Témoignage: « J’ai eu l’idée de créer un spectacle basé sur des contes érotiques »

Témoignage: "J’ai eu l’idée de créer un spectacle basé sur des contes érotiques"
© Jeffcarré

Pour surprendre son mari et se lancer un défi, la comédienne belge Sophie Dumont (39 ans) a décidé de devenir conteuse coquine et, dans la foulée, prof de pole dance. Un double challenge qui a changé sa vie. Et pas que la sienne…

L’artiste nous explique comme elle est devenue conteuse érotique professionnelle.

La Saint-Valentin, le début de tout

« Il y a 5 ans, j’ai eu envie de faire un cadeau insolite à mon mari pour la Saint-Valentin. Je
ne suis pas du tout matérialiste. Lui non plus. Nous étions ensemble depuis 12 ans et je ne savais plus quoi lui offrir. C’est là que j’ai eu l’idée de créer un spectacle basé sur des contes érotiques. Moi qui étais timide et extrêmement pudique, c’était déjà un défi en soi. En tant que conteuse pour enfants, j’aimais les histoires basées sur deux niveaux de lecture, des récits qui pouvaient parler tant aux petits qu’aux parents qui les accompagnaient. Mais là, je voulais aller beaucoup plus loin. La preuve: j’ai poussé le vice jusqu’à jouer ce spectacle non pas uniquement devant mon mari, mais devant un vrai public. Très vite, je me suis demandé dans quoi je m’étais embarquée. J’avais choisi de raconter 5 contes érotiques d’Henri Gougaud et d’en écrire un sixième moi-même. Pour  corser le tout, j’avais opté pour un ‘dîner/spectacle’, un format assez intimidant puisqu’il nécessite d’être proche du public. Dès le premier soir, les réactions ont été très positives. Mon mari a beaucoup aimé, lui aussi. Ces contes mettent en lumière la richesse de l’amour et de la sexualité. Celle-ci y est envisagée comme un voyage, une succession de saisons à la fois riches et diverses. C’est très libérateur comme message. Cela dit, je ne vais pas mentir: les premières fois où j’ai dû prononcer certaines phrases à voix haute, j’ai rougi. Mon metteur en scène a parfois dû batailler ferme pour me faire sortir des répliques particulièrement explicites. Le texte reste néanmoins très subtil. Ces contes parlent, le plus souvent sous forme de métaphores, de notre vision du corps et de la genèse du plaisir.

Le pole dance s’invite au spectacle

En 2014, année de la création du spectacle, j’ai été invitée à le jouer au festival d’Avignon. Un vrai encouragement, mais aussi le début d’une grande aventure. À l’issue de la dernière représentation, c’est en observant la scène vide – à l’époque, je n’avais qu’une simple chaise en guise de décor – que j’ai eu une vision. J’ai tout à coup imaginé jouer avec une barre, la même que celle qu’on utilise en pole dance. Une manière de rendre le show plus sensuel, mais aussi d’assumer davantage ma féminité. J’ai donc commencé à prendre des cours. Mon idée n’était pas de mincir ou de changer mon apparence, mais à force d’entraînement, j’ai naturellement perdu deux tailles de vêtement. Petit à petit, j’ai changé mes costumes de scène. Au fur et à mesure que ma silhouette se modifiait, j’ai porté des pièces plus courtes ou plus moulantes: un t-shirt moins large, puis un corset et enfin un haut rouge très sexy avec des froufrous. Désormais, quand je suis sur scène, je me sens belle et féminine. Tous ces petits changements, je les appelle mes ‘accidents positifs’. Quand j’ai décidé d’accessoiriser ma tenue avec un boa, je ne savais pas comment le manipuler. J’ai donc pris des cours d’effeuillage avec des artistes issues du cabaret burlesque. Un nouveau prétexte pour me réinventer et explorer ma féminité. Désormais, ce costume est comme une seconde peau.

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Texte: Marie Honnay, coordination: Stéphanie Ciardiello

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