Naître fille dans le monde est loin d’être facile

Naître fille dans le monde est loin d'être facile
Getty Images

Ce 11 octobre, les filles sont à l’honneur pour la Journée mondiale de la fille. Un sexe qui est loin d’être accepté partout dans le monde. Petit tour d’horizon des pays où naître fille est loin d’être facile.

À l’heure où de nombreuses femmes se battent pour que l’égalité homme/femme soit naturelle, partout et dans tous les domaines, certains pays considèrent encore la fille comme le sexe faible qu’il faut éliminer…

En Amérique Latine

Sur ce continent, les violences envers les femmes sont loin d’être des exceptions. Elles font malheureusement partie du quotidien, au même titre que les violences sexuelles. Les différents pays d’Amérique du Sud sont d’ailleurs peuplés d’adolescentes déjà mamans qui n’ont pu avorter après un viol. Et la justice ne fait rien… « Un rapport de l’UNICEF datant de 2017 indique que des jeunes filles âgées de 10 à 14 ans accouchent toutes les trois heures en Argentine. Selon #NiñasNoMadres, une coalition d’ONG regroupant notamment Amnesty International et Planned Parenthood Global, chaque année, environ deux millions de jeunes filles âgées de moins de 15 ans donnent naissance à un enfant, souvent à la suite de violences sexuelles. L’Amérique latine et les Caraïbes sont la seule région du monde où l’on constate une augmentation de ce chiffre », peut-on lire sur le site d’Amnesty International. Dans cette partie du monde, où la culture machiste fait loi, les violences sexuelles sont banalisées et les jeunes filles sont loin d’être soutenues.

En Asie

Le manque de filles est bel et bien présent en Asie, la faute à l’avortement sélectif, aux nombreux infanticides ou encore à la loi de l’enfant unique. Elle a été instaurée en Chine de 1979 à 2015 pour éviter la surpopulation. Souvent, lorsqu’une fille naissait, ses parents décidaient de ne pas la garder. De plus, à cette époque, en Chine, seul le garçon recevait l’héritage. Si c’était une fille, c’est un cousin qui le recevait. Dans plusieurs pays, comme l’Inde, le Pakistan ou même le Bangladesh, il n’est pas rare qu’on tue à la naissance le bébé quand on découvre son sexe féminin. La loi l’interdit, mais l’État ferme les yeux. Avec le développement de l’échographie, les avortements ont considérablement augmentés. Un Pakistanais, interrogé pour le documentaire « Malédiction de naître fille », explique que si sa femme n’accouche que de filles, il en prendra une autre, « en espérant qu’elle soit une vraie femme, capable d’avoir un garçon ». Un autre homme ajoute: « Si une femme ne donne naissance qu’à des filles, elle n’a aucune valeur. Elle ne sert à rien. C’est de sa faute, et on la renvoie chez ses parents ». Ce documentaire date de 2006, mais 13 ans plus tard, les choses sont loin d’avoir changé. De nombreuses initiatives sont mises en place, les femmes sont de plus en plus formées et ont un travail, mais le garçon reste le sexe fort.

En Afrique

L’Afrique voit dans ses rangs politiques de plus en plus de femmes, mais le chemin est encore long vers une égalité homme/femme dans ces pays où le viol des petites filles et des femmes est une réelle arme de guerre. Entre 2006 et 2007, l’American Journal of Public Health avait estimé que 48 femmes et jeunes filles subissaient des violences sexuelles toutes les heures en République démocratique du Congo. Les filles et les femmes ne sont en sécurité nulle part avait déclaré, en 2010, l’envoyée spéciale des Nations unies pour les violences faites aux femmes et aux enfants dans les conflits, Margot Wallström: « Au Congo, les femmes ne sont toujours pas en sécurité, sous leur propre toit, dans leur propre lit, lorsque la nuit vient ». Autre violence physique, considérée comme normale et qui se pratique encore trop régulièrement en Afrique: l’excision. D’autres pays, comme le Nigeria, autorise le mari à battre son épouse sous prétexte de « faire son éducation », peut-on lire dans le Code pénal, article 55.

En Europe

Les filles européennes naissent théoriquement sur le même pied d’égalité que les hommes. Pourtant, les agressions, le harcèlement de rue, les féminicides ou les inégalités (salaires, postes, tâches domestiques) sont loin d’être bannis de la société européenne. Certains pays européens sont encore dans une logique de société patriarcale, dans une moindre mesure qu’en Asie, en Afrique ou en Amérique Latine, mais l’homme a toujours ce petit pouvoir en plus que n’a pas la femme. En Belgique, 19 femmes ont été victimes de féminicides depuis 2019! Certes, l’ampleur de la violence présente en Europe n’est pas la même que sur les trois continents précédents, mais elle existe.

En Amérique du Nord

Le discours est semblable à celui de l’Europe pour l’Amérique du Nord.

En résumé, lorsque que l’on naît fille, il faut s’attendre à franchir de nombreux obstacles, ravaler ses peurs et s’imposer! Petite vidéo sortie en 2016, à l’occasion de la Journée mondiale des droits des femmes, qui résume parfaitement la société dans laquelle nous vivons.

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