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J’ai peur de tout pour mon enfant, que faire?

Par Elise Parentani

Quelle que soit la situation, certains parents voient toujours le pire arriver. Que faire, lorsqu’on réalise que notre angoisse risque de déteindre sur notre enfant?

Vous êtes du genre à repérer en une fraction de seconde, grâce à un radar guidé par l’anxiété, les potentiels drames qui pourraient faire du mal à votre enfant? Vous êtes sans doute un parent angoissé. Pas de panique, vous voulez certainement le meilleur pour votre enfant. Prenez du recul, et surtout, n’essayez pas de faire croire à votre enfant que vous êtes zen, lorsqu’au fond de vous, vous hurlez de peur!

L’anxiété, une peur sans objet

Pour le psychologue Jérôme Vermeulen, avant toute chose, il convient de différencier stress et anxiété. Selon lui, le stress est moins problématique que l’anxiété. « Le stress est une mise sous tension saine et plutôt activatrice, elle est aussi limitée dans le temps. C’est une préparation à l’action, comme un stress avant un examen ou une présentation à faire », explique-t-il. L’anxiété par contre, est une peur sans objet. « L’anxiété n’intervient pas, par exemple, face à un chien qui montre les dents. Les personnes anxieuses sont dans un état d’hypervigilance. Elles se font des films. Les personnes anxieuses vont sans cesse piocher dans leur environnement des informations susceptibles de représenter un danger. » Un regard bizarre, un craquement étrange, ou, en tant que parent, un bout de patate qui va forcément étouffer votre enfant, un caillou qui va tomber pile sur sa tête, une balançoire certainement mal fixée, une avalanche qui a beaucoup de chance de se déclencher à son passage!

« Il est normal d’être inquiet pour son enfant!

Ne paniquez pas trop vite si vous sentez que vous surprotégez votre progéniture, car « il est normal d’être inquiet pour son enfant. L’instinct de protection est inscrit profondément en nous, et il est extrêmement puissant! ». « Est-ce que je veille assez sur mon enfant? », « Est-ce que je lui apprends correctement à ne pas se mettre en danger? » Tous les parents ont la volonté de bien faire, et le monde dans lequel nous vivons n’aide pas à avoir l’esprit reposé. « Il ne faut pas oublier que plusieurs générations ont été traumatisées par l’affaire Dutroux. Nos peurs ont pris une valeur concrète », rappelle notre expert. « C’était un cauchemar collectif ».

Ne diabolisez pas la peur

Inutile de taire ses émotions – et en particulier celle-là – en présence de son enfant. « Il faut pouvoir parler des choses anxieuses avec eux », conseille Jérôme Vermeulen. « Parler des choses qui font peur, les expliquer. Si un enfant dit qu’il a peur, il ne faut pas répondre: ‘Mais non, il ne faut pas avoir peur’. Il vaut mieux situer la peur comme quelque chose de normal. »

« Vous ne saurez jamais bluffer votre enfant! »

Si vous êtes une personne anxieuse, inutile de penser que vous pourrez mentir sur vos sentiments devant votre enfant: il sait parfaitement lire votre non verbal! « À force de voir les réactions de son parent, d’entendre ses commentaires, il s’imprègne de cette anxiété. On ne peut pas bluffer un enfant », souligne notre spécialiste. « Ils apprennent un tas de choses sans qu’elles ne soient enseignées, simplement par observation. » Inutile donc de feindre que tout va bien alors que vous êtes apeuré. Si vous soutenez le contraire, alors que votre visage est crispé et que vous n’êtes pas à l’aise, vos efforts seront inefficaces. « Vous allez envoyer un double message, et votre enfant va directement constater que vous êtes fébrile. »

Mon enfant est-il trop anxieux?

Même si l’anxiété peut être une facette de la personnalité acquise dans l’éducation d’un enfant, elle arrive aussi suite à des accidents de la vie. Lorsqu’elle devient problématique, elle se manifestera par des troubles psychosomatiques, comme des maux de ventre, de tête. Le bambin pourra aussi faire plus de cauchemars et accaparer ses parents au moment de l’endormissement ou souffrir de phobie scolaire.

Travaillez vos propres angoisses

Votre enfant semble très anxieux et vous voulez qu’il se fasse aider? Regardez d’abord dans votre assiette! Si vous avez des problèmes au niveau professionnel, relationnel, ou encore financier, il se peut qu’ils déteignent sur vos comportements. « Aujourd’hui, avec le coût de la vie qui augmente, beaucoup de ménages sont dans des situations compliquées », remarque le psychologue Jérôme Vermeulen. Et de poursuivre: « Travaillez d’abord sur vos propres anxiétés. Il ne faut pas consulter pour son enfant tant que vous, vous n’êtes pas bien. Si vous avez peur de transmettre votre anxiété à votre enfant, œuvrez en amont avec un spécialiste pour comprendre son origine. » Prenez donc du recul et si plusieurs personnes s’inquiètent de vous voir fort tracassée, entendez ce signal!

Demandez un coup de pouce

Pas de panique, selon Jérôme Vermeulen: même s’il est important de se faire aider et de diagnostiquer le problème, cette anxiété ne vous poussera pas à entamer une longue thérapie! « Il ne faut pas vous dire qu’avec un psy, ‘si ce n’est pas long, ce n’est pas bon’! C’est souvent bête et méchant, et installé de manière accidentelle. Quelques séances suffiront sans doute à faire le point, sans pour autant vous engager dans une longue thérapie, si cela n’est pas nécessaire. Il ne faut pas passer à côté de quelque chose, mais ne pas créer des problèmes là où il n’y en a pas! »

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