Le cuir d’ananas révolutionne la maroquinerie

Le cuir d'ananas révolutionne la maroquinerie
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Sacs à main, porte-monnaie, mais aussi chaussures, vestes ou encore ameublement… Le cuir est partout. Matière controversée, elle est tantôt considérée comme noble, tantôt jugée peu écologique ou éthique.

Après avoir travaillé 15 ans dans l’industrie du cuir, la designeuse espagnole Carmen Hijosa s’est rendue compte que la fabrication des peaux et leur tannage n’étaient pas durable et elle a commencé à s’intéresser à d’autres matériaux. C’est aux Philippines qu’elle a découvert la fibre de feuilles d’ananas. Les Philippins l’emploient lors de la confection d’un vêtement traditionnel : le Barong Tagalog, un genre de chemise.

Le Piñatex, nouvelle alternative au cuir et au simili

Ces fibres permettent de produire un textile non tissé qui ressemble à s’y méprendre au cuir et que Carmen Hijosa a baptisé Piñatex. Pour produire un mètre carré de Piñatex, il faut environ 480 feuilles d’ananas, soit 16 fruits. La plupart du temps, ces feuilles sont considérées comme des déchets et laissées dans les champs. La production et la fabrication de cette alternative naturelle et végane au cuir (mais aussi au simili, issu du pétrole) se fait directement aux Philippines, ce qui permet aux agriculteurs locaux de recevoir un revenu correct. Les finitions (teinture, impressions, réalisation des textures) sont, quant à elles, effectuées en Espagne.

La société de Carmen Hijosa, Ananas Anam, est basée à Londres. Celle-ci vend le Piñatex à d’autres marques telles que Puma ou Campers, qui sont en train de réaliser des prototypes. On a hâte de voir la suite !

Crédits photo : Ananas Anam et Camper

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