5 questions à l’inventeur de la Slow Cosmétique

5 questions à l'inventeur de la Slow Cosmétique
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De plus en plus de labels sont apposés sur les flacons de nos produits de beauté. Parmi eux, le sigle “Slow Cosmétique”, actuellement attribué à 206 marques dans le monde. Mais que garantit-il exactement? Nous avons posé la question à son inventeur, Julien Kaibeck.

Soucieuse de l’environnement et des ingrédients que vous appliquez sur votre peau, vous êtes constamment en train de scanner les étiquettes de vos produits sur des applications qui décryptent leur composition? Jetez plutôt un coup d’œil aux labels qui y sont apposés! Si vous faites attention à la manière dont vous consommez, le label Slow Cosmétique peut vous aiguiller dans votre choix.

1. La Slow Cosmétique, c’est quoi au juste?

L’idée a commencé à germer dans la tête de Julien Kaibeck au cours de sa carrière de cosmétologue: “J’ai été amené à donner des formations dans le secteur de la cosmétique conventionnelle. En 2004, quand j’ai commencé à m’intéresser à l’aromathérapie, je me suis rendu compte qu’il y avait un fossé énorme entre ce qu’on perçoit d’un produit et ce qu’il contient vraiment”, regrette-t-il. “Certains produits renvoient une image de luxe alors que leur formule ne contient que très peu d’ingrédients nobles. En tant que militant de la Slow Food, qui défend une alimentation plus consciente, j’ai eu l’idée de créer un mouvement associatif similaire, mais relié à la cosmétique”. Au départ, la Slow Cosmétique est donc un mouvement, une idéologie. Mais au fil du temps, c’est aussi devenu un label permettant aux consommateurs de distinguer les marques “raisonnables”.

2. Quels sont les critères à remplir pour obtenir cette mention?

“Les produits sont étudiés de manière permanente par un jury expert (bénévole et indépendant) et d’un jury non expert (consommateurs lambda)”, nous explique Julien. “Nous nous intéressons autant à la formule qu’aux allégations marketing. Une marque qui promet de gommer les rides en trois jours ne sera pas validée par le jury, par exemple. Nous examinons environ 75 marques par an. L’évaluation d’une marque dure environ 3 à 4 mois et nous en labellisons environ 35 par an.”

Chaque marque est évaluée selon quatre piliers qui rassemblent environ 60 critères:

  • L’écologie: quel est l’impact du produit sur l’environnement? “Nous étudions les composants des produits et l’origine des ingrédients utilisés”, précise le fondateur du label.
  • La santé: quel est l’impact du produit sur la santé? “Nous excluons par exemple les perturbateurs endocriniens, les allergènes synthétiques, les colorants azoïques…”
  • L’intelligence: la marque permet-elle de consommer moins mais mieux? “Celles qui développent des gammes trop élargies ou des produits dont les formules sont trop compliquées sont pénalisées”, ajoute-t-il.
  • La raisonnabilité: comment sont fabriqués les produits? Le marketing ne fait-il pas de fausses promesses? “Les marques slow sont majoritairement issues d’entreprises familiales qui souhaitent mettre en valeur des produits d’origine végétale ou de terroir et qui ne sont pas dans une logique de gain de part de marché.”

Tous les produits et marques labellisés Slow Cosmétique sont répertoriés (et peuvent être achetés) sur slow-cosmetique.com.

3. Quelle différence avec la cosmétique bio?

Les labels et certificats bio s’intéressent exclusivement à la formule des produits: “Ils garantissent un produit dont la formule est à minimum 95% d’origine naturelle et dont 95% des végétaux sont issus de l’agriculture bio, sans pétrochimie et sans chimie de synthèse”. Le label Slow Cosmétique s’intéresse non seulement à la formule, mais aussi à la production, au marketing, etc.

4. Fabriquer ses produits soi-même, c’est aussi une démarche Slow, alors?

“Exactement. En Slow Cosmétique, on encourage les consommateurs à fabriquer certains de leurs produits. Par exemple, il n’y a rien de tel que trois petites gouttes d’huile vierge ou bio (comme une huile de bourrache ou une huile de chanvre wallonne) pour hydrater la peau”. D’autres catégories de produits requièrent en revanche une certaine expertise: “On déconseille de fabriquer soi-même son maquillage ou ses crèmes solaires, qui sont des produits plus compliqués et qui doivent être contrôlés. Dans ce cas-là, on oriente vers des marques qui portent notre label.”

5. Des recettes DIY faciles à proposer pour les débutants?

Il existe pas mal de recettes simples, assez agréables à utiliser au quotidien. “Attention: les femmes enceintes doivent éviter à tout prix les huiles essentielles, du moins pendant les trois premiers mois. Ensuite, elles doivent vérifier si elles peuvent les utiliser et en quelles quantités. Les personnes aux peaux allergiques ou qui souffrent d’un cancer hormonodépendant doivent également éviter certaines huiles essentielles”, précise l’expert.

2 recettes simples pour se lancer

Une huile de beauté: “Versez dans un flacon propre 10ml d’huile de chanvre et ajoutez-y 2 gouttes d’huile essentielle d’Immortelle pour une peau mature, de Lavandin pour une peau grasse ou de Petitgrain bigarade pour une peau sèche.”

Un oléogel (qui s’utilise comme une crème hydratante): “Mélangez 45ml de gel d’aloe vera certifié Slow Cosmétique ou bio, ajoutez-y 1 c.à.c d’huile de jojoba, de chanvre ou de noisette et terminez avec une douzaine de gouttes d’huile essentielle en fonction de votre type de peau. Mélangez bien puis appliquez sur la peau tous les matins.”

Envie d’en savoir plus sur ce mouvement et d’apprendre à consommer plus responsable? Procurez-vous Ma bible de la Slow Cosmétique de Julien Kaibeck.

29,90€ sur slow-cosmetique.com

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