Rencontre avec Requin Chagrin, le groupe qui va mordre 2019 à pleines dents

Rencontre avec Requin Chagrin, le groupe qui va mordre 2019 à pleines dents
©Ella Herme

Révélé en 2015, Requin Chagrin revient avec un second album, sorti ce 25 janvier 2019 sur le label du chanteur d’Indochine, Nicola Sirkis, dont le groupe est la première signature. Rencontre avec Marion, chanteuse et créatrice du groupe.

Une douce nostalgie. C’est ce que nous ressentons à l’écoute de « Sémaphore », le second album de Requin Chagrin, sorti à la fin du mois de janvier. Le groupe nous invite à la rêverie avec des mélodies envoûtantes, des rythmes entraînants, des tonalités dream pop, des textes mélancoliques, et un univers aux inspirations multiples.

Le coup de coeur de Nicola Sirkis

Repérée en 2015 par le collectif La Souterraine après avoir publié un premier morceau sur Internet, Marion Brunetto, alors âgée de 25 ans, décide de faire appel à trois autres musiciens pour former un groupe qu’elle baptisera « Requin Chagrin ». Le groupe sort ensuite une poignée de titres pop/rock, cette fois remarqués par le leader d’Indochine, Nicola Sirkis. Le chanteur propose alors au groupe de rejoindre le label KMS Disques, qu’il venait tout juste de lancer à l’époque, et de faire la première partie d’Indochine sur les dix-sept dernières dates de son « 13 Tour » en 2018. Une immense opportunité qui a propulsé Requin Chagrin au-devant de la scène pop/rock dans l’Hexagone.

Rencontre avec Requin Chagrin

Garage rock, chanson française, surf rock, dream pop, shoegaze… Le groupe explore différents styles et les mélange, à tel point qu’il en devient difficile de décrire leur univers musical. Pour en savoir plus, nous sommes allées à la rencontre de Marion Brunetto, chanteuse et créatrice du groupe.

On ne vous connaît pas encore très bien en Belgique. Tu nous racontes comment tout a débuté?

« Au départ, j’étais toute seule. Ce qui m’importait, c’était d’abord de faire des musiques qui me plaisaient, et de les finir pour une fois, parce que c’était difficile au début, de finir une chanson en entier. Et une fois que ça a été fait, j’ai mis en ligne un premier titre, qui s’appelle ‘Adélaïde’ sur Internet. Il a été repéré par le label La Souterraine et je me suis dit ‘pourquoi ne pas faire un groupe?’. Je me suis entourée de musiciens, et on a créé Requin Chagrin. »

Pourquoi avoir choisi ce nom, Requin Chagrin?

« Je voulais un nom avec deux mots, et je suis tombé sur ce nom de requin, qui est le nom d’une vraie espèce de requin. Je trouvais ça assez marrant comme nom, j’aimais bien la sonorité, et ça se prêtait plutôt bien à ce que j’avais commencé à enregistrer. »

Comment tu décrirais ta musique?

« C’est assez difficile. J’essaie de puiser mon inspiration dans les deux styles qui me parlent le plus: j’adore tout ce qui est cold wave, new wave… Tout ce qui est un peu triste mais dansant, avec une boîte à rythme et parfois même quasiment pas de guitare. Et puis, à côté de ça, j’adore tout ce qui est guitare, surf, réverbéré, des trucs un peu plus solaires. Donc je dirais que notre musique, c’est un peu un mélange de tout ça. En ce moment, beaucoup de gens la décrivent comme de la dream pop, et ça me va aussi. »

Votre musique nous fait parfois penser à Indochine, c’est une source d’inspiration pour vous?

« C’est vrai que c’est une référence qui me touche beaucoup, parce que je les ai beaucoup écoutés pendant mon adolescence. Et on a fait les premières parties d’Indochine l’année dernière, ce qui était une super chance. Jouer dans de plus grandes salles, devant autant de gens, rencontrer un autre public… c’était énorme. »

Justement, c’est le chanteur d’Indochine, Nicola Sirkis, qui a produit votre deuxième album. Comment ça s’est passé?

« Nicola Sirkis avait envie de monter un label, donc il m’a proposé assez vite de rejoindre le projet. Du coup j’ai signé sur son label au sein de Sony Music. »

Tu as déjà une idée de ce que vous allez faire à l’avenir?

« Là, notre album vient de sortir, donc on va être pas mal occupés à le jouer en concert à partir de mars. On va faire des dates plutôt en France. Tout ça va déjà nous prendre pas mal de temps, mais rien n’empêche de continuer à composer à côté des répétitions. »

Des dates prévues en Belgique?

« J’aimerais bien revenir jouer en Belgique! On me dit à l’oreillette que c’est sur le feu, mais je n’en sais pas plus. On a déjà joué à Liège et j’en ai de supers souvenirs. Mais ce serait un vrai plaisir de venir jouer ici à Bruxelles. »

Comment tu voudrais que les gens écoutent votre album?

« Je pense que ça pourrait être pas mal en voiture. La dernière fois que je l’ai écouté, c’était en voiture avec mes parents, et je trouvais que ça se combinait bien avec le paysage qui défilait. Donc s’il fallait se mettre dans un contexte pour l’écouter, je dirais que c’est celui-là. »

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