Journée internationale des gauchers: « On me demandait de donner la belle main »

Journée internationale des gauchers: "On me demandait de donner la belle main"
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Jusque dans les années 50-60, les gauchers ont eu la vie bien plus dure que les droitiers. Et ce, principalement à l’école… mais pas que. Écrire, jouer, dribbler… en attaquant tout par le côté gauche était presque systématiquement qualifié de maladie. 

Le nombre de gauchers serait peut-être bien plus élevé que ce qu’il est aujourd’hui si on n’avait pas empêché certains de rester gauchers. Jusque dans les années 60, il n’était pas rare d’obliger un enfant à écrire de la main droite. C’est, malheureusement, encore le cas dans plusieurs pays d’Asie et d’Afrique.

Bien plus de gauchers que ceux répertoriés

« Tiens ton stylo de la main droite », cette phrase a longtemps été répétée aux gauchers dans les salles de classe jusque dans les années 50-60. Cela peut sembler loin et pourtant, c’était il n’y a pas si longtemps. Aucune étude récente n’a été menée pour connaître exactement le pourcentage de gauchers dans le monde mais il se pourrait qu’il soit plus important si on y introduisait tous les « gauchers contrariés », c’est-à-dire les personnes à qui l’on n’a empêché d’utiliser leur main préférentielle. « À l’époque de ma maman, qui est née en 1929, on frappait avec des lattes sur les doigts de ceux qui écrivaient de la main gauche », explique Christine, une gauchère contrariée de 59 ans.

Les gauchers ont durant longtemps eu la vie dure

Après les années 60, cette « interdiction » de ne pas utiliser la main gauche était moins fréquente, mais il en restait un petit quelque chose dans les mœurs familiales. « À l’école, je n’ai jamais entendu qu’on demandait aux petites filles gauchères de ne pas utiliser cette main », explique Christine, institutrice primaire. « Je n’ai pas connu cela à l’école. Mais à la maison, ma maman me disait toujours de donner ‘ma belle main’ quand elle parlait de la main droite. Elle ne m’a jamais dit de ne pas utiliser la gauche. Mais peut-être qu’inconsciemment, j’ai utilisé ma main droite à défaut de la gauche, ça, je ne sais pas l’expliquer ». C’est donc également dans la sphère familiale que cette main gauche était « diabolisée ». « On ne me l’a jamais vraiment dit, mais j’interprète ce terme de ‘belle main’ comme pour dire que la main gauche était la mauvaise main ». Ce n’est que des années plus tard que Christine a compris qu’elle était en fait une gauchère contrariée. « C’est vers l’âge de 20 ans, quand j’ai fait un cours d’escrime que j’ai pris instinctivement le fleuret de la main gauche et le moniteur m’a dit qu’il était sûr que j’étais une gauchère contrariée, sinon je ne l’aurais jamais pris de cette main-là ».

Heureusement, les temps changent

Aujourd’hui, les mentalités ont évolué. Être gaucher est tout à fait normal. « Il y en a de plus en plus. Sur une classe de 20 élèves, j’ai chaque fois environ 3 ou 4 gauchers », poursuit Christine (institutrice). « Aujourd’hui, on banalise le gaucher de plus en plus. On ne fait plus nécessairement attention qu’il soit du côté droit du banc. Il y a aussi de plus en plus de choses pour eux: stylos, ciseaux… Aucune différence ne s’observe. Les enfants adorent même essayer d’écrire de leur autre main ».

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