Témoignage: « J’ai décidé de ne plus jamais porter de soutien-gorge »

Témoignage: "J'ai décidé de ne plus jamais porter de soutien-gorge"
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Libérons nos seins. Tel pourrait être le slogan du mouvement « No Bra » (comprenez, « sans soutien-gorge ») qui prend de plus en plus d’ampleur. Si Tatiana, 34 ans, ne se revendique pas forcément partisane de la mouvance, elle a tout de même décidé de ne plus jamais porter de soutien-gorge.

« Je ne porterai plus jamais de soutien-gorge. Depuis que j’ai pris cette décision, je me sens plus libre, plus femme », nous confie Tatiana. Il lui aura fallu passer au-dessus du regard des autres et de multiples injonctions, avant de pouvoir totalement libérer sa poitrine. « Je n’ai jamais aimé porter un soutien-gorge. J’ai toujours trouvé ça très énervant. La baleine me rentrait dans la peau, les coutures me démangeaient… Un vrai engin de torture! Mais pour être honnête, avant mon importante perte de poids suite à une sleeve gastrectomie, je ne m’étais jamais posé la question de m’en affranchir », ajoute la blogueuse et rédactrice pour Mamans & Femmes d’Aujourd’hui.

Une sensation de liberté

Avant cette opération à l’âge de 28 ans, Tatiana faisait un bonnet C. Après avoir perdu ces nombreux kilos en 6 mois, elle est passée à un 85A. « Je n’avais plus l’impression d’être une femme, et j’avais du coup un gros problème avec mon image. J’ai alors décidé de recourir à une chirurgie réparatrice. C’est dans ce cadre que j’ai eu la révélation. »

Après l’augmentation mammaire, le spécialiste a conseillé à Tatiana de ne plus porter de soutien-gorge durant deux à trois mois. « Waouw, c’était merveilleux, une sensation de liberté. Après cette période, je ne portais que très occasionnellement des soutiens-gorge », explique la maman de trois enfants (un garçon et deux filles).

Si sa nouvelle poitrine, refaite, plus ronde, l’a aidée à s’affranchir? Non. Son bonnet C naturel, avant sa perte de poids, lui convenait, mais elle n’avait pour autant jamais pensé libérer sa poitrine. « Je n’y avais tout simplement jamais pensé, mais j’aurais pu passer au No Bra avec mon bonnet C. » 

« Si tu ne portes pas de soutif, c’est que tu es open-bar »

Le plus dur? Le regard des autres

Ce qui a fait que Tatiana n’a pas tout de suite jeté sa lingerie? « Le regard des autres, et surtout celui de certains hommes, qui sexualisent la poitrine et pensent ‘si tu ne portes pas de soutif, c’est que tu es open-bar’. Ils ne se gênent pas de lancer des remarques dès qu’un téton pointe. Mais aussi celui de certaines femmes qui jugent. Pourtant, je pense que tout est une question d’attitude. Tu peux ne pas porter de soutien-gorge et ne pas avoir une attitude séductrice. » Et puis finalement, « rien à f***** », Tatiana s’est lancée se disant que les autres n’auront qu’à imaginer ce qu’ils veulent.

« Je ne veux pas que ma fille se sente obligée »

Comment se positionner à l’adolescence de ses filles? Cette question, Tatiana se l’est bien évidemment déjà posée. Et sa réponse est simple: « Ma grande a bientôt 7 ans. Je pense que j’attendrais simplement qu’elle m’en parle. Je ne veux juste pas qu’elle se sente obligée de porter un soutien-gorge. Même si je crois que ce ne sera pas le cas vu qu’elle a une maman qui n’en porte pas. » 

Stop à cet automatisme

Cette pression sociale énerve quelque part notre interlocutrice qui pense que les choses seront bien plus faciles lorsque les femmes arrêteront de prendre le port de soutien-gorge comme un automatisme, quand « elles seront libérées de cela. Franchement, je ne pense pas que ce soit réellement nécessaire de porter un soutif quand on a un petit bonnet. Pourtant, on le fait. Parce que l’on a cette image du sein qui doit être rond et haut. Les femmes se déferont de cet automatisme inconscient lorsque la société cessera d’avoir cette idée de la poitrine! »

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