PMA: comment faire le deuil d’une grossesse naturelle?

PMA: comment faire le deuil d'une grossesse naturelle?
Pexels © Josh Willink

La procréation médicalement assistée (PMA) est, pour certains, la dernière solution pour espérer donner la vie. Un passage ardu mais souvent un réel soulagement pour les couples et patients qui ont un long et difficile parcours derrière eux.

Devenir parent peut prendre du temps. Parfois, ce temps devient long ou est compté. Et il arrive que l’envie d’avoir un enfant devienne une obsession quand les essais se multiplient, sans résultat. Les couples entament alors souvent des démarches pour une PMA. “Certains patients se rendent compte qu’avec un accompagnement adéquat, ils augmentent leur chance d’avoir un bébé”, affirme Magali Verleysen, gynécologue obstétricienne au CHR Sambre et Meuse à Namur.

Accueillir la nouvelle de la PMA

La spécialiste avance d’emblée: “Il n’y a pas de formule unique pour faire le deuil d’une grossesse naturelle”. Mais lorsque des patients se rendent à une consultation pour une PMA, c’est déjà admettre qu’ils ont besoin d’aide. “Concernant les réactions, c’est au cas par cas: certains accueillent la PMA de façon rassurante, alors que pour d’autres, c’est plus difficile. Mais une fois informés sur le parcours, les patients se sentent plus à l’aise. Bien sûr, ils se rendent compte aussi que cela peut être un parcours du combattant, mais souvent le chemin a déjà commencé bien avant la PMA et il a déjà été rempli d’espoirs et de désespoirs”.

Le soulagement

Plusieurs cas de figure s’observent après les premières analyses pour entamer une PMA, les couples qui sont rassurés d’entendre que tout va bien, qu’il n’y a pas de souci majeur bien que bébé ne soit toujours pas là. “Dans ce cas, quand le bilan de fertilité est normal, certains couples se donnent encore le temps naturellement. Alors que d’autres n’ont plus la patience. Nous sommes alors là pour les accompagner dans ce temps qui est précieux pour eux”, détaille la spécialiste.

L’acceptation

La situation est différente si le bilan de fertilité n’est pas bon. “Si on annonce à l’homme qu’il n’a, par exemple, pas de spermatozoïdes, ce n’est pas facile à entendre et à encaisser”, précise Magali Verleysen, gynécologue obstétricienne. En effet, cela implique un don de sperme et là, on entre dans d’autres dimensions pour le couple d’un point de vue psychologique. Il est important de rappeler que lors d’un parcours PMA, un accompagnement psychologique est proposé et peut être entamé à tout moment. Mais bien que la nouvelle puisse parfois être un choc, “c’est assez rare, qu’après leur avoir donné toutes les explications liées à la PMA, les couples ne se lancent pas”.

Le parcours de la PMA

Pour que le chemin de médecine de reproduction soit accepté et se déroule sereinement, il est indispensable d’accompagner les patients, de s’adapter à leur rythme et surtout que la demande émane du couple. “Si l’âge ne vient pas presser le processus (le remboursement d’une PMA est possible jusqu’à 43 ans), on laisse vraiment le temps aux patients d’encaisser la nouvelle et de démarrer leur parcours quand ils le souhaitent”, rappelle la gynécologue du CHR Sambre et Meuse.

Il arrive également que des patients qui sont en plein parcours demandent une pause. “Si le chemin est difficile, ils ont parfois besoin de changer d’air: un déménagement, un voyage… C’est valable pour des couples, une femme seule qui veut un enfant, un couple homosexuel…”. À côté, l’inverse peut se produire: “Des patients qui s’étaient imaginé le pire peuvent finalement être agréablement surpris. Ils s’attendent à un vrai parcours du combattant et parfois, après un essai ça fonctionne”, détaille la docteure. Pour les couples qui sont à leur deuxième enfant par PMA, c’est évidemment plus facile. “Ils savent comment cela fonctionne et ont davantage de recul”. Impossible de faire des généralités, un vécu n’est pas l’autre. “La PMA reste une épreuve de vie”.

Tomber enceinte naturellement après une PMA

Rappelons que pour certains couples pour lesquels il n’y a pas de problème de fertilité, il arrive qu’une deuxième ou troisième grossesse survienne naturellement. “La PMA pour le premier enfant est là pour diminuer le délai pour tomber enceinte, mais la grossesse naturelle reste possible, il ne faut donc jamais tirer un trait”, conclut Magali Verleysen.

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