Rencontre: notre journaliste Alex s’est entraînée avec le champion belge de boxe Ryad Merhy

Rencontre: notre journaliste Alex s'est entraînée avec le champion belge de boxe Ryad Merhy
©SOLINE DE GROEVE

La boxe, un sport d’hommes? Certainement pas. Notre journaliste Alex, amatrice de boxe, nous le prouve lors d’un entraînement aux côtés du champion bruxellois Ryad Merhy. 

En vue de la « Boxing Night 7 » qui se tiendra le 15 décembre 2018 au RTL-Spiroudome de Charleroi, nous sommes allées à la rencontre du champion bruxellois Ryad Merhy. L’occasion pour notre journaliste Alex, amatrice de boxe, d’enfiler les gants le temps d’un entraînement aux côtés de ce sportif âgé de 25 ans seulement, mais au palmarès déjà impressionnant.

Quand Alex rencontre Ryad

Découvrez notre interview croisée entre Alex, pour qui la boxe est un loisir, et Ryad, qui exerce ce sport à un niveau professionnel.

Comment la boxe est-elle entrée dans ta vie?

Alex: « Au début, je ne voulais pas boxer. J’avais commencé avec un coach sportif pour m’affiner, me muscler. Pendant six mois, il a essayé de me faire boxer. Je disais: ‘non, c’est un sport d’hommes, jamais!’ Et puis un jour, je me suis dit que je ne devais pas mourir idiote, et j’ai testé. C’était en 2012, et depuis je n’ai plus jamais lâché mes gants. »

Ryad: « Moi, je suis vraiment tombé dedans par hasard. À la base, je jouais au foot et tous les autres sports que l’on me proposait. Jusqu’au jour où un ami m’a emmené dans une salle de boxe. J’ai tout de suite accroché! Mais contrairement à Alex, je ne suis pas directement devenu accro. C’est en pratiquant que j’ai senti que j’avais un bon feeling avec ce sport. »

Comment a évolué le temps que vous consacriez à la boxe ?

Alex: « Au début, j’avais trois entraînements par semaine avec mon coach, mais je ne faisais pas que de la boxe. Au fur et à mesure, je commençais à appeler mon entraîneur le samedi en lui disant que j’avais envie de boxer, de monter sur un vrai ring… Et donc, pour finir, je suis passé à six entraînements par semaine. »

Ryad: « Mais c’est plus que moi! (rires) Quand j’ai commencé la boxe, je pense que ça tournait à deux heures, deux fois par semaine. Les choses ont évolué au moment où j’ai fait ma transition d’amateur à professionnel. C’était vers 2012, quand tu as commencé Alex! »

© Soline de Groeve

Ryad, comment s’est faite cette transition ?

Ryad: « C’était quand je suis parti aux États-Unis, où j’ai fait un stage professionnel. De retour en Belgique, je me suis dit que je ne pouvais pas repartir pour les USA sans retoucher à la boxe. Parce que durant cette période à l’étranger, je n’étais pas monté sur un ring. »

Ça t’avait manqué?

Ryad: « Pas plus que ça! C’est vraiment quand j’étais à Miami pendant trois semaines que j’ai découvert la boxe à un niveau professionnel. Je m’entraînais six jours sur sept, deux fois par jour. C’est à ce moment-là que j’y ai vraiment pris goût et que j’ai commencé à devenir un boxeur pro. »

Qu’est-ce que la boxe t’a apporté au niveau physique et mental?

Alex: « Au niveau physique, j’étais une petite bouboule. Aujourd’hui, j’ai toujours des formes mais je suis beaucoup plus musclée. Mais c’est surtout mentalement que le changement a été important. Je n’avais pas spécialement confiance en moi et j’étais plutôt renfermée. Avec la boxe, je me suis complètement dévoilée. Même au travail, ma cheffe me disait ‘Alex, tu es devenue quelqu’un d’autre!’ »

Ryad, ce que dit Alex te parle?

Ryad: « Oui, c’est clairement le genre de ressenti qu’ont les personnes qui se mettent à la boxe. Moi, ça m’a plutôt permis de me canaliser, car j’étais hyperactif. La boxe m’a adouci. »

Auriez-vous pu faire un autre sport?

Ryad: « Je faisais donc du foot, mais je n’aurais pas pu me consacrer à cela. Je n’aime pas les sports collectifs. J’aime jouer au foot avec des amis, mais je n’aurais pas pu à un niveau professionnel. »

Alex: « Moi, c’est le basket! J’y jouais quand j’étais petite pendant des années, et j’ai décidé de reprendre. Je vais m’entraîner pour la première fois dans une équipe à Bruxelles. J’ai commencé la boxe à 27 ans et je reprends le basket à 34 ans! »

Ryad: « Comme loisir, il n’y a pas d’âge pour commencer un sport! »

© Soline de Groeve 

Dans une journée, quelle place occupe la boxe?

Alex: « Après le travail, soit je m’entraîne soit je donne cours. Si je n’ai rien de prévu avec des amis ou ma famille, je vais d’office à la salle de sport. »

Ryad: « Moi, c’est à temps plein! »

Tu vis sport, tu manges sport…

Ryad: (rires) « Non, j’essaye de ne pas toujours manger « sport ». J’essaye d’avoir une hygiène de vie, mais je suis un gourmand… Je fais attention six jours sur sept. Le dimanche, c’est sacré! »

Et que mange un boxeur professionnel un dimanche?

Ryad: « J’ai une bonne génétique! Je peux manger ce que je veux, mais un mois avant mes combats, je fais attention. Dimanche dernier par exemple, j’ai mangé un burger, mais un VRAI burger! »

Comme tu le pensais à une époque Alex, on entend souvent dire que la boxe est un sport d’hommes. On imagine que tu as changé d’avis depuis.

Alex: « Ah oui! Maintenant, je donne aussi des cours dans ma salle de sport et sur 20 personnes, j’ai 17 filles. Depuis 4-5 ans, il y a un véritable engouement de la part des femmes autour de la boxe. »

Et toi Ryad, quel est ton point de vue sur la question?

Ryad: « Il y a peu de femmes qui passent au combat et quelque part tant mieux. Car les femmes sont plus hargneuses que les hommes. »

Te font-elles peur?

Ryad: « Ouais (rires). Non, elles ne me font pas peur mais quand tu les regardes aux entraînements, tu peux presque avoir peur. Pour moi, les femmes sont plus émotives, donc on ressent mieux leurs émotions par rapport aux hommes qui canalisent plus. Les femmes ont plus besoin de se défouler. »

Quels conseils donneriez-vous à des personnes qui ont envie de commencer la boxe?

Alex: « Qu’il faut foncer! »

Ryad: « Oui, c’est ça. Il faut oser passer la porte d’un club de sport sans avoir de crainte. La plupart des gens ont peur de monter sur un ring… Or ce n’est pas directement le cas. Personne ne vous y obligera, ça n’arrivera que si vous le souhaitez. Mais avant cela, il y a les entraînements physiques et techniques. »

© Soline de Groeve

Envie d’assister à la « Boxing Night »?

Le 15 décembre 2018, au RTL-Spiroudom de Charleroi, se tiendra la « Boxing Night 7 » organisée par « 12 Rounds Promotion » et diffusée sur Club RTL. Au programme pas moins de 10 combats professionnels, dont un auquel le champion bruxellois Ryad Merhy participera. Il s’attaquera à la ceinture WBA international avec pour objectif, le top 5 mondial et une finale pour la fin de l’année 2019.

Pour réserver vos places, rendez-vous ici. « 12 Rounds Promotion » propose deux types de places lors de ses événements : 

  • Le grand public: placement libre dans les tribunes pour un prix unique de 35 euros en pré-vente. Les places donnent toutes une bonne visibilité sur le ring de boxe.
  • Les places VIP: celles-ci comprennent 4 différentes rangées de tables. Les tables se situent autour du ring et offrent au public une proximité et une plongée dans les combats. Toutes les places VIP donnent également droit à un service gastronomique 3 services, champagne, vins et softs.

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