Rencontre avec Eddy de Pretto, le kid incontournable de la chanson française

Rencontre avec Eddy de Pretto, le kid incontournable de la chanson française

Il y a encore un an, son nom était inconnu du public. Désormais, Eddy de Pretto est en tête d’affiche des festivals et ses concerts en salle affichent complet. Ce jeudi, nous avons pu assister à son concert lors du festival des Ardentes, à Liège. Rencontre.

Rencontre avec Eddy de Pretto, le kid de la chanson

Vous venez de descendre de la scène des Ardentes, quelle est votre réaction à chaud?

« Je suis très content finalement, parce que j’avais quelques appréhensions: chanter à 15h30, ce n’était pas gagné. Je ne savais pas s’il y allait avoir du monde, si les gens allaient être chauds, s’ils connaîtraient le projet… Au final, au fur et à mesure du concert, j’ai senti que le public suivait, qu’il s’accrochait. À la fin, il y a eu comme un phénomène d’ensemble. Je l’ai ressenti et cela m’a fait énormément plaisir. J’étais très peureux en rentrant et très content en sortant! »

Le Botanique à Bruxelles, ici aux Ardentes, bientôt les Solidarités et l’Eden de Charleroi… Avez-vous une préférence pour la scène dans une salle ou en festival?

« Ce sont deux manières de travailler différentes. À part la musique, il n’y a rien qui se ressemble et qui est comparable. En salle, on a un public ‘conquis’ alors qu’en festival, le public est là avec une certaine ferveur. Une ferveur qu’on veut utiliser pour l’attraper et le chopper le plus rapidement possible. Il y a beaucoup plus de curieux, il y un phénomène un peu dubitatif: ‘Oh c’est qui ce mec? Il va peut-être me saouler. Ah oui, il me saoule!’. Dans ce cas, le but c’est que tu fasses changer d’avis le spectateur. 

En plus, il y a une énergie un peu dispersée: il fait beau, c’est un peu la ‘teuf’. Du coup, on est sur scène, on voit cette dispersion et on se dit qu’il faut que les spectateurs arrêtent de penser à faire la fête ou à aller chercher une bière, et qu’ils restent à ton concert. C’est tout un travail de tension totalement différent. Mais les deux sont de très chouettes expériences! »

Vos chansons racontent une histoire très personnelle. Lorsque vous les écriviez, est-ce que vous pensiez que tant de personnes se reconnaîtraient dans vos paroles, ou cette identification a été un peu une surprise?

« En réalité, j’avais un rêve: celui de faire des concerts, de remplir des salles, et c’était un peu un rêve d’enfant. Alors quand j’ai commencé à travailler et à écrire, je ne me suis pas posé beaucoup de questions sur l’effet que les chansons allaient avoir. Je suis donc à chaque fois étonné de voir, quand je suis sur scène, plein de jeunes qui, en effet, sont touchés par ce genre de textes et par cette manière de les amener, très personnelle et intime. Parfois même impudique. »

Vous avez confié ne pas vouloir écrire pour d’autres artistes: est-ce que vous vous voyez chanter des chansons écrites pour vous, ou avez-vous ce besoin d’écriture?

« J’ai longtemps chanté les mots des autres et aujourd’hui j’ai envie de chanter mes mots. Si je veux que ce que je chante soit juste et précis, cela passe par le travail d’écriture et justement par aller chercher dans ses tripes ce que l’on a envie d’écrire. Selon moi, c’est difficile de faire l’un sans l’autre. » 

Suite à ce succès fulgurant, vous devez probablement avoir quelques demandes de collaborations… Mais jusqu’ici, vous n’avez pas encore fait de duo. Est-ce que vous êtes contre cette démarche?

« Non, absolument pas. Je ne suis pas du tout contre cette démarche, au contraire je suis même ouvert… On verra bien dans le futur… Mais je ne citerais aucun nom (rire). »

Découvrez Eddy de Pretto le 25/08 aux Solidarités (Namur), le 16/11 à l’Eden de Charleroi et le 31/01 à l’Ancienne Belgique (Bruxelles).

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