Hubert Lenoir, le chanteur québécois qui ne laisse personne indifférent

Hubert Lenoir, le chanteur québécois qui ne laisse personne indifférent
© Noémie Doyon

Il vient tout droit du Canada, prêt à conquérir l’Europe: Hubert Lenoir est l’un des noms montants de la scène musicale. Avec un album à son actif, Darlène, le Québécois intrigue autant le public qu’il le séduit. Rencontre avec cet artiste loin d’être consensuel.

Cet été, Hubert Lenoir s’est produit à Dour et aux Francofolies de Spa, à deux reprises (il a remplacé à main levée Therapie Taxi). Il sera prochainement au Botanique (11 novembre) et au Reflektor (12 novembre). Visage grimé, bières jetées au public, « pelle roulée » à son musicien… Sur scène, le jeune artiste fait ce qui lui chante. Tandis que les six musiciens qui l’accompagnent gèrent de main de maître. Que ce soit positivement ou négativement, Hubert Lenoir ne laisse donc personne indifférent… Il est en réalité à l’image de sa musique: excentrique, surprenant, rock’n’roll et audacieux. Rencontre.

Le projet Darlène

Vous décrivez votre album Darlène comme un opéra post-moderne. Qu’est-ce que ça signifie?

Ça ne signifie rien à vrai dire. J’ai dit ce mot quand j’ai créé le projet, parce que j’aime beaucoup les opéras et l’idée que ce soit conceptuel, qu’il y a une narration à travers l’album. Surtout que Darlène est accompagné d’un roman, donc c’est l’idée d’avoir un livret comme dans les grands opéras. Mais c’est surtout une référence audio: j’écoutais surtout les opéras sur les disques que ma grand-mère me donnait, donc il n’y a pas d’histoire de décors ou de costumes.

Le terme « post-moderne » a rendu plus d’une personne confuse, mais c’est juste que selon moi, on vit dans une époque post-moderne, au niveau des influences et de l’art. Je pense que mon album prend beaucoup de sonorités des années 70, mais avec des références beaucoup plus modernes. Du coup, je trouvais que « post-moderne » décrivait bien cette combinaison.

Votre album Darlène est accompagné du roman de Noémie D. Leclerc. Comment ce projet à quatre mains est-il né?

J’écrivais mon album sans trop savoir ce que ça allait donner, tandis que Noémie écrivait son roman en même temps. Et assez tôt, on s’est rendu compte qu’on écrivait un peu sur le même sujet, sur les mêmes thèmes. Du coup, on a décidé de combiner les deux projets ensemble.

Une tournée en Europe

Actuellement, comment votre projet est-il reçu par le public? Que ce soit au Canada ou en Europe?

Au Québec, ça va assez bien. Il y a pas mal de gens qui apprécient beaucoup. En Belgique et en France, ça commence doucement, ça débute. Mais il n’y a pas vraiment de différence d’accueil selon les pays, hormis que je suis présent depuis plus longtemps au Québec, et que c’est de là que je viens. Mais en concert, j’ai l’impression que le public est assez semblable.

Sur scène, vous apparaissez avec du maquillage. Pourquoi?

En fait, j’ai simplement envie de me maquiller. Ça dépend de mon humeur, parfois j’en ai envie, parfois pas. Parfois j’ai envie d’être maquillé en blanc, parfois en bleu, parce que je trouve ça cool. Il n’y a pas de raisons particulières derrière. Et ce n’est pas pour créer un personnage, parce que je n’ai pas l’impression d’en être un, ni d’en développer un sur une scène. C’est juste que quand on joue, il faut se faire plaisir.

Il vous arrive aussi d’être provocant… 

La plupart du temps, je suis sur scène avec des amis, on fait de la musique et on s’amuse. Je bouge comme j’aime le faire, comme j’aime m’exprimer, sans la dimension de provocation derrière. Après parfois, j’aime bousculer certains trucs. Quand tout est semblable, quand tout est très consensuel. On ne sait pas ce qui va se passer si on pousse un peu. C’est comme lorsqu’on marche dans la rue et qu’on bouscule quelqu’un, on ne sait jamais comment il va réagir. Et sur scène du coup, il se passe quelque chose, on ne s’ennuie pas comme ça.

En Belgique, quel est votre meilleur souvenir sur scène?

On a joué au Botanique (Bruxelles), et c’était vraiment bien. Et cet été, on a fait Dour et ça, c’était vraiment top. On jouait à 15h, ce qui était assez tôt, mais le public était déjà fou.

Vous jouiez dans le groupe The Seasons avant de vous lancer en solo. Qu’est-ce que vous a apporté ce changement?

Je n’étais déjà plus vraiment dans le groupe quand je me suis lancé en solo. Et en réalité, je n’avais pas forcément envie de faire une carrière perso, j’avais surtout envie de faire autre chose. Après il y a des avantages à travailler seul, je suis plus libre de faire ce que je veux, sans devoir faire des compromis. Je n’aime pas vraiment les compromis…

Quelle est la meilleure manière de découvrir votre musique selon vous?

En album, j’espère! Les concerts, c’est important et c’est super cool, mais je n’ai pas d’attachement particulier avec le fait de me produire sur scène. Alors qu’un album c’est plus important, c’est la raison première pour laquelle je fais de la musique. Si je pouvais uniquement enregistrer de la musique, je ne pense pas que je ferais des concerts par la suite.

Un album et une tournée bien remplie… Vous travaillez déjà sur la suite?

Je travaille actuellement sur un nouvel album, toujours conceptuel vu que c’est la manière dont je travaille. La musique est vraiment ce que j’aime faire, mais je pense qu’on n’est plus dans une période où on ne fait qu’un seul truc. Du coup, j’ai envie de faire mille choses, de rattacher la musique à d’autres projets. Par exemple, j’adorerais faire des films ou designer des trucs. Et d’un autre côté, j’aimerais uniquement sortir des singles. J’ai tellement de projets dans la tête, c’est juste le temps que je n’ai pas.

Découvrez Hubert Lenoir sur scène au Botanique (Bruxelles) le 11 novembre 2019 et au Reflektor (Liège) le 12 novembre 2019.

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