Jusqu’où peut-on s’impliquer dans la vie intime de son adolescent?

Jusqu'où peut-on s'impliquer dans la vie intime de son adolescent?
© Getty Images

L’adolescence est une période importante de la vie où l’enfant va faire ses premières expériences amoureuses. En en tant que parent, nous souhaitons souvent être présent afin de l’aider à choisir des relations constructives et lui éviter de souffrir.

Si les enfants se posent très jeunes des questions sur l’amour et le couple, l’adolescence est le moment-clé où ils seront amenés à découvrir les joies mais aussi les peines de l’amour et où ils partent à la recherche de leur identité sexuelle… Une période qui peut redéfinir les relations parents-enfants et en pousser certains à s’inviter dans la vie intime de leur ado. Mais est-ce une bonne chose ou, au contraire, est-il préférable d’éviter de trop s’immiscer dans la vie intime des adolescents? En fait, il est surtout question de garder le bon équilibre!

S’impliquer dans la vie amoureuse de son ado: bonne ou mauvaise idée?

Selon la sexologue Marie Tapernoux, que nous avons interviewée à ce sujet, les parents peuvent – sans le vouloir – devenir intrusifs. Ce qui peut avoir deux effets: soit couper toute communication avec l’adolescent, soit être dans le jugement, sous prétexte que l’on sait « mieux que l’ado » ce qui est bon pour lui. L’experte nous conseille plutôt d’être observatrice et de montrer à l’enfant qu’on est là, sans pour autant rentrer vraiment dans son intimité. « L’idée n’est surtout pas d’entrer dans l’intimité de l’adolescent, mais de lui dire ‘tu sais, je suis là si tu as besoin de discuter’. On peut aussi lui faire part de nos observations, par exemple ‘j’ai remarqué que tu te disputais beaucoup avec ta copine ces derniers temps, si tu veux qu’on en parle, n’hésite pas’. En fait, on laisse la porte ouverte », nous explique la sexologue.

Marie Tapernoux nous déconseille aussi de donner son avis si l’adolescent ne nous le demande pas, en disant par exemple « je trouve que cette personne n’est pas faite pour toi » ou encore « je suis certaine que tu pourrais trouver mieux ». S’il vient nous interpeller, il s’agira alors de faire preuve d’intelligence en évitant de rentrer dans le jugement. Si votre ado vous demande votre avis sur son copain ou sa copine, vous pouvez par exemple vous référer à une ou plusieurs choses que vous avez remarquées et dire ce que vous en pensez, mais tout en restant neutre et bienveillante.

Une frontière parfois difficile à trouver

À l’adolescence, certains parents essayent de se rapprocher de leur enfant en devenant le meilleur ami, ou presque. Mais ce n’est pas vraiment une bonne tactique. Si cela peut amener beaucoup de complicité, sortir de son rôle de parent risque d’impliquer un déséquilibre et un manque de repères. Selon la spécialiste, un enfant a besoin d’un cadre clair et de limites qui lui permettront de s’aiguiller dans la vie, en particulier dans une période aussi délicate et constructive que l’adolescence.

Et si on choisissait de ne pas s’impliquer?

Si vous pensez que ne pas s’impliquer du tout est une meilleure solution pour garder sa place de parent, il semblerait que cette solution ne soit pas non plus à privilégier. Toujours selon la thérapeute, on risque de passer à côté de notre rôle de protecteur: « En refusant de s’impliquer dans l’intimité de son ado, on peut passer à côté de choses importantes… voire assez graves tels que du mal-être, une dépression, du harcèlement moral ou physique, des problèmes d’identité, etc. C’est pour toutes ces raisons que j’invite les parents à faire savoir à leurs enfants qu’ils sont là si besoin, sans jugement, mais à l’écoute. Et même si, au début, l’ado refuse toute communication, il est plutôt courant qu’il revienne vers ses parents, puisqu’ils sont pour lui des personnes de référence ».

C’est donc au parent de trouver le juste milieu, sans rentrer dans la case du « copain », ni dans celle du « parent indifférent ».

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