Rencontre avec Charlotte, la chanteuse Belge à suivre de très près

Rencontre avec Charlotte, la chanteuse Belge à suivre de très près
© Soline de Groeve

Elle est jeune, elle est belle, elle est belge et elle est talentueuse. Elle était présente aux Francofolies de Spa, au Brussels Summer Festival et aux Solidarités de Namur. Charlotte est sans aucun doute une chanteuse à suivre de très près, et son album prévu pour la fin de l’année va vous envoûter.

Charlotte, la Namuroise qui va vous séduire

Ce n’est un secret pour personne: vous êtes la fille de Alex Mansion (Léopold Nord & Vous) et Muriel Dacq (« Tropique »), stars des années 80. Est-ce que vos parents vous ont soutenue lorsque vous vous êtes lancée dans la musique?

« En réalité, depuis toujours, je vois l’univers de mes parents et le show-business d’un œil effrayé. Je considérais ce monde un peu hypocrite, ce n’est pas ce que j’aimais. Du coup, quand j’ai commencé il y a 2 ans, je n’en ai pas parlé à mes parents jusqu’à ce qu’il y ait du concret. Ils ont été très surpris lorsqu’ils ont entendu ce que je faisais, ils ne s’y attendaient pas du tout. Maintenant, ils sont comme tous les parents: fiers de voir que ça prend son envol et ils me donnent souvent leurs avis. »

La musique, c’est une histoire de famille chez vous. Est-ce que cette carrière a été comme une évidence?

« Absolument pas. Ce n’est pas du tout parce qu’il y a des musiciens dans ma famille que ça a coulé de source pour moi. Au contraire, ça n’a pas toujours été facile parce que pendant longtemps, je n’osais pas me dire que j’allais être chanteuse. En réalité, avoir des parents de ce milieu a été une vraie pression à mes yeux. Je me disais que si je me lançais, ça devait être parfait parce que je les savais très perfectionnistes et durs. Ça a donc été un bloquage pour moi.

Je me suis tournée vers la danse, le cinéma, le théâtre… J’ai fait beaucoup de formations qui m’effrayaient moins. Jusqu’au jour où j’ai eu le besoin de faire de la musique, ça devait sortir. J’ai rencontré Nicolas d’Avell qui m’a motivée à me lancer. Sans lui, je crois que je serais restée dans ma grotte pendant encore longtemps. »

Vous avez vécu à Paris, et aujourd’hui vous voilà de retour en Belgique, plus précisément à Namur. Paradoxal non, pour se lancer?

« En effet, je suis rentrée dans la campagne namuroise. Paris, c’est magique, mais c’est effrayant aussi. Je me sens mieux ici, pour faire les choses à échelle humaine. J’ai toujours adoré Namur et plus je partais, plus j’avais envie de revenir. J’adore la nature, les promenades, les beaux endroits verts… C’est beaucoup plus inspirant pour moi que d’être dans de grandes villes, dans le flux de gens. J’ai besoin d’être déconnectée, de relâcher la pression pour pouvoir travailler. D’ailleurs, le studio dans lequel j’enregistre est également à l’écart des grandes villes. C’est ce qui fonctionne pour moi. »

Angèle était le phénomène 2018. En tant que « fille de » et Belge, difficile de ne pas l’évoquer… Comment gérez-vous cette situation?

« Pour le moment, la comparaison est facile puisque nous sommes deux jeunes chanteuses avec des parents artistes. Mais nous avons des univers bien différents et donc je pense que, heureusement, cela peut fonctionner en même temps. Nous ne nous adressons pas au même public et nous ne proposons pas la même chose. »

On vous compare souvent à Lana Del Rey. On peut également citer Vanessa Paradis. Font-elles partie de vos influences?

« J’apprécie la comparaison mais en réalité, pas vraiment. À la base, mes influences partent du hip-hop américain, de l’époque où je faisais de la danse. Ensuite j’ai beaucoup écouté de la musique indie et aérienne. Actuellement, j’aime beaucoup Oscar and the Wolf. Mon groupe ultime, c’est Daughter. »

Votre musique est très aérienne mais vous parlez également de sujets qui vous tiennent à cœur. Considérez-vous que la chanson est un outil pour défendre des propos ou, au contraire, une manière d’arrêter de réfléchir et de s’évader?

« Dans l’idéal, ce serait un tout. Dans un album ou dans un concert, on devrait pouvoir se remémorer des souvenirs, vivre des moments forts, se poser des questions, être touché par des propos, mais aussi se détendre, se laisser planer… Passer par toutes les émotions. J’ai des textes engagés mais j’ai aussi des textes qui traitent plus des relations amoureuses ou humaines. J’essaie d’avoir un certain équilibre. »

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