L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Voir le contenu », vous acceptez les cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.
Voir le contenu
Getty images

7 règles de base du potager en pots

Pour les balcons, les terrasses, les cours, les petits jardins ou simplement pour les jardiniers qui veulent se simplifier la vie, cultiver des légumes en jardinières, pots et autres contenants est une solution idéale.

Certes, ce type de culture ne permet généralement pas de produire suffisamment de légumes pour nourrir toute votre famille, et ne convient pas à tous les légumes, mais un mini-potager en pots fournit déjà un complément appréciable de vitamines, tout en ayant l’avantage de ne demander que très peu de temps à l’entretien

1. Cerner les qualités et défauts du lieu

Cette règle de base du jardinage est plus incontournable pour les potagers en pots que pour toutes les autres formes de culture! Avant d’installer vos cultures, il est indispensable de bien connaître l’emplacement dont vous disposez pour celles-ci: est-il fort ensoleillé ou au contraire, plutôt ombragé? De combien d’heures d’ensoleillement jouit-il? Est-il soumis à de grands écarts de température? Est-il balayé par le vent régulièrement? Choisir vos plantes en tenant compte de ces paramètres est une des garanties de leur bon développement. Cela vous donnera aussi l’assurance de ne pas devoir leur prodiguer trop de soins.

2. Garder la sécurité à l’œil

Si vous optez pour la culture en pots parce que vous ne disposez pas d’un jardin, et que vous comptez installer vos cultures sur une terrasse, un balcon ou même un appui de fenêtre, il est d’autant plus important de veiller à respecter les conditions de sécurité. Pour éviter toute chute d’objet, choisissez des contenants stables, vérifiez bien les attaches éventuelles et contrôlez la charge que peut supporter votre espace. Un balcon est en général conçu pour supporter un poids maximal de 350 kg par mètre carré, mais une lourde jardinière peut facilement faire plus de 150 kg et son poids pèse parfois sur de très petites surfaces, comme des pieds éventuels. Mieux vaut alors répartir cette charge plus largement, en glissant simplement une plaque rigide et imputrescible sous chaque pied ou sous toute la surface du bac. Vérifiez enfin que le balcon n’est pas atteint par des infiltrations: elles pourraient fragiliser l’ouvrage.

3. Choisir des plantes adéquates

  • En ce qui concerne les légumes, privilégiez le choix de plantes à croissance rapide ne réclamant pas trop d’espace: tomates cerises, cornichons, poivrons, courges et courgettes, laitue et roquette, cerfeuil, radis… Il est possible de cultiver des carottes, des pommes de terre et d’autres légumes-racines en contenants, mais sachez que cela demande davantage de profondeur de terre et de temps de croissance. Comme ces cultures exigent des contenants plus profonds, plus larges et donc plus lourds, elles conviennent moins à la culture sur balcon.
  • La rhubarbe ou les petits fruits tels les fraises peuvent facilement être cultivés en pots. Il est possible aussi de planter des arbustes comme les framboisiers, groseilliers, cassissiers en conteneurs. La culture en pot est aussi envisageable pour le figuier, ainsi que pour des versions naines de pommiers, poiriers, pruniers et autres fruitiers, toujours à condition de disposer de l’espace permettant d’accueillir en toute sécurité des contenants imposants.
  • La plupart des plantes aromatiques se cultivent parfaitement en pots, s’adaptant même aux plus petits espaces, comme les rebords de fenêtres.

4. Utiliser des contenants adaptés

Des contenants, il y en a pour tous les goûts. L’esthétique compte évidemment pour l’intégration dans votre espace, mais c’est avant tout l’aspect pratique qui doit mobiliser votre attention. La taille du contenant et sa matière première influencent la croissance des plantes et leur entretien: gardez ces aspects techniques en tête au moment de réaliser votre choix.

La taille du contenant

  • Plus un pot est de petite taille, plus il exige d’entretien. C’est logique: la quantité d’eau et d’éléments nutritifs est directement proportionnelle à la taille du pot. Si vous choisissez de petits contenants, vous devrez multiplier les arrosages et les rempotages. Les pots plus volumineux permettent de constituer une réserve d’eau et de nutriments pour les plantes, mais aussi de limiter les risques de brûlure des racines en cas d’apport d’engrais en trop grande quantité.
  • Choisissez-le suffisamment profond et large pour qu’il puisse accueillir la plante dans son développement final. Comptez 15 à 22 cm de profondeur pour les espèces à croissance rapide (radis, salades, etc.), 40 à 45 cm pour les légumes-fruits (tomates, courgettes, etc.) et davantage pour les légumes-racines plus gourmands comme les carottes et pommes de terre. Du sachet de terreau à la jardinière, en passant par les solutions de récupération comme les bassines en zinc, les gouttières ou même les cageots en bois, les possibilités sont vastes. Dans tous les cas, veillez à ce que le fond du contenant soit percé de trous pour éviter que l’eau ne stagne.

La matière du contenant

  • Les contenants en plastique sont bon marché, légers (donc aisément manipulables), solides et faciles à nettoyer. Mais ils sont parfois moins jolis que les contenants en terre cuite, en béton ou en zinc, et il leur arrive de se décolorer au soleil.
  • Les pots en terre cuite sont esthétiques mais fragiles. D’allure naturelle, ils ont l’avantage de laisser la plante respirer: la terre cuite, poreuse, laisse passer l’eau et l’air. Cela implique néanmoins un arrosage plus fréquent. Autre inconvénient: la terre cuite se casse facilement et peut éclater sous l’effet du gel. Plus lourds que ceux en plastique, les pots en terre cuite sont plus difficiles à déplacer. Mais ils conviennent dès lors mieux pour les grandes plantes qui doivent rester stables ou pour les endroits très exposés au vent.
  • Les bacs en bois sont résistants et isolants mais manquent d’étanchéité. Ils sont plus solides que la terre cuite et résistent au gel, tout en isolant les racines des plantes lors des écarts de température. Seul inconvénient notable: leur sensibilité à l’eau. Mieux vaut les protéger en appliquant sur le bois une lasure imperméable, ou couvrir l’intérieur des bacs d’un film imputrescible étanchéifiant (à acheter en magasin de bricolage).
  • Les pots en zinc sont très solides mais peu isolants. Légers, ils sont incassables et imperméables à l’eau, et ne rouillent pas. Mais ils n’isolent pas bien la plante dont les racines peuvent dès lors souffrir des variations de température. De plus, le zinc est étanche: pour que la plante ne se noie pas dans d’éventuels excès d’eau, mieux vaut percer le fond des pots.
  • Les jardinière en béton ou en pierre reconstituée sont solides et leur design est moderne. Relativement lourdes, elles sont stables et résistent aux intempéries. Il arrive qu’elles se décolorent un peu avec le temps. Néanmoins, elles conviennent particulièrement bien à la culture d’arbustes ou de plantes vivaces ayant besoin de rester en place durant plusieurs années.
  • Des conteneurs de récupération peuvent aussi être utilisés, tels des caisses de polystyrène, des bidons et tonneaux. Ou encore, plantez les légumes directement dans des sacs de terreau!

5. Soigner la qualité du substrat

Plus encore que pour les cultures en pleine terre, la qualité du substrat utilisé pour les cultures en pots est importante. Il est impératif qu’il soit assez riche pour garantir la bonne croissance des plantes.

  • L’idéal est d’utiliser un mélange: moitié de terre de jardin (à cet effet, on peut récupérer la terre de taupinières, déjà bien ameublie), un quart de compost et un quart de sable grossier.
  • Si on ne dispose pas de terre de jardin, on peut opter pour du terreau. Mais attention: les terreaux universels (souvent composés de matières compostées comme des écorces de pin) ne conviennent pas aux plantes potagères. Pour ces dernières, mieux vaut choisir un terreau peu aéré et à forte capacité de rétention d’eau, contenant de la tourbe noire. Au besoin, on enrichira soi-même un terreau grâce à des apports de compost et/ou de purin d’ortie. On pensera aussi à y mélanger des éléments rétenteurs d’eau (pouzzolane, billes d’argiles, etc.), en bonne quantité, surtout dans la moitié inférieure, pour limiter les arrosages.

6. Veiller à une bonne exposition

  • L’ensoleillement est essentiel pour la bonne croissance et le mûrissement des fruits et légumes: comptez minimum 4 heures de soleil nécessaire par jour pour n’importe quelle production potagère, et 6 à 8 heures pour les tomates. La meilleure exposition pour un potager est le sud, sud-est ou sud-ouest.
  • Attention aussi aux excès de soleil et de chaleur, auxquelles les plantations en pots sont particulièrement sensibles, surtout si elles sont placées sur des espaces bétonnés, qui ont tendance à emmagasiner la chaleur. Cela peut être un avantage au printemps mais risque d’occasionner des dégâts en été.
  • Pour éviter le risque de surchauffe, protégez les plantations des rayons brûlants du soleil avec un parasol ou un voile pare-soleil.
  • Des pots de fleurs ou des cagettes en bois retournés peuvent aussi faire office de protection d’urgence pour les légumes-feuilles comme les salades et les autres plantes sensibles telles le persil ou le basilic.
  • Une autre option en période de canicule consiste à déplacer les contenants dans une zone ombragée. Cette solution sera facilitée par l’usage de roulettes.

7. Maintenir le bon taux d’humidité

  • L’arrosage est à peu près le seul soin indispensable à apporter aux cultures potagères en contenants: en période de forte chaleur, si vous oubliez d’arroser un seul jour, vous risquez de voir les plantes dépérir. Et même lorsque vos bacs sont exposés à la pluie, celle-ci ne suffira en général pas à assurer des apports en eau suffisants.
  • Arrosez directement au pied des plantes pour éviter de mouiller leur feuillage.
  • En été, faites-le de préférence à l’aube et au crépuscule pour empêcher une évaporation trop rapide et l’effet de réverbération de l’eau qui pourrait brûler les tissus végétaux.
  • Évitez les excès d’eau autant que les manques d’eau.
  • Pour équilibrer l’apport, installez une couche de drainage et un paillage: au fond du pot, placez des billes d’argile, du gravier, des brisures de pots en terre cuite pour absorber les excès d’eau. À la surface du pot, paillez les cultures avec des matières organiques (copeaux, paille, lin, etc.) pour limiter l’évaporation de l’eau et le développement des mauvaises herbes.

Texte: Isabelle Masson Loodts

Vous aimez jardiner? Ces articles devraient aussi vous intéresser

Pour être au courant de toutes nos astuces modebeautéjardinmaisonparentalitécuisine et l’actualité, suivez-nous sur notre page Facebook, notre compte Instagram et Pinterest, et inscrivez-vous à notre newsletter.