L’Argentine vote « non » à la législation de l’avortement

L'Argentine vote "non" à la législation de l'avortement
© Jair Cabrera/NurPhoto via Getty Images

Ce jeudi 9 août, après de longues discussions, le Sénat argentin a voté contre la législation de l’avortement. Une décision terriblement difficile pour de nombreux militants et pour les organisations féministes.

Le 14 juin dernier, les députés ont voté « pour » un projet de loi visant à légaliser l’avortement pendant les 14 premières semaines de grossesse. Une victoire de justesse pour les militants pro-IVG, puisque le texte avait été adopté de justesse par 129 voix pour et 125 contre.

Au-delà de la liberté de disposer de son corps, la législation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est considérée comme un enjeu de santé publique en Argentine: l’avortement clandestin est très répandu dans le pays et tue de nombreuses personnes.

Non à la législation de l’avortement

Malheureusement, ce 9 août, de nombreux espoirs se sont éteints en Argentine. Après 16 heures de débat, le Sénat a rejeté la législation de l’avortement. Selon les résultats officiels, trente-huit sénateurs ont voté contre le texte prévoyant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) pendant les 14 premières semaines de grossesse, 31 ont voté pour, et deux se sont abstenus. Suite à ce refus, il faudra attendre 2020 pour la question soit à nouveau abordée par le Parlement.

De vives réactions

La décision du Sénat a provoqué de vives réactions dans tout le pays, divisant la population. Les militants anti-IVG ont célébré le vote avec des feux d’artifice et des cris de joie, tandis que les militants pro-IVG ont continué à brandir leurs foulards verts en gage de protestation. Des émeutes ont également éclaté.

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