L’utilité des bonnes associations de légumes au potager

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La carotte à côté du poireau, le basilic près des tomates, l’ail sous le pêcher… Comme dans la société des hommes, il y a des plantes qui ne se supportent pas et d’autres qui adorent être voisines. Bon à savoir pour un potager en super forme et respectueux de l’environnement.

C’est Gertrud Franck qui a popularisé le concept de «cultures associées». Fan de jardinage, elle fait au fil du temps deux observations essentielles :

  1. Dans la nature, le sol n’est jamais nu. Si vous désherbez une parcelle de votre terrain et que vous la laissez livrée à elle-même, très vite, une végétation spontanée va en couvrir la surface.
  2. Naturellement, la monoculture n’existe pas. Sur cette parcelle, on retrouvera diverses plantes. Tout laisse donc à penser que celles-ci aiment vivre les unes auprès des autres.

C’est en partant de ces deux constats que la méthode des cultures associées est née.

Je t’aime moi non plus

Les associations favorables utilisent le bénéfice que deux plantes de nature différente peuvent avoir à pousser ensemble. Un exemple? Le céleri et le chou s’adorent. Par son odeur, le céleri protège le chou d’un insecte nuisible, la piéride du chou (un papillon blanc), tandis que, par son système racinaire, le chou protège le céleri d’une maladie, la rouille. Mais il y a aussi des associations défavorables. Par exemple, les racines des pois produisent une substance chimique qui inhibe la croissance des haricots. Moralité: les bonnes associations permettent d’obtenir de meilleurs résultats avec moins d’efforts.

5 règles d’or pour réussir les cultures associées.

  1. Espacez toutes les lignes de 50 cm. Dans chaque ligne, vous allez semer ou repiquer les légumes.
  2. Le bio n’aime pas les espaces vides. Ensemencez l’interligne avec un engrais vert ou recouvrez-le de «mulch» (voir ci-après).
  3. Chaque année, déplacez vos lignes de 25 cm. Les lignes de légumes pousseront alors sur un sol occupé par un engrais vert de l’année précédente.
  4. Au bout de deux ans – soit deux déplacements de 25 cm – , la première ligne va venir à la place de la deuxième, la deuxième à la place de la troisième, et ainsi de suite… la dernière prenant la place de la première. Il y a donc une succession harmonieuse des différents légumes.
  5. Au printemps, quand vous semez votre jardin et que vous repiquez vos plants, pensez déjà à «mulcher» les entre-lignes qui ne recevront pas d’engrais verts. Les autres entre-lignes devront être binés jusqu’au moment de la levée des légumes. A ce moment-là, après avoir nettoyé votre jardin, une dernière fois, à la main, vous sèmerez les engrais verts qui couvriront très vite le sol en étouffant les mauvaises herbes. Attention, ne laissez pas l’engrais vert pousser trop haut afin de ne pas étouffer les légumes. Vous le verrez, essayer un jardin de cultures associées, c’est l’adopter, même s’il faut un peu de temps pour s’habituer à son aspect un peu plus sauvage.

«Mulching» pot

Le terme «mulch» désigne de manière générale toute couverture du sol – totale ou partielle – à l’aide de matière végétale. Une technique utile : le mulching est considéré comme un compostage de surface. Le meilleur exemple nous est donné par la forêt. Chaque année, une masse de feuilles mortes et de brindilles s’accumule sur le sol pour former une litière. Au jardin, le mulching permet de:

  • Protéger le sol de la pluie;
  • Freiner la croissance des mauvaises herbes;
  • Garder le sol humide et à bonne température;
  • Protéger le sol du gel;
  • Nourrir le sol: une pratique régulière du «mulching» offre toute l’année une alimentation équilibrée aux plantes.

Comment procéder? A l’exception des parties de plantes malades, tous les débris de végétaux qui ne sont pas trop gros peuvent être apportés en «mulching»: tontes de pelouses, de haies, bois broyé… Attention, le «mulch» ne peut pas être incorporé au sol en profondeur avant d’être parfaitement décomposé.

Vive l’engrais vert

Pour garantir la fertilité du sol à long terme, il faut impérativement maintenir un bon taux d’humus. Dans ce but, et pour éviter les engrais chimiques, on sème des «engrais verts», c’est-à-dire des plantes à croissance rapide qui seront rapidement incorporées dans le sol afin de lui fournir une nourriture abondante et d’en améliorer la fertilité. Cette option présente beaucoup d’avantages:

  • Les engrais verts provoquent la prolifération des vers de terre et stimulent la faune microbienne (bactéries, algues et champignons) par le développement de leurs racines qui restent dans le sol.
  • Les engrais verts «remontent des profondeurs» et assimilent pendant leur croissance des éléments nutritifs qui sont ainsi à nouveau disponibles pour les cultures suivantes.
  • Grâce à leur faculté de fixer temporairement les éléments nutritifs solubles, ils protègent le sol du lessivage des éléments nutritifs provoqué par les pluies d’automne.
  • Le couvert qu’ils procurent protège le sol de l’érosion, de l’insolation.
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