CEB: mon enfant angoisse… Que faire?

CEB: mon enfant angoisse… Que faire?

Votre enfant passe son CEB cette année et il angoisse à l’idée de passer (et rater!) cet examen pourtant décisif pour la suite de ses études? Une psychologue nous explique comment le rassurer et nous donne quelques conseils pour le préparer au mieux à cette épreuve scolaire.

L’épreuve du CEB, un examen commun à tous les élèves francophones de 6e primaire, arrive à grands pas. Il a pour but de s’assurer que les enfants en passe d’entrer en secondaire ont les acquis nécessaires à cette transition. Comme tous les examens, cela peut générer du stress. Camille Bertrand, psychologue spécialisée en coaching scolaire pour le centre paramédical “La campagne” situé à Nivelles, décortique pour nous ce qui peut angoisser les préados et comment les aider à relativiser. Car selon la spécialiste, cette crainte peut venir de facteurs tant externes que propres à la personnalité de l’enfant.

Mon enfant stresse à l’idée de passer son CEB: les raisons possibles

  • Les facteurs externes: la pression exercée par les parents et/ou l’enseignant autour du Certificat d’Études de Base est une des causes de stress chez l’enfant: “La majorité des jeunes que je rencontre à ce sujet vivent mal cette exigence de réussite. Quand on appuie trop sur l’enjeu de ce test et l’obligation de résultats, ils finissent tous par se demander s’ils en sont capables et vont angoisser, voire perdre leurs moyens”, nous précise l’experte.
  • Les facteurs internes: la peur de l’inconnu, une grande sensibilité ou une nature anxieuse peuvent aussi expliquer cette crainte de passer le CEB. “La manière dont se passe cet examen peut impressionner un enfant: il se retrouve hors de son école – et donc hors de sa zone de confort – avec des profs et des élèves qu’il ne connaît pas… Honnêtement, c’est normal qu’il stresse un peu. Mais à l’échelle d’un enfant qui angoisse facilement ou qui a tendance à se mettre la pression concernant ses résultats, cette épreuve peut sembler vraiment difficile à affronter”.

Les autres facteurs possibles

Avoir des troubles de l’apprentissage, une phobie scolaire, vivre des difficultés d’intégration au sein de l’école sont autant d’éléments qui peuvent expliquer ce stress ressenti à l’approche du CEB: “Si c’est déjà difficile à l’école, cette échéance du CEB et tout ce que cela implique autour est un peu la goutte d’eau faisant déborder le vase, en particulier si les parents mettent davantage la pression à l’enfant”.

CEB: les conseils de la psychologue pour apaiser son enfant et le préparer au mieux

En tant que parents, nous pouvons mettre différentes choses en place afin d’apaiser notre écolier s’apprêtant à se faire évaluer. Camille Bertrand nous donne sept tips à appliquer.

Du point de vue psychologique

1. On travaille sur nos propres peurs: un parent stressé par le CEB a toutes les chances de communiquer son angoisse à son enfant. Si c’est votre cas, il est important de travailler vous-même sur cette peur afin d’en libérer votre enfant. “Pour se rassurer, souvenons-nous que cet examen reprend tout ce qui a été vu durant toute la scolarité primaire. Si votre enfant a toujours eu des résultats corrects ou bons, aucune raison qu’il ne réussisse pas son CEB… Et s’il a eu des difficultés, dites-vous une chose: ce n’est pas en l’oppressant qu’il réussira mieux. Au contraire, il risque de perdre ses moyens lors de l’examen et de gâcher ses chances de réussite”, nous confie l’experte.

2. On booste sa confiance en lui: votre enfant craint d’échouer? Rappelez-lui combien il est génial, en listant avec lui tout ce qu’il fait de bien au niveau scolaire, mais aussi en dehors de l’école. “Je conseille souvent aux parents de faire avec leur enfant un petit tableau des réussites: on prend une grande feuille et on liste tout ce qu’il fait de bien. C’est peut-être une championne du revers au tennis, ou celui qui fait les meilleurs fondants au chocolat, un enfant toujours à l’écoute et aidant… L’idée, c’est vraiment de pointer du doigt ses réussites et de les accrocher sur le frigo, ou devant son bureau afin que l’enfant le relise souvent”.

3. On garde les activités extrascolaires: si vous envisagez de mettre en pause les activités extrascolaires de votre enfant le temps des révisions, sachez que l’experte le déconseille. “Il est très important de proposer à l’enfant des moments de détente, des activités qui lui procurent du plaisir”, nous explique Camille Bertrand. Et elle a mille fois raison: en pratiquant son activité favorite, votre enfant pensera à autre chose qu’à ses angoisses et son cerveau sécrétera des endorphines, une hormone aux vertus apaisantes.

4. On s’octroie des moments de qualité en famille: devoirs et révisions peuvent avoir un impact négatif sur la qualité de la relation parent/enfant. Si c’est le cas chez vous, un conseil: essayez de trouver des moments pour nourrir positivement la relation: faire un jeu de société en famille, une balade, cuisiner un bon gâteau, un peu de sport ensemble… L’essentiel, c’est de passer un bon moment avec votre enfant ou en famille, sans penser – ou même parler – de l’école.

Du point de vue méthodologie de travail

5. On ne l’étouffe pas sous les révisions: la spécialiste est claire, il est inutile de faire réviser son enfant à outrance. “Le faire trop travailler risque de le dégoûter, mais aussi de l’épuiser. Il faut savoir aussi qu’un enfant de 11 à 12 ans peut se concentrer une demi-heure environ sur une tâche, pas plus. Le faire travailler une après-midi entière risque de le démotiver… Il est préférable pour lui de faire une à deux sessions de trente minutes maximum”.

6. On se concentre sur ce qu’il est vraiment utile de retravailler: plutôt que de réviser toute la matière, la psy conseille plutôt aux parents de faire le tour des derniers contrôles et devoirs de l’enfant, et/ou de faire avec lui un ancien CEB afin de mettre le doigt sur ce qu’il est utile de retravailler. Autre conseil de la psy: faire avec le préado un petit rétro-planning des matières à revoir avant le CEB, surtout celles où il a des difficultés.

7. On s’assure qu’il ait une bonne compréhension des consignes: “La manière dont l’enfant comprendra les consignes des exercices va influencer son stress et dont sa réussite”, nous confie la spécialiste en coaching parental. Dans vos sessions de révision, pensez à apprendre à votre enfant comment bien lire les consignes. Voici une procédure à lui inculquer:

  • Je lis 2 fois la consigne
  • Je me demande si je l’ai bien comprise
  • Je réponds à l’exercice
  • Je me corrige en relisant une dernière fois la consigne

Et si on se faisait aider?

Vous galérez à faire réviser votre écolier, ou passez votre temps à vous disputer avec lui et cela a des conséquences néfastes sur votre relation? La psy conseille de déléguer: “On peut demander à un membre de la famille ou à une personne de confiance de réviser avec lui. Vous pouvez aussi consulter un spécialiste: un psychologue ou tout autre spécialiste du coaching scolaire qui, en quelques séances à peine, va pouvoir aiguiller parent et enfant vers une bonne méthodologie de travail, sans pression”.

Votre enfant a des troubles de l’apprentissage et est déjà suivi par des spécialistes? Ayez confiance en eux et n’hésitez pas à leur demander des conseils, mais aussi à prévoir avec eux des séances consacrées en partie à la préparation du CEB.

L’enseignant met la pression à mon préado, que faire?

Si l’angoisse que votre enfant développe est induite par une pression trop intense venant de son professeur, la psychologue conseille vivement d’en parler directement avec l’enseignant: “Dans ce cas de figure, il est important de lui faire part de la détresse de l’enfant, et de réfléchir avec lui à des solutions pour rassurer l’enfant. Souvent, une petite conversation entre l’élève et l’enseignant dans le but de rassurer l’enfant sur ses capacités intellectuelles et scolaires suffit”.

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