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7 raisons de lire Nuits d’été à Brooklyn de Colombe Schneck

Nuits d’été à Brooklyn de Colombe Schneck est sorti juste avant le confinement, mais le retour de la chaleur estivale offre l’occasion idéale de se plonger dans ce roman qui mêle histoire d’amour et enquête policière durant l’été 91 à New York.

Le point de départ de l’histoire: après la mort accidentelle d’un jeune garçon, des émeutes raciales éclatent entre la communauté juive et noire du quartier Crown Heights, à Brooklyn. Esther, une jeune Parisienne ayant décroché un stage à la rédaction du journal Le Monde, va enquêter sur cet événement. Mais son besoin de comprendre le racisme va résonner de manière dramatique avec l’histoire d’amour qu’elle est en train de vivre. Elle est juive et blanche, lui est noir et marié. Si la mort de George Floyd survenue deux mois après la sortie du roman confirme que Colombe Schneck s’attaque à un sujet brûlant d’actualité (racisme, peur d’être noir, violences policières, etc.), on a aussi adoré plonger dans une époque décrite avec beaucoup de sensibilité et d’humour. Certainement parce que l’écrivaine s’est aussi inspirée de sa propre histoire…

1. Pour suivre l’itinéraire d’une apprentie journaliste

Le roman de Colombe Schneck se situe au carrefour de plusieurs genres littéraires et on aime beaucoup lorsqu’il frôle le roman d’apprentissage: une jeune Parisienne est propulsée avec sa jupe en coton Agnès B. et son insouciance dans l’une des villes les plus excitantes du monde. Elle va réaliser un stage dans le bureau new-yorkais d’un des plus grands quotidiens français, alors que le monde est en train de se redessiner après la chute du mur de Berlin. Convaincue d’arriver au bon moment, “que sa génération serait celle du triomphe de la démocratie”, elle va couvrir les émeutes de Crown Heights et découvrir comment le racisme continue de diviser la société américaine.

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2. Parce qu’on plonge dans le New York des années 90

Même si on aurait été curieuses de voir Esther sortir avec des leggings et des jupes tubes dans des entrepôts new-yorkais, danser jusqu’au bout de la nuit sur la house de l’époque, on plonge dans un New York qui se rapproche plus de celui de Woody Allen que celui de Keith Haring. La jeune journaliste décrit son petit studio “avec l’unique et large fenêtre qui reçoit tout le ciel bleu et dur de la ville”, les intellectuels qu’elles croisent, les talk-shows américains de l’époque qu’elle regarde avec sa voisine française Valérie, les concerts gratuits dans le petit jardin du MoMA, ces premières assiettes avec les tournesols de Van Gogh qu’elle achète à la boutique du Metropolitan Museum…

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3. Parce qu’Esther se fait draguer dans des soirées mondaines

L’apprentie journaliste ne passe pas inaperçue à New York avec son look de petite Parisienne BCBG. Elle flirte avec un banquier qui tente de la séduire avec un disque de musique classique et couche le premier soir avec un jeune Brésilien qui “la caresse avec un glaçon et ne lui demande pas son numéro de téléphone”. Lors d’une soirée mondaine, elle sera aussi draguée par le rédacteur en chef d’une revue littéraire, un intellectuel juif en qui elle voit le gendre parfait qui rassurerait sa mère et sa grand-mère. Mais surtout, elle fait la rencontre de Frederick, un homme noir et marié, un professeur d’université spécialiste de Gustave Flaubert avec qui elle va vivre une passion amoureuse.

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4. Parce que Frederick lui enregistre une cassette

Ah la cassette, quel bel objet nostalgique! On se souvient de l’époque où l’on enregistrait amoureusement nos morceaux préférés pour les écouter ensuite sur un walkman. Frederick offre à Esther une cassette sur laquelle il a enregistré ses chansons préférées: “Summer Soft”, “You are the sunshine of my life” et “My chérie Amour” de Stevie Wonder. Petit nom qu’il aimera donner à Esther, après lui avoir fait l’amour sur le canapé-lit à rayures bleues de son studio de l’Upper East Side…

5. Parce qu’Esther découvre les “tuna melts”

Lorsque la jeune Parisienne rencontre pour la première fois Frederick, c’est pour l’interviewer. L’élégant professeur d’université lui donne alors rendez-vous à l’Union Square Cafe, une imitation des “diners” américains, avec du mobilier en formica bleu clair, rouge et jaune. Il commande des “tuna melts”, “du thon en miettes sur un muffin toasté, agrémenté d’une tranche de cheddar fondu”. Esther trouve ce mélange étrange, et nous, on rêve d’essayer la recette!

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6. Parce qu’Esther mène l’enquête

Nuits d’été à Brooklyn est aussi une enquête policière et journalistique. Esther, armée de son magnétophone, de son carnet et de son crayon, rencontre différents protagonistes qui l’aident à comprendre pourquoi et comment les événements à Crown Heights ont dégénéré en émeutes raciales. Pourquoi la police a-t-elle mis tant de temps à intervenir? Pourquoi des Noirs ont-ils crié dans les rues “Vive Hitler” et “À mort les Juifs”? Cette enquête sociale et politique se double de la quête intérieure d’une jeune femme seule à New York: y a-t-il un avenir possible avec Frederick? Peuvent-ils s’aimer alors que tout les oppose, hormis l’amour de la littérature? L’histoire amoureuse et sociale sont habilement entremêlées dans une intrigue efficace.

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7. Parce que Colombe Schneck mêle réalité et fiction

Alors que le confinement l’empêche de poursuivre la promotion de son roman, Colombe Schneck fait du tri dans son appartement et tombe sur des photos et des documents de l’époque qui lui ont inspiré les Nuits d’été à Brooklyn. L’écrivaine, comme son personnage Esther, a été stagiaire à la rédaction du Monde en 1991. Elle décide alors de partager ces trouvailles sur son compte Instagram et imagine les réponses qu’elles auraient donné si elle avait été interviewée: “Quelle est la part de fiction et de vérité dans ce roman est la question qui revenait le plus souvent de mes lecteurs imaginaires. Montrer à travers ces photos de rues, d’objets, de vêtements, comment d’un détail, d’un fait, j’invente un personnage, une situation, je la transforme, était le meilleur moyen de répondre, écrire c’est bien sûr voler, et c’est un grand plaisir d’avoir le droit de le faire. J’apporte sur Instagram les preuves de mes vols et de mes mensonges”, explique Colombe Schneck dans une interview passionnante sur le site Diacritik.

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Nuits d’été à Brooklyn, Colombe Schneck, éditions Stock, 20€.

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