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À voir: Les Invisibles, le film qui donne un visage aux femmes SDF

Par Soline de Groeve

Depuis le 9 janvier, les salles obscures accueillent le dernier film de Louis-Julien Petit, Les Invisibles. Une comédie sociale qui nous plonge dans le quotidien d’un centre d’accueil pour femmes en situation de précarité. Un film juste et touchant, à voir absolument.

Elles s’appellent Lady Di, Brigitte Bardot, Chantal Goya, Simone Veil, Brigitte Macron… À 8h tapante, ces femmes attendent à la porte du centre d’accueil de jour “L’Envol”, où elles prendront une douche, se réchaufferont et seront soutenues par les quatre travailleuses sociales et bénévoles: Audrey (Audrey Lamy), Manu (Corinne Masiero), Hélène (Noémie Lvovsky) et Angélique (Déborah Lukumuena). Alors que ce centre est un point d’ancrage pour de nombreuses femmes SDF, il va devoir fermer par souci de rentabilité. Il ne reste donc que trois mois aux travailleuses sociales pour tenter l’impossible: réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent.

Une comédie sociale

Inspiré du livre Sur la route des Invisibles de Claire Lajeunie, ainsi que de son documentaire Femmes invisibles, survivre dans la rue, le film de Louis-Julien Petit montre la dure réalité des femmes SDF. Mais sans tomber dans la chronique sociale larmoyante! La force de ce long-métrage se trouve dans le parti pris d’être une comédie. “J’ai voulu plonger le spectateur dans le milieu de la grande précarité par le biais de situations drôles et émouvantes, sans jamais éluder la réalité dramatique dont il est question, ne serait-ce que par respect pour ces femmes qui ont beaucoup d’autodérision sur leur situation, et rejettent toute idée d’apitoiement sur leur sort”, a déclaré le réalisateur. Et c’est réussi: nous ne pouvons nous empêcher de rire, par exemple, lorsque pendant ses “entretiens d’embauche”, Chantal raconte en toute simplicité qu’elle a fait de la prison pour avoir tué son mari qui la battait.

Un film touchant

C’est surtout avec beaucoup de respect que Louis-Julien Petit nous montre ces femmes. Le misérabilisme n’a pas sa place à l’écran, et nous découvrons avec justesse la réalité de la vie dans la rue. Nous sommes touchées par chaque histoire et par la solidarité qui se crée dans le centre. Mais aussi par la dureté de la situation. Parce que Les Invisibles portent bien son nom: le film met en lumière les difficultés des femmes SDF, trop souvent oubliées, qui représentent pourtant 40% des sans domicile fixe. Ainsi que celles des travailleuses sociales, qui donnent encore et encore, parfois trop, sans se plaindre de ne même pas recevoir un merci.

C’est donc émues que l’on ressort de la salle de cinéma, mais aussi avec une furieuse envie de faire bouger les choses pour toutes ces femmes que l’on ne voit pas.

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