Cancer du sein: des risques même après 75 ans

Cancer du sein: des risques même après 75 ans
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« Trop vieille pour se faire dépister? Seuls les autres le croient ». C’est le slogan que lance le Collège Nationale des Gynécologues et des Obstétriciens Français (CNGOF), qui appelle à une meilleure surveillance du cancer du sein chez la femme de plus de 75 ans. 

Lors d’une conférence donnée le 29 mars dernier par le CNGOF, les obstétriciens et les gynécologues français ont voulu sensibiliser l’opinion sur la nécessité de maintenir la surveillance du cancer du sein chez les femmes qui ne sont plus soumises au dépistage organisé. Encore trop de cancers du sein sont détectés à un stade avancé chez les femmes de 75 ans, ce qui diminue leurs chances de survie.

Un risque présent au-delà de la période de dépistage

En Belgique, le dépistage organisé du cancer du sein s’arrête à 69 ans. Concrètement, cela veut dire qu’à partir de 70 ans, les femmes ne reçoivent plus d’invitation pour réaliser une mammographie tous les deux ans. Or, les femmes âgées entre 71 et 80 ans sont davantage touchées par le cancer du sein (1915 cas) que les celles qui ont entre 41 et 50 ans (1531 cas) par exemple (chiffres du Registre du cancer illustrés par la Fondation contre le cancer). Un chiffre qui risque d’augmenter dans les prochaines années, face à l’allongement de la vie. Les deux tranches d’âge les plus touchées étant celle des 61-70 ans (2646 cas) et celle des 51-60 ans (2388 cas).

Des clichés qui persistent

D’après la professeure Carole Mathelin, responsable de la commission sénologie du CNGOF, trois idées reçues persistent quant au cancer du sein chez la femme âgée contre lesquelles ils faut lutter:  « puisqu’il n’y a plus de dépistage organisé après 75 ans (ndlr: en France), c’est qu’il n’y a plus de risque », « les cancers du sein de la femme âgée sont moins graves » et « les femmes atteintes meurent d’autres maladies avant que le cancer n’ait le temps de se développer« .

Que faire après 69 ans?

S’il n’est pas encore question de prolonger le dépistage organisé du cancer du sein (voir le rapport datant de 2012 de la KCE), les femmes à partir de 70 ans peuvent tout de même demander de faire un dépistage. « La notion de dépistage « organisé » et de dépistage « individuel » est souvent mal comprise par le public mais aussi par les professionnels de santé », souligne d’ailleurs le Dr Thérèse de Foy, coordinatrice adjointe du Centre Communautaire de Référence pour le dépistage des cancers en Wallonie. En effet, la mammographie de dépistage s’adresse aux femmes âgées entre 50 et 69 ans, qui n’ont pas de symptôme. Tandis que le deépistage appelé « opportuniste » ou « individuel » est un bilan sénologique réservé aux femmes qui présentent des symptômes.

D’où l’importance de continuer à s’examiner soi-même après 69 ans et de consulter son médecin traitant en cas d’anomalie (boule dans le sein, douleurs, écoulements, etc.). Ce sera alors son rôle d’avertir des avantages et des inconvénients potentiels de la mammographie.

Pour rappel, en Belgique, 10 735 nouveaux cas de cancer du sein ont été dépistés en 2016 et en moyenne, une femme sur neuf sera concernée par le cancer du sein avant 75 ans (Registre du Cancer, Bruxelles, 2019).

Femmes d’Aujourd’hui soutient Pink Ribbon, une asbl qui a pour mission de combattre le cancer du sein en encourageant la prévention et le dépistage.

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