Reconversion: de graphiste à influenceuse déco
Formée à la publicité, devenue graphiste par nécessité, Céline (38 ans, Ottignies) est aujourd’hui une influenceuse déco et DIY renommée.
Upcycling, broderie ou menuiserie… Les fans de DIY connaissent Céline et son blog I do it myself. Avec 237.000 followers sur Instagram, c’est l’une des influenceuses déco les plus suivies du pays. “Au départ, je rêvais de bosser dans la pub, explique-t-elle. Concevoir des spots ou des packagings. J’ai donc fait un master en publicité à Bruxelles. Mais, sans expérience, impossible de travailler dans une agence. J’ai finalement accepté un job de graphiste, dans une petite boîte. Ça a duré 2 ans, puis je me suis à nouveau retrouvée sur le marché de l’emploi. Je me suis dit que, pour convaincre un nouvel employeur, je devais créer un portfolio avec un aperçu de mon savoir-faire. Mais que mettre dedans?”
D’abord un hobby
À ce moment-là, Céline vient d’emménager dans une nouvelle maison avec son compagnon. Comme elle a du temps et que leur budget est limité, elle bricole pas mal, récupère des petits meubles, les customise… C’est là que naît une idée lumineuse. “J’ai bidouillé un blog avec mes idées déco et DIY. L’objectif premier était de faire une carte de visite à présenter à mes futurs employeurs. Pour leur montrer que j’étais capable d’écrire, de faire de jolies photos, de les mettre en page…”
Et ça marche! Grâce à son blog, Céline retrouve un job de graphiste. “À ce moment-là, j’aurais pu laisser tomber le DIY et le blog, mais je me suis rendu compte que ça me plaisait beaucoup. Et il fallait que je m’occupe le week-end, pendant que mon homme était au foot! C’est donc devenu mon hobby.”
Comme Bill Gates
Céline passe ensuite sur Instagram. D’abord avec de simples photos, puis elle crée des tutos en vidéo. Des marques commencent alors à la contacter. “Au départ, elles m’offraient des produits en échange de visibilité. C’était trop gai! Mais peu à peu, c’étaient des propositions de collab’ rémunérées. Ouh la, ça devenait sérieux! Je tenais à rester dans la légalité. J’ai d’abord pris un statut d’indépendante complémentaire, puis j’ai demandé à mon employeur de passer à 4/5e. Je commençais à avoir des demandes régulières de grandes enseignes de déco, de marques de peinture ou de loisirs créatifs…”
Au départ, j’ai bidouillé un blog pour montrer mon savoir-faire de graphiste à des recruteurs.
Les questions surgissent alors: faut-il se lancer à temps plein? Un hobby peut-il devenir un métier? Peut-on vivre de son activité d’influenceuse? “Je travaillais dans une chouette boîte, avec de chouettes collègues, mais mon boulot consistait à créer des documents de sécurité en entreprise: mettez un masque, portez des gants… C’était moyennement passionnant. Grâce au système tremplin-indépendant, je me suis finalement lancée. Et je suis depuis passée en société. Ça, c’est un cap qui m’a impressionnée! Pour moi, une société, c’était genre Bill Gates… pas Céline!”
Allô, papa?
Au fil du temps, Céline comprend qu’avec ses études, ses premières expériences professionnelles et sa passion, elle a tout ce qu’il faut pour mener à bien son projet. “Je travaille en collab’ avec les marques, mais je veille à garder mon identité. J’aime beaucoup l’upcycling, par exemple. Je trouve ça génial de donner une seconde vie à un truc dont plus personne ne veut. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai commencé, avec mes premiers meubles. J’adore récupérer des trucs que les gens ont mis dans la rue. Récemment encore, j’ai refait une ancienne chaise de bistrot, avec un joli tissu.”
Au départ, Céline n’y connaît rien, mais elle apprend au fur et à mesure, en autodidacte. “Je me suis surtout formée grâce aux tutos sur le web. Mais j’ai grandi dans une famille de bricoleurs: quand j’ai un doute, j’appelle papa! Aujourd’hui, j’ai plusieurs centaines de milliers de followers… J’espère vivre encore longtemps de ce métier, mais si ça devait un jour s’arrêter, je sais que j’ai désormais plein de ressources pour rebondir.”
Texte: Christine Masuy
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