L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Voir le contenu », vous acceptez les cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.
Voir le contenu

Et si mon chat était mon psy?

A la maison, chez le psy ou dans les hôpitaux, les animaux peuvent être bénéfiques pour notre santé …
A la maison, chez le psy ou dans les hôpitaux, les animaux peuvent être bénéfiques pour notre santé mentale. Une nouvelle discipline – la zoothérapie – a même vu le jour.

Les propriétaires d'animaux domestiques ont en général une meilleure estime d'eux-mêmes, sont physiquement plus en forme, socialement plus entourés ("Les gens qui promènent leur chien sont perçus de manière plus favorable", affirme François Martin), dépensent moins en soins de santé et vivent plus longtemps! Pour confirmer cet impact sur le bien-être, une expérience a été menée aux Etats-Unis: d'un côté, un groupe de jeunes se détendant avec un billard, des jeux vidéos, du basket… De l'autre, un groupe d'ados s'occupant de chiens de refuge. Les résultats sont sans équivoque: les adolescents ayant passé du temps avec les chiens affichaient des taux de bonheur, d'attention et de sérénité bien plus élevés que les autres jeunes.

De vrais outils thérapeutiques

Mais on peut aller beaucoup plus loin avec les animaux et les utiliser comme de véritables outils thérapeutiques. C'est le but de la zoothérapie , qui commence à s'implanter en Belgique. "Certains psychologues utilisent le dessin, nous, nous utilisons des animaux de compagnie. Ils donnent confiance, sont affectueux, ne jugent pas, suscitent l'intérêt et la curiosité", explique Daphné Stadnik, psychologue et fondatrice du centre de zoothérapie Izis. Et dans son petit domaine du Brabant wallon, il y en a pour tous les goûts: des chiens, des chats, des lapins, des poules, des boucs… "Nous utilisons les animaux de différentes façons, explique-t-elle. Pour les personnes (adultes et enfants) à l'aise avec la parole, l'animal est parfois juste là pour apaiser pendant la séance de thérapie. Sinon, on peut interragir avec eux: les promener, les caresser, les soigner…" L'idée? Accéder au problème de manière indirecte. "Il n'est pas toujours facile pour un enfant de rester assis devant une psy, ni de mettre des mots sur un ressenti. A travers le contact avec l'animal, il va parfois exprimer son problème de manière indirecte."

Pas un thérapeute…

chien

Daphné Stadnik travaille aussi avec les caractéristiques de chaque animal. "Le lapin convient bien pour les enfants hyperactifs, car ils doivent rester calmes pour que l'animal vienne vers eux. Les chiens, par contre, amènent à de bons résultats avec les enfants peu sûrs d'eux, car pour mener un chien, il faut donner des ordres clairs et fermes. Quant aux boucs, je les utilise parfois avec des ados qui cherchent la confrontation. Comme ce sont des animaux très têtus, le jeune va devoir apprendre à ne pas entrer dans le conflit, sinon il n'obtiendra rien d'eux!"

Bien implantée aux Etats-Unis et au Canada, où on l'utilise notamment pour soigner l'anxiété des vétérans, la zoothérapie a largement fait ses preuves. Pour Daphné Stadnik, les résultats sont à la hauteur de ses espérances. "Je vois vraiment des évolutions fantatiques. Et c'est un outil thérapeutique qui offre des possibilités quasi illimitées." Autre avantage: les enfants viennent volontiers chez la psy. "C'est aussi un danger, note Daphné Stadnik. Il ne s'agit pas de venir ici pour jouer avec les animaux. Nos thérapeutes sont là pour instaurer un cadre thérapeutique. L'animal est un détour pour aller beaucoup plus loin." Car Daphné Stadnik tient à le préciser: malgré les bienfaits qu'ils apportent, les animaux ne sont pas des thérapeutes. "Ils peuvent aider, c'est sûr, mais il ne faut pas dire: 'Si je prends un chat, je serai moins déprimée.' Ils ne sont pas là pour nous soigner!" "Il faut rester réaliste, surenchérit François Martin. Si vous décidez de prendre un chien pour votre enfant autiste, il restera autiste, même si vous verrez quelques progrès. La présence d'un animal n'est pas miraculeuse."

Et les autres animaux?

Les bienfaits psychologiques étudiés sont souvent liés aux chats et aux chiens. Mais qu'en est-il des autres animaux?

• Les poissons Un quart d’heure face à un aquarium ferait chuter la tension et le stress. Idéal donc dans la salle d'attente d'un dentiste ou d'un médecin!

• Les chevaux Le corps à corps avec un cheval favorise l'expression des émotions, tandis que sa chaleur apaise. Pour maîtriser une bête aussi puissante, les cavaliers sont obligés de s'affirmer, ce qui augmente la confiance en soi.

• Les dauphins Ils conviennent bien à un travail de rééducation physique et du langage, car ils sollicitent la concentration, la communication et la joie de vivre. On dit qu'ils sont également capables de détecter certaines pathologies grâce à leur sonar.

• Les oiseaux "Ils amènent les enfants à se concentrer et à éviter les gestes brusques en faisant preuve de délicatesse, explique Maryse de Palma, auteur de Entre l'humain et l'animal. La fébrilité d'un oiseau en amène certains à travailler des peurs et à surmonter l'ambivalence entre le plaisir et la peur."

• Le perroquet Sa très grande empathie et sensibilité amènent le perroquet à déceler les émotions des humains, et à les exprimer en criant, sorte de miroir de soi-même. C'est aussi un facilitateur social: il suffit qu'il soit présent quelque part pour susciter les conversations, la joie et les rires.

Contenu des partenaires