Le régime sans régime

Le régime sans régime

Comme tout est autorisé tant qu’on mange en ayant faim, la vie sociale et familiale n’est pas bouleversée. La perte de poids est progressive (parfois chaotique) car il faut apprendre à manger en pleine conscience et ne pas utiliser la nourriture pour répondre aux émotions, éliminer les idées reçues et résister aux pressions de l’entourage.

Principe de base: on mange ce qu’on veut à condition d’avoir faim

Ici, il n’y a ni listes d’aliments autorisés ou interdits, ni calculs de calories, ni horaires à respecter… On mange ce qu’on veut, à une seule condition: agir par faim et avec plaisir. Cette approche n’est pas  neuve mais remise au goût du jour suite aux mauvaises réputations des diètes classiques; elle est basée sur l’écoute des sensations. D’ailleurs, la priorité n’est pas l’amaigrissement, même s’il est généralement constaté chez les personnes en surpoids, mais la réconciliation avec la nourriture et l’amélioration des souffrances psychologiques liées au poids. Ce modèle dit « biopsychosensoriel » s’inspire des thérapies comportementales et cognitives.

Le principe, ultrasimple en théorie, mais qui demande un long cheminement dans la pratique, se résume ainsi: manger quand on a faim et reposer ses couverts dès que survient le rassasiement. Bonne nouvelle: les aliments honnis des autres régimes sont tous autorisés! L’essentiel: arriver à ne pas « utiliser » l’alimentation de façon systématique pour calmer ses émotions, remplacer la quantité par le plaisir de la dégustation.

En pratique

Un exercice? Pesez-vous le matin. Remplacez, ensuite et pendant quatre jours, votre petit-déjeuner par exemple par des carrés de chocolat. Vous en mangez tant que vous avez faim et cessez dès que vous êtes rassasiée. Repassez sur la balance après cette période: malgré la dégustation de l’aliment honni des régimes, votre poids n’aura pas augmenté d’un gramme. Voilà qui fait comprendre que le chocolat ne fait pas grossir. Qu’il n’y a pas, d’un côté, les aliments permis (légumes, poisson, fruits…) et, de l’autre, les interdits (confiture, biscuits, brioche, pâtes…).

Inconvénients de la méthode

Lorsqu’on est abonnée aux diètes drastiques et/ou folkloriques, on perd l’habitude d’écouter son corps, ses impressions de faim et de satiété. Or, le réapprentissage est généralement long et laborieux. Il faut également éliminer pas mal d’idées reçues (« Oui, on peut manger du chocolat tous les jours et perdre du poids »). L’introspection permanente (« Ai-je vraiment faim ou juste envie de ce dessert? ») et l’énorme liberté face au frigo sont perturbantes. Enfin, la satiété est une notion nettement plus compliquée à retrouver que celle de la faim.

L’avis d’une adepte de ce « non régime »

Catherine Grangeard, psychanalyste, psychologue « En cas de régime, on ne cherche pas à comprendre pourquoi on mange trop ou mal. Quand les résultats espérés ne sont pas au rendez-vous, on culpabilise. En effet, on a accepté de se restreindre durant un certain temps mais sans changer ses habitudes, sans respecter sa faim, ni son plaisir… Etre prêt à entamer une démarche plus en profondeur, à rechercher les causes de l’obésité consiste en un travail pluridisciplinaire, exigeant la double approche simultanée du corps et de l’esprit. Donc d’un nutritionniste et d’un psy (psychologue ou psychiatre). »

Pour en savoir pluswww.gros.org et www.linecoaching.com

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