Une bonne alimentation aiderait à combattre la dépression

Une bonne alimentation aiderait à combattre la dépression
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L’intestin a un pouvoir qui a longtemps été ignoré. Pourtant, quand il fonctionne bien, il assure une bonne santé mentale. Giulia Enders, doctorante allemande en gastro-entérologie, le prouve avec son documentaire et best-seller Le charme discret de l’intestin.

Dans son livre, Giulia Enders détaille comment “des dysfonctionnements intestinaux peuvent augmenter les risques de dépression” et comment, au sens large, ils agissent sur nos humeurs par le biais de nos choix alimentaires.

Le rôle central de l’intestin

L’intestin se situe entre l’estomac et le rectum, son rôle est de digérer les aliments. Mais il est aussi l’un des principaux conseillers du cerveau (on dit de lui qu’il est le “poste de commandement”): il surveille les hormones, les globules blancs, ainsi que les millions de bactéries de l’estomac et fait remonter toutes ces informations au cerveau.

Maladies intestinales = déprime

Au fil des ans, les chercheurs se sont intéressés au rôle de l’intestin sur la santé mentale. Giulia Enders détaille que les personnes atteintes de maladies intestinales voyaient “leur risque de dépression augmenter”. Cette conclusion a pu être posée sur base d’études scientifiques réalisées sur des animaux. Des chercheurs irlandais ont notamment injecté un microbiote intestinal (ensemble de micro-organismes) issu d’un individu dépressif à une souris. L’animal a fini par adopter un comportement dépressif. Giulia Enders avance également, grâce à différentes observations, qu’une intolérance au fructose (un glucide, sous sa forme naturelle, qui se trouve dans les fruits ou dans le miel) détectée trop tardivement peut entraîner un état dépressif léger.

La malbouffe, une cause de dépression

Évidemment, il est important de garder à l’esprit qu’une dépression peut être causée par un million de facteurs. “On ne va pas guérir d’une dépression en mangeant tel ou tel aliment”, précise la médecin. Mais ce qui est certain, c’est que notre alimentation agit sur notre humeur.

En 2019, des chercheurs de l’Université d’Alabama (États-Unis) publiaient une étude qui mettait en lumière le lien entre mauvaise alimentation et santé mentale. Leur conclusion: la malbouffe peut être à l’origine des comportements dépressifs de plus en plus observés chez les adolescents en milieu urbain. Les chercheurs ont analysé l’urine de 84 jeunes et plus particulièrement la quantité de sodium et de potassium présente dans leur corps. Les jeunes susceptibles de souffrir de dépression étaient ceux avec un taux de sodium élevé et un faible taux de potassium. Or, le haut niveau de sodium indique une consommation de produits ultra-transformés, alors que la faible présence de potassium laisse penser que les ados avaient un régime pauvre en fruits et légumes.

Bonheur à court/long terme: quels aliments?

Dans nos armoires et frigos, il y a d’un côté les aliments qui nous apportent du bonheur à court terme comme les chips, les bonbons ou le chocolat. Si l’on mange des aliments gras, et cela a été prouvé sur base d’IRM, le cerveau réagit moins négativement à des images tristes, “parce que de manière générale, les réactions sont moins vives après la consommation d’aliments gras”. De l’autre côté, il y a les aliments qui ont un effet bonne humeur à long terme, comme les légumes. Une consommation importante de légumes durant deux ou trois semaines permet une amélioration de l’humeur quotidienne, car “l’intestin grêle n’absorbe pas tout dans les légumes, le reste alimente la flore du gros intestin, qui produit à son tour des substances bénéfiques, confirme la doctorante, une sorte d’effet bien-être”. Lorsque nous mangeons des aliments sains pour notre corps, le bonheur à court terme n’est pas aussi intense, mais au fil du temps, une sensation de bien-être général se fera sentir.

Comment s’alimenter pour être heureux?

Dans l’assiette, on intègre des fruits, des légumes, des céréales complètes, des protéines… les moins transformés possible. Et puis on s’octroie des plaisirs éphémères (glaces, apéros, gâteaux…) de temps en temps. On n’oublie pas de se libérer l’esprit en réalisant plusieurs séances de sport par semaine: balade à vélo, exercices de renforcement musculaire, yoga, danse… Une alimentation saine, des plaisirs exceptionnels (un fast-food une à deux fois par mois), accompagnés de sport, c’est la recette pour que votre moral ne soit presque jamais à plat.

Lire aussi: À quelle fréquence peut-on craquer pour de la malbouffe?

Plus d’infos: Giulia Enders, Le charme discret de l’intestin, Actes Sud, 21, 80€.

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