À l’heure où Meghan Markle s’engage contre le féminicide, la Belgique en a déjà recensé 19 pour 2019

À l'heure où Meghan Markle s'engage contre le féminicide, la Belgique en a déjà recensé 19 pour 2019
Reporters

En tournée en Afrique australe avec son époux Harry, Meghan Markle a tenu à nouer un ruban pour montrer son engagement dans la lutte contre les violences faites aux femmes, ainsi que contre les féminicides.

En août dernier, au Cap (en Afrique du Sud) une étudiante est violée et ensuite assassinée devant un bureau de poste. Ce tragique événement a relancé de nombreux débats dans ce pays où les violences faites aux femmes sont nombreuses. En Belgique, en 2019, 19 femmes ont déjà perdu la vie parce qu’elles étaient des femmes…

Meghan Markle engagée pour lutter contre les violences faites aux femmes

Le 28 septembre, la duchesse de Sussex a noué un ruban en hommage à Uyinene Mrwetyana, cette étudiante de 19 ans violée puis assassinée. Une façon pour Meghan Markle de « manifester sa solidarité avec celles qui se sont opposées à la violence sexiste et au féminicide », peut-on lire sur le compte Instagram du couple Sussex. « Le duc et la duchesse suivaient de loin ce qui s’était passé et étaient désireux d’en savoir plus à leur arrivée en Afrique du Sud. La duchesse a parlé à la mère d’Uyinene cette semaine pour lui transmettre ses condoléances. Visiter le site de cette mort tragique et pouvoir reconnaître Uyinene et toutes les femmes et les filles victimes de violence sexiste (en particulier en Afrique du Sud, mais aussi dans le monde entier) était personnellement important pour la duchesse ».

 

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La situation concernant les féminicides en Belgique

Le blog Stop Féminicide recense 19 féminicides en Belgique, dont le dernier date du 25 septembre. En 2018, les victimes étaient 37, alors qu’en 2017, elles étaient 41. Ce ne sont que des chiffres officiels qui sont établis sur base d’articles de presse.

Concernant la loi, en 2016, la Belgique signe la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe. Elle est considérée comme « le premier instrument juridiquement contraignant de protection contre toute forme de violence à l’égard des femmes et des filles, notamment contre la violence domestique », apprend-on sur le site des Human Rights. « Elle contient les obligations des États afin de lutter contre la violence domestique et d’offrir aux victimes une protection adéquate ». Mais les différentes associations œuvrant pour lutter contre les violences faites aux femmes considèrent que 80% des articles de cette convention ne sont pas ou très mal réalisés en Belgique.

Des pistes existent pour diminuer les violences à l’égard des femmes

Stop Féminicide explique qu’il ne faut pas rester les bras croisés et attendre que les choses se mettent en place. Des solutions concrètes existent, « mais cela implique une rupture profonde avec les politiques actuelles, pour concrétiser une lutte efficace contre toutes les formes de violences faites à toutes les femmes ». Pour cela, il est indispensable de mettre l’accent sur quatre choses:

  • « Investir un budget public conséquent »: il faudrait un budget spécifique, alloué à ce type de violence. Cet argent devrait être utilisé de manière plus rationnelle et efficace, « notamment en appuyant les associations et services de terrain ».
  •  Ce n’est pas tout de réprimer, le plus important reste la prévention: « Nous voulons avant tout éviter que les violences se produisent. Cela implique une politique globale et coordonnée de prévention primaire dans tous les domaines (enseignement, médias, formation continue, emploi, services sociaux et de santé, police, justice, administrations publiques…) ».
  • La garantie d’un droit à la sécurité pour toutes les femmes, « sans basculer dans le sécuritaire: les violences faites aux femmes doivent être prises en compte dans leur complexité à chaque étape de la prise en charge des victimes (police, justice, accompagnement…) pour en finir avec l’impunité ». Les récidives sont fréquentes et les mesures de protection doivent être à la hauteur. Il est également demandé que les auteurs assument durablement les conséquences de leurs actes. « Les victimes doivent obtenir les moyens de reprendre du pouvoir sur leur vie dans leur parcours de reconstruction (santé physique et mentales, emploi, mobilité, revenus, enfants…) ».
  • Il faut arrêter de stigmatiser ces violences à une partie de la population. Elles peuvent toucher toutes les femmes.

Une manifestation pour faire bouger les choses

Le dimanche 24 novembre, la veille de la Journée mondiale pour l’élimination des violences faites aux femmes (25 novembre), une manifestation sera organisée à Bruxelles. Elle appelle à une mobilisation massive pour dénoncer la situation dangereuse que vivent encore de trop nombreuses femmes. Le départ est prévu au carrefour de l’Europe, la gare centrale, à 14h. Toutes les infos se trouvent ici.

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