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La dysmorphophobie, ou quand les réseaux sociaux poussent à la chirurgie esthétique

Par Liza De Wilde

Les réseaux sociaux, et tout particulièrement Snapchat et Instagram, regorgent de photos de personnes qui affichent des physiques inatteignables pour la plupart des gens. Une perfection qui favorise l’apparition de complexes chez les jeunes. Certains en viennent même à avoir recours à la chirurgie esthétique pour atteindre cet idéal.

“Je suis trop grande, j’ai des boutons, j’ai de la cellulite, je n’ai pas assez de seins, mon nez trop pointu…” Les complexes existent depuis la nuit des temps. Mais depuis l’avènement des réseaux sociaux, qui exaltent des physiques parfaits, de plus en plus de jeunes souffrent de troubles de dysmorphophobie.

La dysmorphophobie, c’est quoi?

C’est le fait d’être complètement obsédé par un défaut imaginaire ou réel, que l’on perçoit de façon démesurée. Un trouble qui a été accentué par les réseaux sociaux qui présentent un idéal que beaucoup de jeunes considèrent aujourd’hui comme une norme, ne laissant plus aucune place aux imperfections.

Une version améliorée de soi

Sur Snapchat et Instagram, de nombreux filtres affinent notre nez, uniformisent notre teint, effacent nos cernes, agrandissent nos yeux… En bref, ils nous rendent plus beaux! Rien de bien méchant, nous direz-vous. Non. Jusqu’à ce que les jeunes aient recours à la chirurgie esthétique pour ressembler à cette version améliorée d’eux-mêmes.

Recours à la chirurgie esthétique

Ces filtres Snapchat altèrent la manière dont les gens se perçoivent physiquement, ce qui peut mener à de réels complexes pour certains. Ainsi, le nombre de demandes provenant de jeunes qui souhaitent se rapprocher physiquement de tel ou tel filtre auprès des chirurgiens esthétiques explose depuis peu. Un phénomène appelé: “Snapchat Dysmorphia”.

Le Dr. Escho, chirurgien esthétique à Newcastle, raconte: “Avant, les patients venaient à la clinique avec des photos de stars ou de mannequins auxquels ils voulaient ressembler. Mais avec l’arrivée des réseaux sociaux et des filtres, de plus en plus de patients viennent avec des versions d’eux-mêmes avec filtre. Et c’est leur but à atteindre.”

L’omniprésence des réseaux sociaux

Le chirurgien affirme que l’omniprésence des réseaux sociaux favorise la dysmorphophobie: “Ce genre de comportement s’explique par la société dans laquelle nous vivons. Les jeunes sont nés dans un monde où les réseaux sociaux sont omniprésents et où les sentiments et l’estime de soi sont basés sur le nombre de likes ou de followers qu’ils peuvent avoir”.

Dans une interview accordée au Huffington Post, Renee Engeln, professeure de psychologie à la Northwestern University, confirme l’impact des réseaux sociaux sur la façon dont on se perçoit aujourd’hui: “Il y a aujourd’hui un souci dans la manière dont l’on se perçoit, et on en parle pas suffisamment. Nous sommes toujours confrontés à ces images parfaites, mais en plus on est soumis à une comparaison quotidienne entre ce qu’on est réellement et ce qu’on présente sur les réseaux sociaux. Une nouvelle façon de ne pas se sentir tout à fait au niveau.

Il y a donc tout un travail d’éducation à réaliser pour faire comprendre aux jeunes (et même aux moins jeunes) que ce qui est montré sur les réseaux sociaux n’est qu’une version améliorée de la réalité, et que cet idéal n’existe pas.

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