Interview: Tanaë, la nouvelle révélation belge

Interview: Tanaë, la nouvelle révélation belge
© Juliette Reip

Tanaë, nouveau nom très prometteur de la scène belge, est sur tous les fronts cet été. Nous l’avons rencontrée lors de son passage aux Ardentes pour en savoir plus sur son parcours et son univers. Interview.

En mai dernier, la jeune Belge (Liégeoise plus précisément!) a sorti son premier album: Talking to Myself, qui suit d’un an son premier EP, Introspection. Cet été, Tanaë est programmée lors de nombreux festivals, l’occasion idéale pour la découvrir davantage. C’est d’ailleurs ce que l’on a tenté de faire sous le soleil des Ardentes, à Liège.

Tanaë, une Liégeoise à découvrir au plus vite

Peux-tu te présenter en quelques mots?

Je m’appelle Tanaë, je suis Liégeoise et j’ai 22 ans. Je suis chanteuse et je fais également des études à l’Académie des Beaux-Arts, j’y étudie le graphisme.

Comment as-tu été amenée à faire de la musique?

En fait, c’est ma maman qui a envoyé une bande-son à mon producteur et manager d’aujourd’hui, Manu Freson. Il ne l’a pas écoutée tout de suite mais une fois que c’était fait, il m’a demandé de faire des tests en studio. Au début, je ne voulais pas spécialement parce que j’étais super timide, mais il a insisté. Alors je me suis dit « ok je le fais » et on a commencé à travailler ensemble. Ça va faire deux ans et demi maintenant.

Entre le graphisme et la musique, quel est le projet qui te tient le plus à cœur?

La musique c’est sûr! À la base j’étudie le graphisme parce que ça me plaît, que j’aime faire plusieurs choses en même temps et pour une question de sécurité: on ne sait jamais ce qu’il va se passer…

Tu as d’abord été repérée avec des reprises sur les réseaux sociaux… Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire ta propre musique?

C’était un peu une suite logique en fait. On avait fait plusieurs reprises de chansons connues, qui ont bien marché. Les gens étaient plutôt réceptifs à ce qu’on faisait. Donc on s’est dit que créer nos propres sons et nos propres musiques ça pouvait le faire, alors on l’a fait!

Comment s’est déroulée cette création?

À la base, moi je ne m’y connais pas du tout en musique, je n’avais jamais vu de studio de ma vie. Je ne savais pas du tout comment on composait une chanson. C’est mon manager et producteur qui a pris les choses en main pour mon premier EP. Pour l’album par contre, j’ai pu m’impliquer beaucoup plus.

En général, Manu compose d’abord les instrus, selon ce que j’aime, les influences que je lui envoie, et on modifie un peu ensemble les sons pour avoir quelque chose qui me correspond. Puis je chante en yaourt (ndrl. dire n’importe quoi) pour voir ce que ça peut donner. Ensuite j’écris les paroles, soit seule ou avec lui, ça dépend.

Tu dis que tu as des influences… Quelles sont-elles?

Jorja Smith, Lana del Rey, Billie Eilish… Plein de trucs!

Des artistes anglophones en somme! D’ailleurs, tu chantes toi-même en anglais, pourquoi avoir choisi cette langue?

En effet, j’écoute presque que des chansons anglaises. Donc ça a été une évidence pour moi de chanter dans cette langue, ça collait avec le style musical que je voulais créer. En plus, quand j’ai commencé, j’étais super timide. Ça permet du coup de mettre une certaine distance avec ce que je racontais qui est très personnel. En français, ma langue maternelle, ça aurait sûrement été plus difficile pour moi de partager mes chansons en sachant que tout le monde allait comprendre.

As-tu déjà été amenée à travailler avec d’autres artistes belges?

Je viens de sortir un featuring avec le groupe Sunday Charmers, qui vient de Bruxelles. Sinon on enregistre aussi dans la capitale au Rock’n’roll Studio. Quant aux paroles, on a également travaillé avec Yannick Lemoine. Une belle équipe de Belges!

Avec qui aimerais-tu collaborer?

Si je ne dois citer qu’une seule personne, ce serait Florence and the Machine.

Sur scène cet été

Tu viens de Liège, donc tu as sûrement déjà été festivalière aux Ardentes… Qu’est-ce que ça fait d’être là en tant qu’artiste?

Oui en effet, et c’est le premier festival que j’ai fait en plus! J’avais 15 ans je crois, et depuis je viens chaque année. Donc c’est complètement fou pour moi d’être là aujourd’hui, c’est vraiment quelque chose de spécial. En plus, c’est la dernière année que les Ardentes se déroulent sur ce site. C’est mythique d’être ici.

Beaucoup de festivals se profilent à l’horizon. Qu’attends-tu de cet été?

Hmm déjà, beaucoup de coups de soleil! (rires) Sinon, j’espère vraiment que les gens vont me découvrir grâce à toutes ces dates vu qu’on ne me connaît pas encore. Je pense que j’ai énormément de chance de pouvoir participer à tout ça, puisque ça ne fait que deux ans que je suis dans la musique. Donc j’espère que le public va vraiment venir me voir et qu’on va s’amuser.

À quoi peut-on s’attendre lors d’un concert de Tanaë?

Me voir en concert, c’est que de l’amusement, vraiment! On est là pour kiffer tous ensemble, pour danser un peu certainement, et être touché j’espère, par ce que je fais passer dans mes chansons.

Jusqu’ici, es-tu satisfaite de ton parcours?

Franchement, oui! J’ai beaucoup de chance d’être entourée de personnes bienveillantes et qui sont à fond derrière moi et derrière mon projet. Et qui sont très compétentes. Je pense que c’est rare d’être soutenue et suivie à ce point. Pas uniquement d’un point de vue financier, mais aussi humainement. Je suis entourée de personnes qui croient dans mon projet, en moi, qui ont envie que ça fonctionne et qui veulent y participer.

Tanaë sera à LaSemo, aux Francofolies de Spa, au Brussels Summer Festival et aux Solidarités (Namur).

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