Nouvelle tendance: le célicouple! On vous explique

Nouvelle tendance: le célicouple! On vous explique
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Ce mot ne vous dit probablement rien pourtant, vous avez peut-être été dans cette situation ou connaissez des couples qui le sont. L’idée? Être en couple sans vivre sous le même toit. Cette situation s’observe de plus en plus.

Être amoureux? Oui. Vivre ensemble? Non. Ces phrases pourraient définir le célicouple. Mais à terme, cette situation est-elle viable? On fait le point avec Allison Jadot, psychologue et psychothérapeute de couple.

Une tendance encore rare

« À l’heure actuelle, les couples qui décident de ne pas cohabiter sont encore assez rares, même si la tendance semble se développer ou en tout cas apparaître davantage comme une possibilité ». Eh bien oui, parce que pour beaucoup de couples, emménager ensemble est un projet qui se met en place au fur et à mesure que leur vie à deux se construit. C’est une étape à franchir, ou pas. En effet, certains ne souhaitent pas sauter le pas pour un tas de raisons différentes.

Pourquoi ne pas habiter ensemble?

Trois cas de figure s’observent dans cette situation de célicouple.

Les jeunes couples

Premièrement, il y a les jeunes couples qui n’ont pas encore le projet de fonder une famille. « Ils souhaitent profiter de leur liberté. Souvent, ils ont une vie sociale et professionnelle très remplie ». Ces couples se laissent le temps, mais ne sont pas pour autant fermés à l’idée de vivre ensemble.

Les familles recomposées

Deuxièmement, il y a les couples qui forment une famille recomposée. Ils ont déjà chacun des enfants. « Dans ce cas, il y a eu, dans la plupart des situations, une tentative de cohabitation, mais qui s’est révélée difficile sur le plan familial: différence dans le rythme de garde des enfants, dans le style éducatif de chacun des partenaires, cohabitation difficile… » Le couple choisit alors de vivre sa relation « à distance » dans le but d’éviter les problèmes familiaux, de peur que leur couple ne soit altéré. À l’inverse, lorsque les partenaires sont rien que tout les deux, tout roule!

Les plus âgés

Troisièmement, ce choix s’observe aussi chez les couples plus âgés. « Ils ont fondé une famille ensemble et ils ont attendu que leurs enfants quittent le nid pour se séparer. Cette séparation est parfois suivie de retrouvailles, mais avec le souhait de conserver cette liberté retrouvée ». Ils font alors le choix de poursuivre la non-cohabitation, malgré que le couple soit reformé.

Un choix qui peut faire du bien

Les couples qui ont décidé de ne pas vivre ensemble trouvent généralement un bon équilibre relationnel.

Un épanouissement personnel

Les couples qui ont fait ce choix délibérément « trouvent un grand épanouissement dans ce mode de fonctionnement. C’est un bon moyen de continuer à exister en tant que personne. Cela laisse de la place à l’affirmation de soi, à une certaine indépendance et autonomie ». Mais tout le monde n’est pas fait pour ce type de relation. Les couples fusionnels ne s’y retrouveraient pas.

Un épanouissement sexuel

Opter pour la non-cohabitation entretient le désir au sein du couple. « Le danger de s’éloigner ou même de rencontrer quelqu’un d’autre peut sembler être plus grand. Le couple se met alors plus de challenges et fait davantage d’efforts pour continuer à se séduire, se surprendre l’un l’autre, ce qui repousse la routine ». La sensation de manque s’installe davantage et les retrouvailles peuvent donc être plus charnelles.

Un épanouissement relationnel

« Les couples qui font ce choix d’un commun accord et qui s’épanouissent dans ce fonctionnement développent souvent un grand sens de la communication et une grande confiance en eux ». Ne pas se voir constamment développe une forme plus grande de dialogue. Quand les amoureux se retrouvent, ils ont plein de choses à se raconter puisqu’ils ont chacun vécu des expériences de leur côté.

Quels sont les dangers?

Le risque est évidemment présent lorsqu’un partenaire en veut plus. Chacun va peut-être évoluer différemment. « Si l’un des partenaires développe de nouvelles envies: se voir davantage, tenter la cohabitation, avoir un enfant ensemble… et que ces envies ne sont pas partagées par l’autre, cette non-cohabitation devient source de souffrance pour le partenaire déçu qui peut alors développer des doutes, une forme de jalousie… ». Il est important de rappeler que ces désaccords s’observent également chez les couples qui vivent ensemble.

Même en ne vivant pas ensemble, il faut garder à l’esprit qu’un couple doit se soutenir, et également dans les moments les plus compliqués. « Les sujets plus profonds doivent aussi être abordés et pas uniquement les sujets légers ou récréatifs ».

Le tout est de trouver la situation dans laquelle on se sent bien tous les deux. « On a surtout parlé des côtés positifs, mais il faut absolument que les deux partenaires soient sur la même longueur d’onde par rapport à la non-cohabitation, sinon cela ne peut fonctionner. Une partie des couples non-cohabitants ne le sont pas par choix, mais en raison d’obligations professionnelles ou familiales par exemple », conclut très justement Allison Jadot, psychologue et psychothérapeute de couple.

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