La Corée du Sud a enfin une femme à la tête de son JT

La Corée du Sud a enfin une femme à la tête de son JT
Capture Instagram @elcomerciodecusco

Pour la première fois, une femme a présenté le journal télévisé (JT) en Corée du Sud. Un pas en avant pour ce pays où les inégalités homme-femme persistent…

Depuis novembre 2019, Lee So-jeong présente le JT en Corée du Sud, une grande première. Jusqu’ici, seuls les hommes s’étaient assis à la présentation des informations. Mais depuis quelques mois, une femmes présente, cinq jours par semaine News 9, le JT de la chaîne publique KBS.

Un pays emprunt de domination masculine

La Corée du Sud est un pays où l’homme domine la société. Malgré qu’elle soit l’un des pays les plus puissants (12e économie mondiale), la Corée du Sud est encore très « traditionnelle ». L’écart salarial est en moyenne de 66% entre les hommes et les femmes, nous apprend Le Figaro. Et pour celles qui travaillent, elles doivent en plus gérer la vie de famille et l’éducation des enfants d’une main de maître. Elles combinent donc deux travails à plein temps. Il n’est donc pas rare que les femmes qui souhaitent faire carrière sacrifient leur envie de fonder une famille.

Un peu de changement

L’arrivée de Lee So-jeong est une belle avancée qui donne espoir quant au changement. Jusqu’ici, seuls des hommes d’âge mur pouvaient accéder à cette fonction de présentateur des informations sérieuses. La femme n’avait de place que pour exposer des nouvelles plus légères. Comme si elle n’avait pas les capacités de s’exprimer sur des sujets sérieux. « Annoncer les principales informations politiques et sociales a longtemps été considéré comme une tâche dévolue aux hommes et les femmes étaient sur la touche », explique-t-elle à l’AFP. Et de poursuivre, optimiste: « Le fait qu’une femme présente désormais le journal principal est le signe que la Corée du Sud est à la croisée des chemins pour enfin mettre un terme aux stéréotypes liés au genre ».

Une arrivée qui tombe à pic explique le directeur général de l’information à KBS. Le mouvement hashtag #MeToo a également secoué la Corée du Sud en 2018. Il fallait donc répondre « aux exigences de l’époque », explique-t-il. Il y a 30 ans, cette désignation aurait été impensable!

Rajeunir les téléspectateurs

La nouvelle présentatrice a 43 ans et veut bousculer les codes, a-t-elle déclaré à l’AFP. Son but? Amener un public plus jeune. Et elle a déjà réussi, car depuis son arrivée, l’audience est passé de 9,6% de part de marché à 11% en à peine quatre mois. À l’inverse, si cette audience diminue, elle sait qu’elle sera tenue pour responsable. « Si j’échoue, cela pourrait déshonorer l’ensemble des femmes journalistes ».

 

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Un avenir pour les femmes journalistes

Ce geste montre que la Corée du Sud est prête à avancer en matière d’égalité homme-femme. Du moins, c’est ce que l’on espère et Lee So-jeong aussi. Elle souhaite que cette expérience offre « plus d’opportunités » à ses consœurs et jeunes filles qui voudraient entamer des études en journalisme.

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