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8 livres pour mieux comprendre l’écoféminisme

Et si l’emprise des êtres humains sur la nature était soumise aux mêmes règles de domination que celles des hommes sur les femmes? C’est le postulat de l’écoféminisme, un courant né dans les années 70 et qui opère un retour en force.

Après avoir lu Dans la forêt de Jean Hegland et Le mur invisible de Marlene Haushoffer, deux romans qui mettent les femmes au cœur de la nature dans une société en plein bouleversement, peut-être voudriez-vous en savoir plus sur les connexions entre féminisme et écologie. La philosophe Françoise d’Eaubonne aurait été la première à introduire le terme dans la langue française. Son texte fondateur Le Féminisme ou la mort sera d’ailleurs réédité le 30 octobre prochain. Le mouvement, né dans les années 80 dans les pays anglo-saxons, aurait été initié par des femmes soulignant le lien entre exploitation des ressources naturelles et exploitation de la gente féminine. Pour le comprendre, il y a des ouvrages percutants et digestes. Nos préférés sont les suivants.

1. Le féminisme ou la mort, Françoise d’Eaubonne (1974)

Pour empêcher l’assassinat généralisé du vivant, il n’y a aucune alternative sinon l’écoféminisme, selon l’auteure. En faisant du capitalisme patriarcal le dénominateur commun de l’oppression des femmes et de l’exploitation de la planète, Françoise d’Eaubonne offre de nouvelles perspectives au mouvement féministe et à la lutte écolo. Le texte est introduit par deux chercheuses militantes: Myriam Bahaffou et Julie Gorecki soulignent les ambiguïtés du courant et proposent des pistes pour bâtir un écoféminisme intersectionnel et décolonial.

2. Femme et nature, Susan Griffin (1978)

Woman and Nature: The roaring inside her, paru en 1978, est reconnu pour son importance dans l’avènement de l’écoféminisme. Il n’en existe cependant aucune traduction. Margot Lauwers propose ici une introduction à l’ouvrage ainsi que quelques extraits adaptés.

3. Écoféminisme, Maria Mies et Vandana Shiva (1999)

Le point de vue de deux femmes, confrontées aux mêmes questions fondamentales sur le sort des générations futures et la survie de la planète: l’une avec le regard du Sud, l’autre vivant « au cœur de la bête », dans le Nord.

4. Reclaim, Anthologie de textes écoféministes, Émilie Hache (2016)

La COP 21 a suscité un regain d’intérêt en France pour l’écoféminisme. Cette anthologie permet de découvrir les textes des principales figures du mouvement (Susan Griffin, Starhawk, Joanna Macy, Carolyn Merchant…), certains textes donnant l’impression qu’ils ont été écrits aujourd’hui.

5. Faire partie du monde, Réfléxions écoféministes (2017)

« À l’heure où des crises environnementales, économiques, politiques et humanitaires se croisent et menacent jusqu’à la vie sur Terre, il est troublant de constater que nous ne faisons toujours pas de la défense du vivant une priorité », nous dit ce collectif. Comprendre les similitudes de fonctionnement du patriarcat et de l’exploitation de la nature permet de revaloriser de puissantes stratégies de résistance, avec pour leitmotivs la décentralisation du pouvoir, la décolonisation, les droits des animaux…

6. Sœurs en écologie, Pascale d’Erm (2017)

« De la grande déesse aux justicières de la Terre, de Hildegarde de Bingen à Vandana Shiva et Rachel Carson, les femmes ont un lien particulier à la nature. Sorcières, scientifiques, économistes, juristes, pionnières de l’écologie… elles sont à l’origine d’avancées fondamentales. L’Histoire les a pourtant passées sous silence ». Tel un voyage initiatique, Pascale d’Erm nous fait redécouvrir ces femmes engagées et inspirées. Elle fait ici le récit d’une nouvelle façon d’habiter le monde.

7. Rêver l’obscur. Femmes, magie et politique, Starhawk (2019)

Paru en 1982, cet essai ouvre des pistes essentielles pour en finir avec le sentiment d’impuissance face à l’oppression des femmes et au saccage écologique. Lucide et vivifant, le livre campe les fondements de la pensée de l’activiste californienne Starhawk, figure majeure du courant.

8. Être écoféministe, Jeanne Burgart Goutal (2020)

Derrière l’écoféminisme il y a une multitude de pensées et de pratiques militantes. Rompant avec l’approche chic et apolitique en vogue, le livre de Jeanne Burgart Goutal restitue la richesse et la diversité des théories développées par la mouvance: critique du capitalisme et de la technoscience, redécouverte des sagesses et savoir-faire traditionnels, réappropriation par les femmes de leur corps… Dans ce road trip philosophique, l’auteure nous guide sur les pas des écoféministes, depuis les Cévennes où certaines tentent l’aventure de la vie en autonomie, jusqu’en Inde, chez la star du mouvement, Vandana Shiva.

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