Tâches ménagères: 2 applications pour mieux les répartir

Tâches ménagères: 2 applications pour mieux les répartir
Getty images

L’inégale répartition des tâches ménagères à la maison éclate au grand jour avec le confinement. Et c’est encore et toujours les femmes qui en font le plus. Voici deux applications qui peuvent vous aider à renverser la tendance: dressez un état des lieux avec Maydée et motivez ensuite l’ensemble de la famille à participer à la vie domestique avec Pixy.family.

En temps de confinement, il n’est désormais plus possible d’ignorer que le lave-vaisselle est prêt à être vidé, que le bac à linge sale déborde, que le frigo est vide… Ce travail, souvent accompli par les femmes en l’absence de leur conjoint, est désormais visible. Est-il pour autant mieux réparti? Rien n’est moins sûr. D’après un sondage français Harris Interactive réalisé pendant le confinement, 54% des femmes consacrent plus de deux heures par jour aux tâches domestiques et éducatives, contre seulement 35% de leurs conjoints. Alors, comment le motiver pour qu’il en fasse plus à la maison? Comment éviter d’être constamment derrière ses enfants? S’il n’y a pas de solution miracle, deux applications peuvent vous aider à amener la problématique de manière plus ludique au sein de votre famille.

Maydée pour prendre conscience du travail invisible

Vider le lave-vaisselle, enlever les miettes, nettoyer la salle de bains: le travail domestique enlève, efface, nettoie et au final ne produit rien, si ce n’est un état de confort qu’on estime normal. “C’est comme ça devrait être”, s’insurge Julie Hebting à l’origine de l’application française Maydée. C’est à l’arrivée de son premier enfant, que cette trentenaire a mesuré à quel point les femmes cumulaient les inégalités. “Il faut arrêter de croire que les inégalités se jouent uniquement dans la sphère publique et professionnelle. Elles se poursuivent dans la sphère privée. Le but de l’application Maydée, c’est de prendre conscience de son investissement à la maison avec des données éclairées et pas simplement des approximations”. En effet, Julie cite l’étude “L’injustice ménagère” (2008) qui met en lumière la fausse représentation que se font les couples hétérosexuels de la répartition des tâches ménagères. “Une femme doit accomplir jusqu’à 72% du travail domestique pour avoir l’impression que la répartition est inégale. Et les hommes ont l’impression d’être sur un fifty-fifty lorsqu’ils ne sont qu’à 30%”.

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La nécessité de poser un diagnostic

De la même manière qu’on note toutes ses dépenses pour établir un budget ou tout ce qu’on mange pour adapter son régime, Maydée permet d’encoder le temps passé aux différentes tâches domestiques pour ensuite effectuer un décompte: qui a passé le plus de temps à faire quoi? Car il faut aussi différencier les temps. “Le temps consacré aux soins de l’enfant n’a pas la même valeur que celui qu’on passe à jouer avec lui. On ne tisse pas les mêmes liens”. La force de l’application Maydée réside aussi dans la précision avec laquelle sont répertoriées les différents types d’activités. Il y a certes le ménage, les courses, la cuisine, la vaisselle, le linge, mais aussi le soin des enfants, le jeux des enfants, les trajets, sans oublier le soin des parents âgés ou dépendants, la gestion administrative et le soins des animaux. “Le but de Maydée n’est pas seulement d’atteindre une égalité réelle entre les femmes et les hommes, mais aussi de pointer du doigt ce qui se joue à la maison, de questionner la valeur qu’on accorde à ce travail gratuit”.

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Mobiliser toute la famille avec Pixy.family

Une fois qu’on a bien la preuve d’abattre la majorité du travail à la maison, que fait-on face à un mari dans le déni et/ou des enfants récalcitrants? “On s’est demandées pourquoi certains outils qui fonctionnent très bien en entreprise pour gérer des équipes ne pouvaient pas être aussi utilisés à la maison”. Anne-Sophie Lecointre et Charlotte Neuburger-Picard ont lancé l’application Pixy.family en mars dernier. L’application belge permet d’encoder les différentes tâches et à chaque membre de la famille de se proposer de les accomplir. Chaque action réalisée permet à l’équipe familiale de marquer des points et de progresser dans un parcours balisé par des récompenses (des bons de réduction pour des activités familiales notamment), des jeux, des conseils et des tests de personnalité. “C’est en comprenant mieux la personnalité de chacun, qu’on peut adapter sa communication pour être plus efficace et activer les bons leviers de motivation. Un profil de ‘philosophe’ devra ressentir qu’il a le temps et la liberté pour effectuer une tâche tandis qu’un profil de ‘compétiteur’ aura besoin qu’on lui lance un défi”, explique Anne-Sophie Lecointre, CEO de l’application Pixy.family.

 

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Un cadre commun pour des règles communes

L’application Pixy a la particularité de décentrer la problématique de la répartition des tâches domestiques qui tourne souvent en rond dans le couple pour la replacer à l’échelle de l’ensemble de la famille. Chacun de ses membres, y compris les enfants, est apte à passer à l’action à sa façon et selon ses compétences. “En développant l’outil, on s’est rendu compte que si dans une famille sur deux, l’homme avait du mal à se mettre en marche, c’était souvent les enfants qui allaient chercher leur papa. Ce n’est plus la maman qui se met en frontal. Le point de vue change, il ne s’agit plus d’un conflit de couple, mais d’une histoire d’entraide au sein de la communauté familiale”, remarque Anne-Sophie Lecointre. L’entreprise familiale devient encore plus compliquée à gérer lorsqu’elle est recomposée. “Ce n’est pas toujours simple de dire à un enfant qui n’est pas le sien ce qu’il doit faire. Pixy joue alors le rôle de médiateur et offre un cadre dans lequel on peut poser les règles de vie commune dans un outil commun”.

 

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Est-ce que ça marche?

“On se rend compte qu’il est plus difficile de faire bouger les lignes dans des familles dont les parents ont plus de 45 ans où les habitudes sont ancrées. Nous avons plus d’impact sur les parents entre 25 et 40 ans, où les papas ont envie de trouver leur place et que les choses changent”, explique Anne-Sophie Lecointre avant de conclure: “le changement s’inscrit dans un temps long et il faut beaucoup de constance. L’application n’est pas une formule magique, et tout son enjeu est de voir si elle parvient à pérenniser les comportements, les nouvelles habitudes. Mais au moins elle oblige à définir les tâches, à les rendre visible, à les partager, et surtout à initier une discussion”.

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