Un test urinaire pour dépister le cancer du col de l’utérus

Un test urinaire pour dépister le cancer du col de l'utérus
Getty Images

Un test urinaire pour détecter le cancer du col de l’utérus, c’est l’étude qu’ont menée des scientifiques de l’Université de Manchester. Des recherches qui s’avèrent concluantes puisque sur 104 femmes, que ce soit par test urinaire ou frottis, les résultats de dépistage étaient les mêmes.

En Belgique, le dépistage du cancer du col de l’utérus se fait par frottis, tous les trois ans, chez le gynécologue, entre (au plus tard) 25 ans et 65 ans. Un moment pas toujours très agréable pour les femmes. Non pas que le frottis fasse mal mais parce que, la position n’est pas des plus gracieuses.

 

View this post on Instagram

 

A post shared by Lili Sohn (@lilisohn) on

Le frottis est un examen où l’on prélève des cellules superficielles du col de l’utérus pour ensuite les analyser au microscope. Le test urinaire pourrait donc éviter ce moment, que beaucoup trouvent gênant, chez le gynécologue.

45% de femmes non-dépistées en Belgique

Malgré son remboursement, « il reste 45% des femmes, en Belgique, qui ne font pas de frottis », nous précise le Pr Jean-Luc Squifflet du service gynécologique des cliniques universitaires Saint-Luc. Un test urinaire permettrait-il d’augmenter le nombre de dépistages? Pas si sûr. S’il n’y a pas plus de travail fait en amont, en terme de prévention, que ce soit un test urinaire ou un frottis, les 45% de femmes qui ne se font dépister, ne le feront pas plus.

Plus il y a de dépistages, moins il y a de cancers

Pourtant, il faudrait arriver à toucher ces 45% de femmes restantes. « Parce que les patientes qui ont un suivi régulier, par frottis, n’ont pas de cancer du col de l’utérus, elles évitent de faire cette maladie », précise le professeur. « Au plus il y a de vaccins et de frottis, au moins il y a de cancers ». Le tout est d’arriver à prévenir les personnes de l’importance du dépistage comme dans les pays Anglo-saxons et du Nord de l’Europe, qui sont davantage sur une médecine préventive. « Le plus bas taux de cancer du col de l’utérus réside en Scandinavie car 90% des femmes sont dépistées ».

Un test urinaire ne résout pas tout

Un test urinaire pourrait augmenter le taux de dépistages si des campagnes de prévention sont faites. Mais attention, faire un test toute seule, chez soi, ne résout pas tout. « Si un problème médical aigu est observé, il faut pouvoir se retourner vers quelqu’un qui nous connaît et qui nous suit, que ce soit un gynécologue ou un médecin traitant. Les patients apprécient le contact et lorsqu’une relation de confiance s’installe », précise Jean-Luc Squifflet. Et puis surtout, « si des personnes n’osent pas venir chez le gynécologue pour se faire dépister, c’est peut-être parce que les patientes ont peur, qu’elles souffrent de douleurs, de vaginisme (contraction involontaire du plancher pelvien, le muscle qui entoure le vagin lorsque qu’il y a une tentative d’insertion dans le vagin) ou qu’elles ont subi des violences et dans ces cas-là, c’est important d’avoir un suivi gynécologique, voire psychologique ».

Il faut garder à l’esprit que si les personnes viennent en consultation, elles sont déjà informées sur la vaccination et le dépistage du cancer du col de l’utérus. Et puis surtout une visite de routine chez le gynécologue, ce n’est pas uniquement pour faire un frottis, c’est également pour vérifier que tout fonctionne comme il se doit!

Plus d’infos sur le dépistage HPV: depistage.be

Ces trois articles vous intéresseront également

Pour être au courant de toutes nos astuces mode, beauté, parentalitécuisine et l’actualité, suivez-nous sur notre page Facebook, notre compte Instagram et Pinterest, ou inscrivez-vous à notre newsletter.

Continuez votre lecture ci-dessous, après la publicité

Attendez le prochain article de Femmes d’Aujourd’hui, il en vaut vraiment la peine :)