4 questions à Barbara Duriau, la Belge à l’origine du groupe « View From my Window »

4 questions à Barbara Duriau, la Belge à l’origine du groupe "View From my Window"
Unsplash/Adrien Siami

View From My Window (en français: « La vue depuis ma fenêtre ») est sans doute l’une des plus belles initiatives qui se répand sur Facebook depuis le début du confinement: toute personne est invitée à y partager la vue qu’elle a depuis chez elle. De quoi permettre aux internautes de voyager… tout en restant chez eux!

À l’origine de ce groupe Facebook qui compte aujourd’hui plus d’un million de membres, Barbara Duriau, Binchoise de naissance, Amstellodamoise de cœur. Nous l’avons contactée pour en savoir un peu plus…

Rencontre avec la créatrice de View from my window

Comment est née l’idée de créer View from my window?

« J’ai toujours ressenti le besoin de voyager depuis que j’ai fait le tour du monde il y a 20 ans. Je me suis toujours demandé ‘à quoi ressemble la vie quotidienne à l’autre bout du monde’. Étant graphiste, le monde de l’image a une importance et une incidence sur mon quotidien. Le 20 mars, j’ai mis une photo générique d’une fenêtre ouverte sur un gros nuage rose en photo de couverture Facebook. C’était symbolique, avec une vue positive sur le futur. C’était le début du confinement. À la maison, on est confrontés, chaque jour, à une vue, souvent immuable. De là, je me suis dit: partageons tous notre vue! Connectons-nous. Cela fera voyager et créera des liens! »

Selon vous, qu’est-ce qui en fait le succès?

« Ce groupe est arrivé quand les gens se sont retrouvés subitement avec du temps libre. Peut-être commençaient-ils à s’ennuyer, à se poser la question de comment occuper leurs journées. Certains sont fatigués des journaux, des news, des mauvaises nouvelles. Le groupe leur apporte un vent frais et positif. Il leur donne la chance de voyager, virtuellement, par le simple biais de gens ‘normaux’, comme eux. Ils sont solidaires, se sentent compris et écoutés. Certains membres n’ont jamais quitté leur continent, donc pouvoir communiquer avec une personne à 30.000 km de là est quelque chose d’extraordinaire dans leur quotidien. C’est le reflet de la vie réelle. Je pense qu’ils avaient également besoin d’évasion et de rêverie au vu du contexte actuel. »

Le groupe est rapidement devenu un lieu d’échange et de bienveillance, c’est une surprise?

« Le groupe est un lieu de partage de vues, de vies, de sentiments, et de beaucoup de bienveillance. Cela me touche énormément. Cela s’est fait très rapidement, à ma plus grande joie! Je reçois une multitude de messages de remerciements. Les gens se sentent en vie, ont le sentiment d’exister. »

Et après?

Qu’adviendra-t-il du groupe après le confinement?

« Mon espoir est que toutes ces merveilleuses photos, empreintes d’une époque, d’une tranche de vie, ne restent pas virtuelles. Le groupe restera ouvert, les membres pourront le ‘feuilleter’ et rester en contact avec leurs nouveaux amis. Mais ils ne pourront plus ‘publier’. J’aimerais créer une exposition nomade, dans les pays desquels les gens auront partagé leur vue, les rencontrer peut-être aussi. Un livre fait aussi partie de mes projets. Entre autres… »

Découvrez ces photos issues des quatre coins du monde sur le groupe Facebook View from my window.

Ceci pourrait également vous intéresser

Pour être au courant de toute nos astuces modebeautéjardin, maisonparentalitécuisine et l’actualité, suivez-nous sur notre page Facebook, notre compte Instagram et Pinterest, ou inscrivez-vous à notre newsletter.

Continuez votre lecture ci-dessous, après la publicité

Attendez le prochain article de Femmes d’Aujourd’hui, il en vaut vraiment la peine :)