Rencontre avec Bon Entendeur, le trio qui va accompagner vos soirées d’été

Rencontre avec Bon Entendeur, le trio qui va accompagner vos soirées d'été
©Alice Kong

Bon Entendeur, c’est un collectif formé par trois amis passionnés de musique rassemblés autour d’un projet unique: mettre en avant des morceaux peu connus au travers de mix d’une heure, agrémentés d’interviews de célébrités francophones. Après 40 mixtapes publiées sur Internet, Bon Entendeur dévoile enfin son premier album « Aller-retour ». Rencontre.

Chaque mois, le trio composé de Nicolas Boisseleau, Arnaud Bonet et Pierre Della Monica, publie sur Internet une nouvelle mixtape d’une heure. Au menu: des morceaux revisités mêlés aux propos de figures emblématiques de la culture francophone, telles que Jacques Brel, Georges Brassens, Jacques Chirac, Serge Gainsbourg ou encore Charles Aznavour. Rapidement, ces mixtapes alliant musique, culture et francophonie récoltent des milliers, voire des millions d’écoutes.

Un premier album enfin dévoilé

Face à un tel succès, et après des années de travail, les jeunes Français décident d’aller plus loin en dévoilant un premier album, « Aller-retour » sorti le 7 juin dernier. Ce dernier rassemble 14 titres dans la lignée du projet inital: on y trouve d’un côté, des morceaux des années 60 et 70 revisités, de l’autre, des productions originales mêlées à des entrevues réalisées par leur soin. Un projet qui sent bon l’été.

« Mesdames, messieurs bonsoir, vous écoutez Bon Entendeur »

Votre concept de mixtape est plutôt inédit, pourriez-vous nous l’expliquer en quelques mots?

Le concept des mixtapes, c’est de mettre en avant des musiques peu connues à travers un mix d’une heure, saupoudré de paroles de personnalités francophones pour ajouter une dimension supérieure à la musique.

Avez-vous suivi le même canevas pour l’album?

Notre album est composé de deux types de morceaux d’environ trois minutes cette fois: d’un côté, des reprises de tubes francophones des années 60-70 et de l’autre, des productions originales. Pour ces dernières, on est partis d’une feuille blanche: on a créé les morceaux, aidés de musiciens qui nous ont accompagnés en studio. Sur ces productions originales, on a également réalisé nous-mêmes des interviews de personnalités. Le fait de faire un mix entre les tracks revisités et les entrevues nous a permis de proposer une belle continuité avec les mixtapes et de rester cohérents par rapport au projet de base.

Votre première mixtape date de 2012. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de sortir un album?

Quand on a commencé les mixtapes, à aucun moment on s’est imaginé qu’on ferait un album un jour. Ça s’est construit petit à petit. Un jour, on s’est dit que ça pouvait aussi être intéressant pour nous de faire des remix de musiques. En 2016, on a donc publié un remix du morceau Le temps est bon d’Isabelle Pierre. On a vu que ça avait plu à notre communauté, on s’est dit qu’il y avait peut-être quelque chose à proposer. On avait plein d’idées d’autres morceaux à reprendre. Le projet d’album nous est apparu comme une suite logique.

Sur votre album, on retrouve des interviews de Pierre Niney, Frédéric Beigbeder ou encore Patrick Poivre d’Arvor, des célébrités qui n’ont pas vraiment de liens entre elles. Comment avez-vous sélectionné les personnalités qui ont participé à l’album?

Ce sont des personnes avec qui on a eu la chance de collaborer auparavant pour les mixtapes ou qu’on avait déjà rencontrées bien avant l’album. Patrick Poivre d’Arvor était la première personne à avoir accepté de nous rencontrer pour une mixtape en 2015. On trouvait que c’était assez symbolique de l’inviter sur l’album. Avec Pierre Niney cela s’est fait assez naturellement, et avec Frédéric Beigbeder, le courant est super bien passé pendant l’interview. Ce sont aussi des personnes qui touchent à des univers différents, il y a un écrivain, un acteur, un présentateur, ce qui nous a permis de proposer quelque chose d’assez riche et de ne pas s’enfermer dans une case.

Comment se passent ces interviews? Les thèmes abordés sont plutôt profonds, comment parvenez-vous à les amener vers l’un ou l’autre sujet?

Ils y vont de leur plein gré. On utilise le mot « interview » mais finalement, ça ressemble davantage à des discussions. On les laisse parler de choses dont ils ont vraiment envie de parler tout en faisant en sorte qu’ils se sentent le plus à l’aise possible. Ensuite, on ne prélève que quelques secondes du moment qui nous parait opportun pour le mix, et tout ça mis bout à bout, ça donne des sujets un peu plus profonds comme tu dis. Mais il y a aussi des sujets légers qui sont abordés lors des entretiens.

Le fait de revisiter des chansons françaises des années 60-70 vous permet-il de toucher plusieurs générations?

Ce n’est pas pour ça qu’on l’a fait, mais c’est une conséquence heureuse.

Du coup, à quoi ressemble votre public? Plutôt jeune, plutôt âgé?

Ça dépend parce qu’il y a plusieurs publics. Il y a le public qui se déplace pour venir nous voir et le public qui nous suit sur les réseaux sociaux. Et c’est assez flagrant de voir la différence d’âge entre les personnes qui se déplacent (qui sont plus jeunes) et ceux qui nous suivent. C’est peut-être en train de changer parce qu’avant on était dans des formats très « nuit », très « club », donc forcément, on avait un public plutôt jeune. Mais avec cet album on proposera plutôt des concerts que des shows de nuit. On verra donc peut-être notre public évoluer. À voir.

Pour l’instant, tous vos morceaux sont en français. Votre projet a-t-il aussi du succès à l’étranger?

Dans les communautés francophones à l’étranger oui, à Montréal, à Londres et en Belgique principalement. Il y a aussi des non-francophones qui nous écoutent, on le voit dans les commentaires, mais c’est une part minime. Par contre, une chose que l’on n’avait pas vraiment anticipée, c’est qu’on est sollicités par pas mal de marques françaises à l’étranger. Par exemple, on est allés faire l’ouverture d’une boutique Hermes en Corée. Notre musique est également utilisée pour la pub de la nouvelle CLIO de Renaud, en Belgique en Hollande et au Luxembourg.

Comptez-vous un jour élargir votre public en réalisant des interviews en anglais ou en espagnol par exemple?

On ne compte pas se l’interdire mais pour l’instant il y a déjà pas mal de chose à faire en français. Dans le futur, pourquoi pas.

« Il y a une personnalité belge qu’on adore tous les trois. On aimerait vraiment réussir à la rencontrer un jour. »

Quelle est la personnalité que vous rêveriez d’interviewer?

Il y en a plusieurs. En France, on aimerait vraiment rencontrer Marion Cotillard, Fabrice Luchini et Jean Dujardin. Mais il y a une personnalité belge qu’on adore tous les trois, c’est Virginie Efira. On aimerait vraiment réussir à la rencontrer un jour.

Pas Angèle?

Si, évidemment! D’ailleurs ça fait longtemps qu’on en parle, on a même essayé de la contacter. Mais en ce moment elle court partout, elle est très occupée, du coup c’est difficile de la rencontrer. C’est juste dingue ce qui lui arrive. Mais oui, on l’adore aussi.

En novembre, vous ferez l’Olympia. Puis le Zénith de Paris en 2020… Est-ce que vous vous attendiez à un tel succès?

Pas du tout. On était même assez sceptiques à l’idée de remplir l’Olympia et on ne pensait pas une seconde avoir la chance de le remplir en cinq semaines, sept mois avant la date du concert. C’est une grosse surprise, et on est évidemment trop contents.

Au fait, ça ressemble à quoi un concert de Bon Entendeur?

C’est joyeux, dansant et éclectique. Il y a deux formats différents: les dj sets et les lives. Le dj set, c’est un format un peu plus léger. Mais quand on viendra à la Madeleine par exemple, ce sera un live. Du coup, c’est une proposition beaucoup plus importante avec des jeux de lumière, des écrans, du contenu vidéo. La nouveauté c’est qu’on a un partenariat avec l’Ina (Institut National de l’Audiovisuel), ce qui nous a permis d’accéder aux archives audiovisuelles françaises de toutes les chaînes et d’allier l’image et le son lors de nos concerts.

Selon vous, quelles sont les meilleures conditions pour écouter votre album?

En voiture, t’es sur une jolie petite route avec du soleil, tu vas rejoindre des copains pour prendre l’apéro, t’entends les cigales.

Bon Entendeur se produira à La Madeleine le 14 novembre 2019. Réservez vos places ici.

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