J’ai testé: apprendre à skier sur le tard et survivre

J'ai testé: apprendre à skier sur le tard et survivre
© Getty

C’est une situation plus fréquente que ce que l’on veut nous faire croire… Dans une bande de potes, il y a toujours cette personne qui n’a pas connu les classes de neige en primaire et qui n’a jamais essayé d’apprendre à skier par la suite. Cette personne, c’était moi et j’ai décidé d’y remédier.

Dans la vie, il y a deux catégories de personnes: celles qui skient et les autres! Le premier groupe connaît les joies de la glisse, le plaisir de marcher dans la neige encore fraîche, le bonheur de finir la journée au coin du feu avec une raclette et les vacances à la montagne entre amis, pleines de souvenirs mémorables. Quant au deuxième groupe… il ne connaît que les joies de liker sur les réseaux sociaux les photos d’amis en vacances aux sports d’hiver, tout en mangeant une raclette seul (quitte à déprimer, autant ne pas se priver de tout, non?).

Être adulte et n’avoir jamais skié

Je faisais malheureusement partie de cette deuxième catégorie. « Malheureusement », toute proportion gardée: reconnaissons qu’il y a pire dans la vie qu’être celle du groupe à n’avoir jamais skié! Parlons donc plutôt d’un léger handicap social. Et le problème, c’est que le temps ne guérit pas cette blessure: plus on tarde à apprendre à skier, moins on risque d’être doué. J’en avais donc conclu que je ne connaîtrais jamais les plaisirs des sports d’hiver, et puis c’est tout.

Mais n’y a-t-il pas un célèbre dicton qui proclame: « Ne jamais dire jamais »? Une occasion de partir au ski s’étant présentée, avouez qu’il aurait été bête de la laisser passer: un voyage dans les Alpes du Sud, où la neige étincelle et où le soleil rayonne autant que sur la côte. Du haut de mes 23 ans, me voilà donc décidée à apprendre « sur le tard ». Car oui, bien que je n’aie pas 60 ans ni d’arthrite dans les genoux, passé la dizaine d’années, nous sommes considérés comme de vieux apprentis…

Un premier obstacle dans mon ascension

Après avoir réquisitionné les vêtements de ski de mes amies, je mets donc le cap vers le midi de la France pour mes premiers cours. Tout est prévu: j’aurai un professeur particulier (la classe!), issu de l’ESF, qui fera de moi une championne en un rien de temps. Enfin…

C’était déjà sans compter sur les chaussures de ski! Premier défi qui s’intercale entre le niveau professionnel de la glisse et moi-même: enfiler les chaussures et les fermer correctement. Je me suis tordu le pied pendant près de cinq minutes avant de comprendre que l’une des attaches n’était pas ouverte, empêchant mes orteils de se glisser correctement. Excellent début!

Cependant, il en faut moins pour me décourager. Une fois mes skis choisis et mes chaussures enfilées, direction les pistes. Bonne nouvelle: je me trouve au Sauze, une petite station familiale avec des pistes adaptées à tous les âges. Mauvaise nouvelle: le soleil rayonnant et le ciel bleu du Sud ont décidé de m’abandonner pour ce premier apprentissage. C’est sous la pluie et la neige que je vais faire mes premières glissades. « Les pires conditions! », m’annonce un confrère très encourageant. Le professeur de ski est quant à lui plus optimiste: avec cette neige qui colle, il me sera difficile de prendre trop de vitesse. Me voilà à demi rassurée.

Apprendre à skier: entre joie et honte

Je débute sur du plat pour comprendre les bases: le célèbre chasse-neige, comment remonter une pente, comment tenir mes bâtons… Vient ensuite le moment d’emprunter le tout premier tire-fesses de ma vie (un grand moment!) pour tester la pratique sur une légère pente. Après quelques exercices, me voilà fin prête à m’essayer sur une piste verte, puis une bleue. Et là… c’est le drame.

Mes skis vont beaucoup trop vite à mon goût et freinent beaucoup trop lentement, tandis que mes virages semblent incontrôlables. Une seule solution me vient alors à l’esprit: me jeter dans la neige pour ne pas mourir en haut de cette montagne. Une idée très intelligente, mais qui laissera mes jambes couvertes de bleus et me plongera dans un abîme de perplexité. Sans oublier mon sentiment de honte face à ces enfants en file indienne, qui prennent chaque virage avec mille fois plus d’aisance et de classe que moi.

Finalement, j’arrive non sans mal à atteindre le bas de la – très longue – piste. Et après quatre heures de pratique, je me surprends à aimer la glisse, même si cela va toujours trop vite pour moi. Cette peur de skier adulte était au final tout à fait surmontable, et c’est pleine de fierté que je rechausserai mes chaussures le lendemain.

Vous aussi, vous avez envie d’apprendre à skier?

Privilégiez une petite station afin d’avoir des pistes dégagées de skieurs. Cela évitera le stress de blesser quelqu’un d’autre. À ce titre, nous vous recommandons Le Sauze, mais aussi Praloup: celle-ci a un domaine plus grand que la première, ce qui permet plus de choix de pistes. Ces deux stations vous assurent normalement un séjour au soleil puisqu’elles sont situées dans le Sud de la France (sauf si, comme moi, vous avez la poisse!). C’est donc idéal pour une première expérience aux sports d’hiver!

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