Témoignage: “Mon cancer m’a encouragée à changer de métier”

Témoignage: "Mon cancer m'a encouragée à changer de métier"

En rémission totale, Valérie Dupuis, jeune femme pétillante de 35 ans, a décidé de se réorienter professionnellement afin d’aider les personnes atteintes du cancer. Et de les accompagner vers le bien-être physique et mental. 

Il y a des épreuves qui vous changent au plus profond de votre être. La maladie en fait partie. Nombreux sont les malades qui, après être sortis vainqueurs d’un cancer, ont revu totalement leurs priorités. C’est le cas de Valérie, ancienne infirmière qui, après avoir guéri d’un cancer de la peau, a décidé de se réorienter pour faire du bien-être des malades son cheval de bataille. C’est au Centre Médical de Lillois qu’elle nous a accueillies pour évoquer à cœur ouvert son parcours.

Un cancer à 25 ans

25 ans, c’est l’âge où l’on est censé avoir la vie devant soi. C’est pourtant à cet âge-là que Valérie voit son destin basculer: les médecins lui diagnostiquent un cancer de la peau avec métastases ganglionnaires. “Même en tant qu’infirmière, je ne réalise pas tout de suite. J’ai toujours été quelqu’un d’hyper dynamique, je travaillais beaucoup, alors cette annonce m’a fait l’effet d’une bombe. C’est comme si le sol se dérobait sous mes pieds”.

Rapidement, le médecin en charge de son dossier lui parle d’opération et de radiothérapie. Valérie se dit qu’elle en aura pour 6 à 8 semaines de rétablissement post-opératoire tout au plus, et garantit à ses collègues qu’elle sera rapidement de retour. Mais les choses se compliquent quand la jeune femme détecte une nouvelle boule au niveau de son omoplate, signe que le cancer se propage. Son oncologue perd d’ailleurs pied et confie Valérie à un autre médecin proposant des essais cliniques.

Tenter le tout pour le tout

Lors du premier rendez-vous, ce Professeur se veut vigilant quant à la réussite des essais. Peu importe, la jeune femme se lance à corps perdu dans les traitements. Elle veut vaincre la maladie à tout prix. Elle entre alors dans un “mode automatique” et ne pense plus qu’à une chose: suivre le protocole pour guérir. À l’intérieur d’elle, une foule de questions et d’angoisses se bousculent, qu’elle ne s’autorise pas à ressentir et affronter. “C’est à ce moment que je commence à souffrir d’insomnies, en plus de tous les effets secondaires. J’ai donc demandé à mon oncologue de me prescrire des somnifères, mais il m’a plutôt conseillée d’aller voir un psy”.

Sur le coup, la jeune femme ne voit pas bien pourquoi elle doit consulter un psychologue, mais elle comprendra au fil des séances qu’elle est rongée par la peur de mourir: “J’étais tellement focalisée sur le traitement, que je ne m’autorisais plus à ressentir quoi que ce soit. Pourtant, la peur était bien là. Et une fois que j’ai accepté de la regarder, je me suis rendue compte que je n’étais tout simplement plus connectée ni à mon corps ni à ma tête. J’étais ensevelie sous le protocole médical”. Valérie saisit l’urgence de prendre soin d’elle et de sortir de ce sentiment de solitude profond dans lequel elle s’enlise: “J’étais très entourée par ma famille et mon conjoint, mais je me sentais vraiment isolée face à la maladie que j’étais seule à porter. Et cela me terrifiait. En fait, j’étais dans un état de stress intense et continuel”.

S’autoriser à être heureuse malgré la maladie

“Tout en me faisant suivre de manière stricte par mon oncologue, j’ai décidé de déposer le poids de la maladie et de mes angoisses profondes en soignant mon corps et ma tête”. Valérie se tourne alors vers les médecines douces: elle fait de la sophrologie, de la méditation, du Reiki… qui lui offrent une nouvelle vision de sa vie et de la maladie. “Je me suis sentie apaisée et mon mental s’est comme libéré. J’étais plus à même de les comprendre et d’y faire face”. Plus ancrée, la jeune femme réapprend à profiter des moments de bonheur qui s’offrent à elle, malgré les douleurs et les effets secondaires. Elle prend conscience qu’elle a le droit d’être heureuse et de profiter des instants de joie. “J’ai enfin accepté que oui, je vivais des choses très difficiles, mais que ce n’était pas pour autant que je n’avais pas le droit de vivre de beaux moments”. Valérie ressent alors une gratitude profonde qui la raccroche à la vie.

Le bout du tunnel, ou presque

Après plusieurs grosses frayeurs, les médecins trouvent enfin un traitement qui fonctionne. Le cancer de Valérie recule considérablement. Un jour, son oncologue lui annonce qu’elle est en rémission et qu’ils ne se verront plus toutes les semaines, mais tous les trois mois. La joie et le stress envahissent la jeune femme, qui se retrouve du jour au lendemain en dehors du protocole médical qui a rythmé sa vie pendant deux années. “Après avoir vécu au rythme des rendez-vous et des traitements, c’est comme si on me lâchait dans la nature. Rien n’est prévu pour suivre les patients en rémission. On leur demande de reprendre leur vie comme avant… Sauf que rien n’est comme avant. Vous avez eu peur pour votre vie pendant des mois, des années parfois, rien ne saurait être pareil”.

“Il m’a montré le chemin”

Valérie tente de reprendre sa vie d’avant et son job d’infirmière à domicile, mais elle n’arrive pas à trouver de sens à ce qu’elle fait. Peu après, son beau-père apprend qu’il est lui aussi atteint d’un cancer. La jeune femme veut l’aider et met son savoir médical mais aussi son parcours de patient à son service. Elle sait combien les personnes atteintes d’un cancer ont besoin de soutien et d’aide, et à quel point cet accompagnement en dehors du protocole médical fait défaut.

Valérie décide alors de se réorienter professionnellement. Sa mission: aider les malades à se sentir mieux dans et après la maladie. Elle se forme alors en PNL (programmation neuro-linguistique), en Reiki, en méditation, en sophrologie, en soins énergétiques, mais aussi en coaching. Son leitmotiv: ne pas laisser les malades seuls et les aider à avancer, leur décrire le parcours qui les attend, aussi. “Mon beau-père a réellement mis en lumière le chemin que je devais emprunter. Aujourd’hui, j’aide ceux et celles qui doivent emprunter la route de la maladie. Je leur permets de déposer leurs émotions en toute confiance pour s’en libérer, même les plus sombres. Mon savoir d’infirmière est clairement un plus, car lorsque qu’un malade me parle des protocoles médicaux auxquels il doit faire face, je vois concrètement de quoi il parle.”

Le coup de pouce en plus

Armée de son bagage d’infirmière, de son expérience du cancer et d’aidante proche, Valérie offre aujourd’hui aux malades des clés pour avancer. Elles n’ont pas vocation à remplacer les traitements, mais elles peuvent être une aide complémentaire pour traverser l’épreuve de la maladie avec plus de légèreté et de sérénité. Pour en savoir plus sur ses accompagnements, rendez-vous sur le site Internet de Valérie Dupuis.

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