Rencontre avec Kyo: « On avait besoin d’un break »

Rencontre avec Kyo: "On avait besoin d'un break"
Reporters

Samedi soir, le groupe français Kyo s’est produit sur la Place des Palais lors du Brussels Summer Festival, un concert très attendu par les fans. Quelques heures avant leur prestation, nous avons rencontré les quatre membres de ce groupe qui a tant marqué toute une génération. Que sont-ils devenus? Ils nous disent tout!

« Dernière danse », « Le chemin », « Je cours »… Si vous avez vécu l’engouement que provoquaient les morceaux du groupe de pop-rock français au début des années 2000, vous vous demandez sûrement ce qu’est devenu Kyo après toutes ces années. On fait le point avec les membres du groupe: Fabien, Florian, Nicolas et Benoît.

Rencontre avec Kyo

Nous avons eu la chance de rencontrer le groupe emblématique quelques heures à peine avant qu’il ne nous livre un super show sur la grande scène du Brussels Summer Festival. L’occasion de revenir notamment sur cette longue pause qui nous avait presque fait oublier l’existence du groupe avant qu’il ne revienne en 2017 avec un nouvel album intitulé « Dans la peau ».

Il a fallu attendre quelques années avant de vous revoir sur les devants de la scène. Vous sentiez que cette pause était nécessaire?

Ben: C’était très intense à cette époque-là, on avait besoin d’un break. Même physiquement, on était épuisés et on avait besoin de se ressourcer avant de refaire de la musique. Et il se trouve que cette pause, qui devait durer deux ou trois ans maximum, a finalement duré beaucoup plus longtemps. Mais on n’a pas arrêté de faire de la musique pour autant. Après, on a recommencé Kyo hyper naturellement, on a eu l’envie au même moment, ce n’est pas anodin. On a senti que c’était le bon moment, et l’hisoire a montré qu’on a bien fait puisque c’est un retour qui, heureusement pour nous, s’est super bien passé.

Du coup, deux ans après la sortie de votre album, on dit toujours que « Kyo fait son retour », ça ne vous ennuie pas? Comment comptez-vous pallier cela?

Ben: Nous, on n’y peut rien malheureusement. Mais on a envie de sortir de la musique plus fréquemment, parce que c’est comme ça que la musique se consomme aujourd’hui. Je pense que c’est assez cool de ne pas se prendre la tête avec des plannings et de sortir un titre si tu as l’impression d’avoir un bon titre et de le clipper si tu as la chance de pouvoir le faire. Donc on a envie de moins se prendre la tête, de faire de la musique, d’y prendre du plaisir, de sortir des morceaux plus souvent, d’être plus présents scéniquement et de sortir du processus « trois ans d’écriture, puis sortir un album, puis faire les clips, puis faire la tournée ». Tout ça est super long et ce n’est plus nécessaire de fonctionner comme ça.

Pas vraiment d’album en préparation, du coup?

Ben: On y réfléchit, et on a déjà entamé la production des prochains morceaux. Peut-être qu’on va sortir quelques EP avant ça.

Le groupe Kyo existe depuis 20 ans maintenant. Comment parvenez-vous encore à vous réinventer après toutes ces années?

Nico: On travaille globalement tout le temps de la même manière, mais c’est toujours assez varié au final. L’avantage, c’est que même quand on essaie d’aller chercher plus loin et de faire autrement, il y a quand même une manière intrinsèque de faire les choses qui fait que même si on part vraiment ailleurs, ça nous ramène toujours un peu à notre ADN de base.

C’est cette signature qui fait votre longévité à vote avis?

Florian: C’est la bière (rires). Non, je rigole. Je pense que c’est grâce au fait qu’on peut se permettre d’être assez variés. « Ton mec », « Le Graal », n’ont pas grand chose à voir avec « Contact », « Une dernière danse » ou « Le chemin », par exemple. Donc on peut varier pas mal les plaisirs tout en gardant toujours cette signature. Peut-être que ça aide en effet à traverser le temps.

Vous avez l’impression que votre public se compose plutôt de fans nostalgiques qui vous écoutent depuis 15 ans ou bien vous touchez aussi un public plus jeune?

Ben: C’est très mélangé, ça nous impressionne d’ailleurs qu’il y ait plusieurs générations qui viennent nous voir. Il y a eu un concert de la tournée où il y avait des ados au premier rang qui se sont ennuyés pendant tout le concert, sauf quand on jouait les morceaux du dernier album. C’est génial aussi de voir que les morceaux du nouvel album plaisent aux générations qui n’ont pas connu la « frénésie Kyo » du début des années 2000. C’est chouette de voir qu’on est pas juste dépendants de « Dernière danse » et « Le chemin », et qu’il y a encore de nouveaux titres qui peuvent faire vibrer les gens.

Vous avez toujours du plaisir à jouer vos morceaux emblématiques ou c’est parfois un peu pesant?

Ben: Pour une raison qui m’échappe, ça ne nous pèse pas du tout, au contraire! Pourtant ça pourrait sembler logique qu’on s’en lasse, mais il y a eu cette pause qui nous a permis d’aborder les vieux titres avec une nouvelle fraîcheur et une nouvelle envie.

Florian: On s’était justement posés la question de savoir si on allait les assumer et les rejouer avec plaisir, et en fait oui. C’est comme quand tu regardes une vieille série ou un vieux film et que tu te rends compte que les effets spéciaux sont un peu pourris, ça te ramène à la période où tu l’as découvert, et donc il y a une certaine nostalgie qui va avec. Et quand on voit cette émotion-là dans le regard des gens, c’est génial.

Nico: Et puis le fait d’avoir des chansons un peu « gold » que les gens reconnaissent dès que tu commences les premières notes, c’est une sensation de fou, c’est hyper flatteur.

Vous avez marqué l’adolescence de pas mal de gens qui sont de jeunes adultes aujourd’hui. Et vous, quelle est la musique qui a marqué votre jeunesse?

Ben: Nous, c’est un peu les années 90′, essentiellement le grunge et tout ce qui venait de Seattle: Nirvana évidemment, Pearl Jam, Soundgarden, etc. On était vraiment passionnés par tout cet univers à ce moment-là.

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