Segmenteur ou intégrateur: quel type de travailleuse êtes-vous?

Segmenteur ou intégrateur: quel type de travailleuse êtes-vous?
Unsplash © Corinne Kutz

Le télétravail gagne à nouveau du terrain, l’occasion de déterminer quel type de travailleuse vous êtes: “segmenteur” ou “intégrateur”. Vous aimez que vos missions professionnelles soient bien séparées de votre vie privée? Ou boulot et intimité peuvent-ils s’imbriquer l’un dans l’autre? On vous aide à déterminer votre type et donc vos forces et faiblesses.

Christena Nippert-Eng, Docteure en sociologie et Professeure d’informatique à l’Université de l’Indiana à Bloomington (États-Unis), a avancé la théorie selon laquelle certains travailleurs étaient “segmenteurs”, d’autres “intégrateurs”, et que d’autres encore oscillaient entre les deux. Une catégorie n’est pas meilleure qu’une autre, le tout est d’être bien dans vos baskets en fin de journée. Sachez cependant que certains métiers ne permettent pas d’être un certain type. Les métiers manuels, par exemple, empêchent souvent d’être de type intégrateur, tout comme les métiers de soin ou d’éducation.

La différence entre segmenteur et intégrateur

Pour découvrir quel profil vous correspond, découvrez ses caractéristiques:

  • Le travailleur segmenteur aime que sa vie privée et sa vie professionnelle soient indépendantes. Cela s’observe par de petits rituels: un agenda pour gérer son emploi du temps au boulot, un autre pour indiquer ses activités personnelles et/ou familiales, un ordinateur pour bosser, une tablette ou un smartphone pour les loisirs… Le segmenteur préfère également délimiter ses horaires: quand sa journée est finie, il ferme son ordinateur et prend du temps pour lui, pour sa famille, ses amis… Évidemment, il n’est pas totalement réfractaire, il accepte un appel en dehors de ses heures de travail si besoin, mais s’attend à une reconnaissance face à ces “extras”.
  • Le travailleur intégrateur aime mixer son travail et sa vie personnelle. Il organise sa journée comme bon lui semble: il travaille tôt le matin avec une pause pour luncher avec un proche et retravaille souvent le soir, voire le week-end. Il parvient à jongler entre vie privée et professionnelle sur une même journée. En choisissant ce régime de travail, ce travailleur se sent plus libre de ses choix et de son temps.
  • Le travailleur mixte. S’il est partiellement intégrateur, c’est généralement parce qu’à un moment T, cela “l’arrange” de travailler. Par exemple, s’il n’a pas eu d’autre choix que de fixer un rendez-vous médical au milieu de la journée. Il est aussi moins catégorique en ce qui concerne sa manière de travailler et accepte de répondre à des appels, même s’il n’est plus devant son ordinateur (et exceptionnellement même, au bord de la piscine). Il s’adapte facilement aux autres et à leur manière de fonctionner.

Les forces et faiblesses de chaque type

Chaque type a ses caractéristiques avec ses qualités et ses défauts:

  • Le segmenteur a comme force indéniable d’être parfaitement capable de séparer travail et vie privée. Il profite donc pleinement des deux sans que l’un n’interfère avec l’autre. Mais ce côté cadenassé ne laisse que peu de place aux imprévus: une réunion qui finit tard, un rendez-vous chez le médecin, un enfant à aller chercher plus tôt que prévu à l’école… Ces contretemps peuvent laisser place au stress.
  • Pour l’intégrateur, la flexibilité est un véritable point fort. Il jongle entre vie privée et vie professionnelle comme personne, avec une organisation rodée. Mais attention si l’organisation fait défaut: la vie professionnelle peut alors facilement déborder sur la vie privée. Pour être un bon intégrateur, il faut un horaire flexible, d’accord, mais surtout beaucoup de rigueur. Lorsqu’il évolue dans sa sphère privée, même si ce n’est que pour deux heures, ce type devra se forcer à être pleinement dédié à sa tâche.
  • La force principale du type mixte est sa capacité d’adaptation. S’il évolue selon ce type parce qu’il en est pleinement satisfait, c’est le bien-être assuré. Si c’est pour se plier aux attentes d’un supérieur, par exemple, là, il y a danger.

Quelle travailleuse êtes-vous?

Vous vous demandez dans quelle catégorie vous vous situez? Prenez des notes sur votre façon de fonctionner durant une semaine. Notez vos périodes de travail, de pauses, si vous aimez quand les choses sont cloisonnées ou si à l’inverse, luncher en répondant à vos mails ne vous pose aucun souci.

Si vous vous rendez compte que vous délimitez naturellement votre temps de travail et votre vie privée, vous êtes plutôt segmenteur. Vous partez bouquiner quelques instants avant de vous replonger dans le travail en début d’après-midi, quitte à finir plus tard? Vous êtes de type intégrateur.

Plus d’intégrateurs, et pourtant…

Google, via ses équipes de Google People Analytics, a tenté de comprendre comment ses travailleurs séparaient vie privée et vie professionnelle. De cette enquête, il ressort que les segmenteurs sont plus épanouis que les intégrateurs. Ils sont aussi deux fois plus susceptibles d’arriver à se détacher de leur travail quand ils le souhaitent. Bien que ces arguments soient convaincants, ils ne sont pourtant que 1/3 des Googleurs à figurer dans cette catégorie. Plus de la moitié d’entre eux souhaiteraient d’ailleurs devenir segmenteurs. Astuce pour s’y mettre: commencez par fixer des tranches horaires sans travail. Après 18h, zappez vos mails, dossiers ou tout autre détail qui vous feraient penser au boulot. Et voyez comment vous vous sentez.

Plus d’articles sur le bien-être au travail

Vous ne voulez rien louper de nos news mode, beauté, déco, voyages? Vous cherchez des conseils psycho, sexo, santé pour être au top en tant que femme et/ou que maman? Suivez-nous sur Facebook et Instagram et inscrivez-vous à notre newsletter.

Le contenu intégré souhaite enregistrer et/ou accéder à des informations sur votre appareil. Vous n’avez pas donné l’autorisation de le faire.
Cliquez ici pour autoriser cela de toute façon

Continuez votre lecture ci-dessous, après la publicité

Attendez le prochain article de Femmes d’Aujourd’hui, il en vaut vraiment la peine :)