10 livres à lire cet été selon l’Académie Goncourt

10 livres à lire cet été selon l'Académie Goncourt
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L’Académie Goncourt vient de dévoiler une liste de 10 livres à lire cet été. Parmi les auteurs, une Belge: Myriam Leroy.

À la recherche du livre à emporter avec vous en vacances ou à dévorer dans un parc cet été? Ce 6 juin, l’Académie Goncourt a listé les ouvrages parfaits pour la saison. Parmi les titres, trois sont parus aux éditions Fayard: Celui qui disait non d’Adeline Baldacchino, Perrault de Patricia Bouchenot-Déchin et Rien de ce qui est humain n’est honteux de Marianne Vic. On trouve également Fief, le premier roman de David Lopez, récompensé par le prix du Livre Inter cette année, et Ariane, le premier roman de Myriam Leroy, qui conte les amitiés toxiques et l’ingratitude de l’adolescence.

La sélection de l’Académie Goncourt

Voici les 10 livres conseillés par l’Académie Goncourt, ainsi que leurs première et quatrième de couverture.

1 Celui qui disait non d’Adeline Baldacchino (Fayard)

Résumé et mot de l’éditeur: « Quand August et Irma comprennent que la politique rattrape toujours ceux qui s’en défendent, il est déjà trop tard pour survivre, mais encore temps de mourir libres. Le 13 juin 1936, un homme perdu dans la foule, sur le quai d’un chantier naval de Hambourg, refuse de saluer Hitler. Le 28 avril 1942, une femme fait partie du premier convoi des gazées de Ravensbrück. Ou comment une histoire d’amour devient une histoire d’insoumission. Ce roman est leur tombeau, dédié aux vivants qui voudraient se souvenir de l’avenir. »

2 Requiem pour un chat d’Olivier Bellamy (Grasset)

Résumé et mot de l’éditeur: « La disparition d’un être cher nous bouleverse parfois au-delà de ce qu’on pouvait imaginer. Dans le cas d’un animal familier, c’est l’âme silencieuse d’une maison qui s’en va. Comme si le piano familial devenait muet. Le chagrin qui nous étreint alors s’apparente à la fois à un chagrin d’enfant dont la fulgurance semble devoir durer toujours, et à une peine d’adulte, lourde de souvenirs anciens et de blessures enfouies. Pendant la maladie de sa chatte Margot, Olivier Bellamy a tenu un registre médical qui est vite devenu un journal sentimental. Dans cet état de vulnérabilité propice aux rendez-vous vrais, il s’est rapproché des vivants, notamment de sa mère pour mieux comprendre les griffures du passé. Il a aussi vu réapparaître des fantômes, en particulier un amour perdu qui traversa la vie comme un chat sauvage. Dans ce livre sensible et non dénué d’humour, le journaliste musical préféré des Français compose une émouvante «  sonate des adieux  », où il se dévoile comme malgré lui, et marque d’une voix qui sonne juste son entrée en littérature. »

3 Perrault de Patricia Bouchenot-Déchin (Fayard)

Résumé et mot de l’éditeur: « Il était une fois cinq frères liés comme les doigts d’une main… Le benjamin, Charles, les mène sur le chemin de la gloire. Et pourtant, après avoir été la cheville ouvrière de l’ambitieuse politique artistique de Louis XIV pendant vingt ans, il est brutalement évincé du pouvoir. L’académicien et écrivain polémiste, blessé, néanmoins toujours joueur, riposte et oppose des rêves fastueux à la réalité. Champion des Modernes contre les Anciens, il laisse paraître, au terme d’une vie bien remplie, ses contes –  toujours aussi célèbres aujourd’hui  – mais étrangement sous le seul nom de son fils.
Dans une biographie pleine d’allant et riche en inédits, Patricia Bouchenot-Déchin révèle un homme complexe et fantasque. Son destin héroïque et tragique, façonné dans le miroir ardent de ses métamorphoses, s’apparente à celui d’un Petit Poucet devenu tour à tour Chat botté, prince charmant et Barbe bleue.
Patricia Bouchenot-Déchin a publié biographies, essais et romans. Ses travaux sur André Le  Nôtre et sa biographie parue chez Fayard ont reçu de nombreux prix en Europe et aux États-Unis parmi lesquels, en France, le prix Hugues Capet 2013 et en 2014 le prix d’Académie de l’Académie française. »

4 Le lambeau de Philippe Lançon (Gallimard)

Résumé et mot de l’éditeur: « Lambeau, subst. masc.
1. Morceau d’étoffe, de papier, de matière souple, déchiré ou arraché, détaché du tout ou y attenant en partie.
2. Par analogie : morceau de chair ou de peau arrachée volontairement ou accidentellement. Lambeau sanglant ; lambeaux de chair et de sang. Juan, désespéré, le mordit à la joue, déchira un lambeau de chair qui découvrait sa mâchoire (Borel, Champavert, 1833, p. 55).
3. Chirurgie : segment de parties molles conservées lors de l’amputation d’un membre pour recouvrir les parties osseuses et obtenir une cicatrice souple. Il ne restait plus après l’amputation qu’à rabattre le lambeau de chair sur la plaie, ainsi qu’une épaulette à plat (Zola, Débâcle, 1892, p. 338).  »

5 Ariane de Myriam Leroy (Don Quichotte)

Résumé et mot de l’éditeur: « ‘Quand j’ai eu douze ans, mes parents m’ont inscrite dans une école de riches. J’y suis restée deux années. C’est là que j’ai rencontré Ariane. Il ne me reste rien d’elle, ou presque. Trois lettres froissées, aucune image. Aucun résultat ne s’affiche lorsqu’on tape son nom sur Google. Ariane a vécu vingt ans et elle n’apparaît nulle part. Quand j’ai voulu en parler, l’autre jour, rien ne m’est venu. J’avais souhaité sa mort et je l’avais accueillie avec soulagement. Elle ne m’avait pas bouleversée, pas torturée, elle ne revient pas me hanter. C’est fini. C’est tout.’ Elles sont collégiennes et s’aiment d’amour dur. L’une vient d’un milieu modeste et collectionne les complexes. L’autre est d’une beauté vénéneuse et mène une existence légère entre sa piscine et son terrain de tennis. L’autre, c’est Ariane, jeune fille incandescente avec qui la narratrice noue une relation furieuse, exclusive, nourrie par les sévices qu’elles infligent aux autres. Mais leur histoire est toxique et porte en elle un poison à effet lent, mais sûr. Premier roman sur une amitié féroce, faite de codes secrets et de signes de reconnaissance, à la vie à la mort. »

6 Fief de David Lopez (Le Seuil)

Le mot de l’éditeur: « Quelque part entre la banlieue et la campagne, là où leurs parents ont eux-mêmes grandi, Jonas et ses amis tuent le temps. Ils fument, ils jouent aux cartes, ils font pousser de l’herbe dans le jardin, et quand ils sortent, c’est pour constater ce qui les éloigne des autres. Dans cet univers à cheval entre deux mondes, où tout semble voué à la répétition du même, leur fief, c’est le langage, son usage et son accès, qu’il soit porté par Lahuiss quand il interprète le Candide de Voltaire et explique aux autres comment parler aux filles pour les séduire, par Poto quand il rappe ou invective ses amis, par Ixe et ses sublimes fautes d’orthographe. Ce qui est en jeu, c’est la montée progressive d’une poésie de l’existence dans un monde sans horizon. Au fil de ce roman écrit au cordeau, une gravité se dégage, une beauté qu’on extirpe du tragique ordinaire, à travers une voix neuve, celle de l’auteur de Fief. »

7 Le bleu du lac de Jean Mattern (Sabine Wespieser)

Résumé et mot de l’éditeur: « En remplaçant au pied levé Pogorelich dans une salle de concert londonienne, celle qui allait devenir la grande pianiste Viviane Craig ne se doutait pas qu’un défi bien plus difficile l’attendait. Concertiste célébrée, elle vit depuis des années une passion secrète avec James Fletcher, critique musical charismatique – et boxeur à ses heures –, quand un appel lui apprend le décès brutal de son amant. Au bout du fil, l’exécuteur testamentaire, sans mesurer la portée de la requête posthume qu’il transmet, l’invite à jouer lors de la messe de funérailles. Pendant le long trajet en métro qui va la conduire à l’église choisie par James, minutieux ordonnateur de la cérémonie, Viviane, stupéfiée d’avoir accepté sans réfléchir cette épreuve, laisse libre cours aux émotions qui l’assaillent. L’angoisse de ne pas parvenir à dissimuler son violent chagrin, voué lui aussi à la clandestinité, le ressac des souvenirs heureux, les confidences arrachées à l’homme énigmatique qu’était James cohabitent en un fiévreux et hypnotique monologue intérieur, au fil des stations de la Piccadilly Line. Beau chant d’adieu et vibrant hommage au pouvoir de la musique que ce nouveau roman, parfaitement maîtrisé, de Jean Mattern, subtil interprète du trouble amoureux et de la complexité des sentiments. »

8 Massif central de Christian Oster (L’Olivier)

Résumé et mot de l’éditeur: « ‘Je ne dis pas que Carl Denver avait l’intention de me tuer. Je dis que de mon côté il s’agissait plutôt d’une crainte diffuse, née de la connaissance que j’avais de Carl Denver et du passé de notre relation.’ Entre Paul et Carl Denver, il y a Maud. La femme que Paul a prise à Denver, et qu’il vient de quitter. Trahison et désamour, une double faute que Denver, un personnage apparemment incontrôlable, semble prêt à lui faire expier. Sous cette menace latente, Paul se réfugie dans le centre de la France. Mais la suite le conforte dans l’idée qu’il ne pourra pas échapper à Denver. Avec Massif central, Christian Oster nous livre un de ses romans les plus captivants. »

9 Une rose et un Balai de Michel Simonet (Ed. de la Revue Conférence)

Résumé et mot de l’éditeur: « Michel Simonet est cantonnier à Fribourg. Il parle de son métier, qui est aussi une vocation: rendre une ville présentable, veiller à sa propreté, permettre à ses habitants de jouir d’elle sans se poser la question des conditions nécessaires à leur bien-être.  Succession de scènes et de portraits étonnamment proches de la poésie là où l’on ne pensait pas devoir la trouver, Une Rose et un Balai propose une réflexion amusée sur nos façons de vivre et de nous comporter. Ce petit livre plein d’humour et de sagesse invente, après les horizons parfois trop larges des épopées de la route et de l’aventure, une « poésie de la voirie », attentive à tous les gestes quotidiens et propice à des méditations inattendues.  »

10 Rien de ce qui est humain n’est honteux de Marianne Vic (Fayard)

Résumé et mot de l’éditeur: « Chaque famille a ses drames et ses secrets. Dans celle d’Yves Saint Laurent, ce sont les femmes qui subissent et qui savent sans dire. Des mensonges devenus légendes, pour tenter de déguiser la honte sans jamais l’effacer. C’est par la littérature que la narratrice conjurera le destin. Il faut revenir là où tout a commencé et traverser l’enfance, pour mettre à nu ces femmes que son oncle voulait tant rhabiller. Depuis le sud misérable de l’Espagne du XIXe siècle jusqu’au Paris des arts et de la couture, en passant par l’Algérie française, la narratrice raconte comment l’on s’extrait des mécaniques du drame. Un roman poignant des origines. »

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