter un groupe sur la pointe des pieds: le message “Julie a quitté le groupe” n’apparaîtra plus, seuls les administrateurs seront mis au courant de votre départ.

On m’attaque sur mon mur Facebook!

La situation: alors que vous avez partagé une actualité qui vous tient à cœur sur votre mur Facebook, l’une de vos connaissances vous attaque en bonne et due forme dans les commentaires en utilisant des arguments limite racistes… Mais qu’est-ce qui lui prend?

Que faire? Ce n’est pas un mystère: l’anonymat et la protection de l’écran ont tendance à inciter les gens à plus de dérapages. “Vous pouvez toujours masquer le message”, affirme Candice Vanhacht. Vos amis ne le verront plus, mais il apparaîtra toujours chez la personne qui l’a posté. Vous pouvez aussi envoyer un message privé à cette personne pour en discuter. En cas de propos déplacés ou racistes, vous avez le droit de demander à Facebook d’intervenir – en cliquant sur “signaler le message” ou “bloquer la personne” – voire de déposer plainte à la police”. Ceci étant dit, une enquête suisse l’a montré: pour lutter contre la haine en ligne, l’appel à l’empathie marche (un peu) mieux que l’humour ou les avertissements.

La tentation de la bonne réplique

La situation: sur Twitter, le débat est lancé sur un sujet que vous connaissez bien. Très vite, la réplique idéale surgit dans votre tête: cinglante, bien construite et avec un potentiel de répercussion important. On se met en route pour le buzz… Ou on garde son avis pour soi?

Que faire? “Pour prendre votre décision, soyez consciente avant tout de l’environnement dans lequel vous allez répondre”, nous souligne Candice Vanhacht: “Sachez que votre commentaire sera probablement public et que tout le monde pourra le lire. Essayez de ne pas vous emballer: sur les réseaux sociaux, les propos restent et risquent d’être mal interprétés ou sortis de leur contexte… Et puis, s’enliser dans un débat sans fin n’apporte jamais rien de bon. Parfois, mieux vaut tout simplement laisser tomber”. Selon des chercheurs américains, nous serions tous susceptibles de nous transformer en “trolls”: élément perturbateur sur les réseaux sociaux. Lors d’une expérience, ils ont en effet montré que les participants contrariés et exposés à des commentaires agressifs publiaient eux-mêmes des messages vindicatifs dans 68% des cas. Si vous décidez quand même de réagir, tâchez d’attaquer un contenu (et non une personne), d’apporter des preuves fiables et de rester polie et posée!

Votre ado refuse que vous le suiviez sur les réseaux

La situation: votre ado de 14 ans fait ses premiers pas sur les réseaux sociaux… Mais ne veut pas que vous le followez… “Tu comprends, m’man, ça s’rait trop la gêne si tu me suivais sur Instagram”.

Que faire? “Les jeunes ne sont pas autorisés à accéder aux réseaux sociaux avant 13 ans. Mais même s’ils ont plus de 13 ans, ils restent mineurs, et c’est encore vous le chef”, explique Candice Vanhacht. “En tant que parent, il est important d’éduquer son enfant aux dangers des réseaux sociaux, ainsi qu’à la façon d’y communiquer – ne fut-ce que pour la politesse – et pour cela, il faut que le parent connaisse non seulement les codes mais ait aussi accès à ce que son enfant y fait”. Bien sûr, inutile d’y aller frontalement – vous perdrez à coup sûr – mais pourquoi ne pas établir dès le début un contrat digital avec lui: “Je t’offre un smartphone/je t’autorise à aller sur Instagram, à condition d’être ami avec toi/d’avoir tes mots de passe. TikTok propose d’ailleurs un compte ‘famille’ où les comptes du parent et de l’enfant sont liés”. Il va de soi qu’en échange, il n’est pas question de mettre la honte à votre ado en lui demandant publiquement s’il n’a pas oublié de vider le lave-vaisselle!

Mon boss m’a envoyé une invitation

La situation: lorsque vous recevez “Boss vous a envoyé une invitation”, votre cerveau s’agite: avez-vous vraiment envie que votre supérieur voit vos photos de vacances, votre temps passé sur CandyCrush ou vos réactions épidermiques dans le groupe “Mon patron est un crétin”?

Que faire? “Refuser l’invitation? C’est délicat… Laisser l’invitation en attente comme si vous ne l’aviez pas vue? Tout aussi bizarre” selon Candice Vanhacht. “Le mieux est de l’accepter, mais de limiter au maximum, via les paramètres, les publications auxquelles il a accès. “Vous pouvez aussi lui dire gentiment que vous avez bien reçu son invitation, mais que vous avez choisi de garder votre compte privé”. D’après un sondage français Qapa/ Adecco, 64% des salariés n’accepteraient pas l’invitation de leur supérieur et 76% ne demanderaient en aucun cas à leur chef d’être leur ami sur Facebook.

Au secours, j’ai été taguée sur une photo!

La situation: la soirée d’hier restera dans les annales, c’est sûr. D’autant plus que votre amie en a publié des photos sur Instagram, n’oubliant pas de vous taguer au passage sur celle où vous avez justement des airs de Gollum… Et vous ne savez pas quoi en penser.

Que faire? “En vertu du droit à l’image, votre amie n’a pas le droit de publier une photo de vous sans votre accord. Vous avez donc tout à fait le droit de lui demander de la retirer et si elle refuse, de signaler la photo à Instagram”, précise l’experte des réseaux sociaux. “Plus discrètement, vous pouvez au moins supprimer le tag en cliquant dessus et en choisissant l’option ‘supprimer le tag’, ce qui ne supprime pas la photo pour autant”.

Je suis victime d’une revanche pornographique

La situation: votre fille de 17 ans a largué son petit ami. En représailles, celui-ci a diffusé sur Instagram un nude (photo dénudée) qu’elle lui avait envoyé dans l’intimité.

Que faire? “Il faut d’abord rappeler”, note Tessa Lentonnois, Project et Prevention Manager chez Child Focus “que le sexting (ndlr: échange de messages, photos ou vidéos sexuellement explicites par sms ou chat) fait partie d’un développement sexuel normal chez les ados. La première réaction à avoir par rapport à son enfant lorsqu’il est victime de sexting non consenti – qu’on appelle aussi revenge porn – est donc de le soutenir. Il est déjà terriblement dur de voir une photo de soi dénudée circuler sur le net et d’être trahi par quelqu’un en qui on avait confiance, inutile d’en rajouter en la culpabilisant. Au niveau technique, il est possible de signaler la vidéo à Instagram  – 3 petits points à côté de la vidéo – qui pourra la faire disparaître, même si rien ne disparaît totalement d’Internet. Pensez à faire au préalable une capture d’écran, ce qui servira de preuve pour déposer plainte auprès de la police: le revenge porn est en effet interdit par la loi depuis 2018. Pour plus d’informations et/ou un soutien psychologique, n’hésitez pas à contacter Child Focus”.

Mon fils est harcelé sur les réseaux

La situation: votre fils de 13 ans vous a avoué que l’un de ses camarades de classe se moquait régulièrement de lui dans des vidéos TikTok.

Que faire? “Les victimes de cyberharcèlement ont souvent du mal à en parler, notamment parce qu’elles ne situent pas toujours bien la frontière entre l’humour et le cyberharcèlement”, constate Tessa Lantonnois. “Il est important qu’un adulte de confiance intervienne, car ce genre de situation ne s’arrête jamais d’elle-même”. Après avoir fait une capture d’écran des messages/photos/vidéos incriminées pour avoir une preuve, signalez le compte du harceleur à TikTok afin qu’il soit bloqué, puis contactez l’école et la police. Si votre enfant est témoin de cyberharcèlement, expliquez-lui que liker ou partager les vidéos fait partie également du processus de harcèlement. Et même s’il n’est pas facile de prendre publiquement la défense du harcelé, un petit message de soutien en privé peut déjà faire énormément de bien.

Plus d’infos: sur Sosenfantsnamur.be, CRIH – sur Facebook et au 067 220 335 – ou au 103 (n° vert écoute école).

Des snaps éphémères, vraiment?

La situation: ma fille de 13 ans publie sur Snapchat des vidéos d’elle en train de danser en tenue sexy. Elle prétend que vu le caractère éphémère des vidéos, elle ne risque rien.

Que faire? “Snapchat donne un faux sentiment de protection avec ses vidéos qui disparaissent au bout de quelques secondes, mais il suffit que quelqu’un enregistre la vidéo ou fasse une capture d’écran pour que l’on perde la maîtrise de son contenu”, regrette Tessa Lantonnois. Pour la sensibiliser à cette réalité, demandez à votre fille si elle aura envie que ces vidéos ressortent quand elle aura 25 ans? Quant à cette hypersexualisation, il est utile d’en parler de façon bienveillante avec elle: pourquoi aime-t-elle publier des vidéos sexy? Cherche-t-elle une forme de valorisation? Peut-elle combler ce besoin autrement? Recevoir des likes de gens qu’elle ne connaît pas en vaut-il vraiment la peine ? “Invitez-la à régler au mieux les paramètres de confidentialité de son compte afin de choisir les personnes qui peuvent voir ses vidéos”.

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