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Témoignage: “J’ai été diagnostiquée diabétique à l’âge de 10 ans”

Julie a appris qu’elle souffrait de diabète à l’âge de 10 ans. Elle raconte comment elle a rapidement appris à y faire face, et nous parle des remarques qu’on lui fait quotidiennement et dont elle se passerait bien.

“J’étais en cinquième année quand j’ai soudainement perdu beaucoup de poids. J’avais souvent le vertige, j’avais mal de tête et j’allais aux toilettes bien plus souvent qu’auparavant. Nous n’avions aucune idée de ce que cela pouvait être, et ça a continué d’empirer. L’une des collègues de ma mère souffrait de diabète et a reconnu les symptômes. Un jour, elle a effectué un prélèvement de sang sur le bout de mon doigt pour mesurer mon taux de glycémie. Mes valeurs se sont avérées bien trop élevées. Une demi-heure plus tard, nous étions aux urgences.

On m’a rapidement diagnostiqué un diabète de type 1, ce qui signifie que mon pancréas ne fabriquait plus d’insuline. Je suis restée une semaine à l’hôpital et les éducateurs en diabétologie m’ont très bien entourée. Une fois l’état de choc passé, j’ai appris à calculer les portions de glucides et à faire la piqûre de prélèvement ainsi que les injections d’insuline. De cette façon, j’avais déjà un meilleur contrôle sur la maladie.

Injections d’insuline et calcul des glucides

Je fais tout ça depuis 15 ans maintenant. Je m’injecte de l’insuline quatre fois par jour. Dès que je m’apprête à manger, je m’injecte une dose à action rapide. La quantité administrée dépend de la portion de glucides que je vais manger. Une portion est de 12,5 grammes. Pour calculer la bonne dose d’insuline à prendre, je multiplie le nombre de portions glucidiques présentes dans mon assiette par une certaine valeur et je sais alors quelle quantité je dois m’injecter. Quand je vais dormir, je prends une dose à action lente.

Heureusement, grâce aux progrès technologiques, nous disposons aujourd’hui d’excellentes solutions pour contrôler notre glycémie. Par exemple, j’utilise un capteur qui me permet de surveiller en continu mon taux de glycémie via une application sur mon smartphone. Je ne dois donc prélever mon sang que deux fois par jour au lieu de quatre fois.

Par contre, je suis fatiguée d’entendre constamment des questions concernant absolument tout ce que je mange, du style: “Tu as le droit de manger ça?”. Le diabète n’est pas une allergie au sucre. Je mange autant de sucre qu’une personne qui n’est pas diabétique. Seulement, s’il y a trop de fluctuations, les conséquences sont beaucoup plus graves que pour quelqu’un qui ne souffre pas de cette maladie.

Une patiente consciencieuse

C’est d’ailleurs pour cette raison que mon état général est régulièrement contrôlé. Mes yeux, mon cœur, mes poumons et ma thyroïde sont surveillés de près. Les problèmes aux pieds sont également fréquents chez les diabétiques. Les blessures peuvent s’enflammer beaucoup plus rapidement et chez les personnes âgées, et cela conduit parfois à des amputations. Mais mon médecin dit que je suis une patiente très consciencieuse et ça me rassure.

Je peux aussi faire du sport et travailler comme éducatrice en équipe. Donc je dirais que même si la maladie a évidemment un impact sur ma vie, je peux quand même faire tout ce que j’aime. Beaucoup de gens pensent que je ne peux pas manger de sucre du tout mais heureusement, ce n’est pas le cas. Comme je compte constamment les portions de glucides que j’ingère, je me rends bien compte que j’aurais du mal à m’en priver. Les glucides sont partout.”

Texte: Marieke Vereecken.

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