Rencontre avec Tristan Lopin, l’humoriste qui comprend les femmes

Rencontre avec Tristan Lopin, l'humoriste qui comprend les femmes

Avec plus de 97.000 followers sur Facebook, Tristan Lopin s’impose dans le monde virtuel de l’humour, mais également sur scène: son spectacle Dépendance affective est produit aux quatre coins de la France. Rencontre avec l’humoriste français.

Entre spectacle et vidéos

On vous connaît principalement pour vos vidéos sur les réseaux sociaux, et vous êtes désormais sur scène. Comment s’est déroulée cette transition? 

« En réalité, j’ai commencé par le spectacle, puis j’ai fait des vidéos comme outil de promotion. Ensuite, vu que ça fonctionnait bien, j’ai commencé à faire de plus en plus de vidéos, parce que ça me permet également d’aborder des thématiques différentes que celles que j’aborde sur scène, notamment des sujets de société et d’actualité. Mais dans les faits, c’était d’abord le spectacle, puis des vidéos pour ramener les gens dans les salles. C’est un peu le schéma inverse de l’habituel. »

Et lequel des deux a le plus du succès: le spectacle ou la vidéo?

« Ce n’est pas du tout la même chose évidemment, ni la même approche. Les vidéos, c’est un contenu gratuit donc les gens regardent ça de chez eux, ils n’ont pas besoin de bouger. Cependant le spectacle a également du succès, les gens se déplacent puisqu’on réussit à compléter les salles où je me produis. Je suis vraiment content que les deux fonctionnent. »

Les histoires d’amour

Dans votre spectacle, vous interprétez donc un personnage de trentenaire célibataire…

« Oui en effet. C’est un personnage drôle et mélancolique. Comme on peut l’être en relation amoureuse. On rit de nos histoires mais il y a toujours un fond de mélancolie quand on repense à nos souvenirs. Le spectacle est drôle, mais il y a des moments où on se rappelle à quel point c’est dur une rupture, et à quel point on va mal. Et c’est pas grave, il ne faut pas avoir honte. Je pense que les gens sont touchés que j’en parle ainsi. »

Est-ce de la fiction ou l’histoire est inspirée de votre expérience?

« Évidemment, c’est toujours un peu inspiré de ma vie. Je me disais qu’on avait tous vécu des histoires d’amour qui ont échoué, et que dans ces moments-là, les gens se sentent très seuls. Personne ne comprend vraiment cette tristesse, cette solitude. Alors que tout le monde ressent ça un jour. Donc j’ai décidé d’écrire le spectacle pour justement dire aux gens qu’ils ne sont pas les seuls à vivre cette période douloureuse, et que ça va aller. »

Un humoriste qui comprend les femmes

Sur les réseaux, vous dites vous-même que votre public est principalement féminin. Est-ce la même chose en salle?

« Oui en effet, même en salle mon public est à 70% féminin. Mais ça ne m’étonne pas: on dit souvent qu’on a un public qui nous ressemble, et moi je suis quotidiennement entouré de filles. Donc je pense que j’ai une sensibilité qui parle plus à la gent féminine que masculine. En plus, je parle de thématiques qui touchent beaucoup plus les filles, dans le sens où elles sont plus aptes à parler de choses de manière transparente. Les garçons vont parler entre eux des relations amoureuses, mais ils ont moins de facilité à en parler sans filtre. »

Tu abordes également des thématiques telles que le bodyshaming, l’IVG, la misogynie… Quelle est ta position en tant qu’homme? 

« Les femmes sont victimes de beaucoup de discrimination. Étant homosexuel, je l’ai également toujours été. Parfois je me dis que je suis féministe, mais dans le fond je suis peut-être juste solidaire… J’ai vécu beaucoup de discriminations, et au quotidien il y a toujours des gens qui nous renvoient sur nos différences. Donc quand on met quelqu’un dans une case ou à part, j’ai toujours envie de prendre sa défense. Quand on est un homme blanc hétérosexuel et bonne santé, a priori, on n’a jamais vraiment subi de discriminations. »

Les réseaux sociaux et leurs travers

En parlant de discrimination, vous ne cachez pas votre sexualité. Est-ce que ça vous attire les foudres des internautes?

« Il y a beaucoup de haters sur les réseaux sociaux. Surtout que je fais beaucoup de vidéos un peu engagées. Donc il y a forcément des gens qui viennent commenter. Et évidemment quant à ma sexualité, les gens sont sur Internet, ils sont cachés derrière un profil, donc ils ne risquent pas grand chose. Les insultes sont faciles. »

Comment vivez-vous cette situation?

« Au début, c’était très dur. On reçoit des messages en pleine gueule sans n’avoir rien demandé. Puis au fur et à mesure, on n’est plus vraiment touché. J’ai l’image d’un vase qui se remplit, et qui finit par déborder. À force, ça passe sur le côté. Je me dis que ce sont sûrement des gens qui sont très seuls chez eux, et qui ne doivent pas être bien. C’est souvent des clichés, avec des fautes tous les deux mots, et les remarques ne sont jamais constructives. Donc je passe à autre chose rapidement. »

Vous recevez également des messages positifs?

« Je reçois beaucoup de messages positifs au quotidien, les internautes prennent part à ce que je raconte. Je suis très proche de mon public, par écran interposé évidemment. J’essaie toujours de répondre aux personnes, le plus et le plus rapidement. »

 

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Découvrez toutes les informations et les dates du spectacle Dépendance affective par ici.

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